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ÉDITORIAL : L’Europe vise les étoiles – Le Space Command et IRIS² comme bouclier face à la menace russe
Crédit: Adobe Stock

Commençons par ce qui fonctionne déjà. GOVSATCOM représente la première pierre d’un édifice que l’Europe construit pierre par pierre, avec la lenteur caractéristique de ses processus décisionnels, mais aussi avec une détermination nouvelle. Le système regroupe actuellement huit satellites provenant de cinq États membres différents : l’Espagne avec ses deux satellites SpainSat NG, le Luxembourg, la France avec sa constellation Syracuse, la Grèce et l’Italie avec le système Sicral.

Le principe est élégant dans sa simplicité : ces pays mettent à disposition des capacités que l’Agence de l’Union européenne pour le programme spatial (EUSPA) achète et redistribue gratuitement à l’ensemble des vingt-sept États membres. Une forme de mutualisation qui, pour une fois, ne se heurte pas aux égos nationaux habituels. Tous les États membres peuvent désormais accéder à des communications satellitaires souveraines pour leurs usages militaires et gouvernementaux – des communications sécurisées, chiffrées, construites en Europe, opérées en Europe et sous contrôle européen.

L’expansion est déjà programmée : une couverture et une bande passante accrues sont prévues pour 2027. C’est encourageant, mais soyons honnêtes : face aux milliers de satellites Starlink qui quadrillent déjà l’orbite terrestre basse, ces huit satellites font figure de modeste début. L’Europe a du retard à rattraper, et elle le sait.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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