Face à cette pression sans précédent, Téhéran a choisi la voie de la résistance. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a été catégorique : « Conduire la diplomatie par la menace militaire ne peut être ni efficace ni utile. » Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, il a ajouté que les forces armées iraniennes sont « prêtes — le doigt sur la gâchette — à répondre immédiatement et puissamment à TOUTE agression contre notre terre, notre air et notre mer bien-aimés. »
La mission iranienne auprès des Nations Unies a répondu au président américain avec une franchise déconcertante : « La dernière fois que les États-Unis se sont lancés tête baissée dans des guerres en Afghanistan et en Irak, ils ont dilapidé plus de 7 000 milliards de dollars et perdu plus de 7 000 vies américaines. L’Iran est prêt au dialogue basé sur le respect mutuel et les intérêts réciproques — MAIS S’IL EST POUSSÉ, IL SE DÉFENDRA ET RÉPONDRA COMME JAMAIS AUPARAVANT ! »
Ce n’est pas de la bravade vide. Le chef d’état-major des forces armées iraniennes, Habibollah Sayyari, a averti Washington contre tout « mauvais calcul », soulignant qu’« eux aussi subiraient des dommages ». L’Iran dispose effectivement de « milliers et milliers » de missiles balistiques à longue portée, comme l’a reconnu le secrétaire d’État Marco Rubio lors de son témoignage devant le Sénat américain. Ces missiles, accumulés malgré l’effondrement économique du pays, représentent une capacité de frappe que même la puissance américaine ne peut ignorer.
L’ombre de juin 2025 : les leçons non apprises
Lors de la guerre de douze jours de juin 2025, l’Iran a riposté aux frappes israéliennes avec plus de 550 missiles balistiques et plus de 1 000 drones kamikazes Shahed. Des centres de population civile ont été touchés, ainsi qu’un hôpital et au moins douze sites militaires, énergétiques et gouvernementaux en Israël. Les sirènes d’alerte ont retenti à travers tout le pays tandis que des missiles hypersoniques illuminaient le ciel au-dessus de Jérusalem et que des incendies ravageaient des bâtiments à Tel-Aviv.
L’Iran a même frappé une base américaine au Qatar en représailles aux bombardements de l’Opération Midnight Hammer. Certes, Téhéran avait prévenu Washington à l’avance, suggérant une volonté d’éviter une escalade totale avec les États-Unis. Mais cette retenue calculée pourrait ne pas se reproduire si Trump décide de frapper à nouveau.
Araghchi l’a clairement indiqué : l’Iran dispose désormais d’une « préparation militaire vaste et étendue » par rapport à la guerre de douze jours de l’année dernière. Le message est limpide : ce qui s’est passé en juin 2025 n’était qu’un avant-goût de ce que Téhéran peut infliger si on le pousse dans ses derniers retranchements.
Le massacre de janvier : la brutalité d'un régime aux abois
Pour comprendre la complexité de la situation actuelle, il faut revenir sur les événements qui ont précipité cette crise. Le 28 décembre 2025, des manifestations ont éclaté dans le Grand Bazar de Téhéran, initialement provoquées par l’effondrement du rial iranien et l’explosion du coût de la vie. En quelques jours, ces protestations économiques se sont transformées en un soulèvement national contre le régime islamique, le plus important depuis la Révolution de 1979.
La réponse du gouvernement a été d’une brutalité inimaginable. Le Guide suprême Ali Khamenei a personnellement ordonné d’« écraser les manifestations par tous les moyens nécessaires ». Le 8 janvier 2026, les forces de sécurité ont lancé une répression si féroce que certains observateurs l’ont comparée au « Babi Yar de l’Iran » — en référence au massacre nazi de 1941 en Ukraine.
Les chiffres sont glaçants. Selon l’Agence de presse des activistes des droits humains (HRANA), basée aux États-Unis, au moins 6 126 personnes ont été tuées, dont 5 777 manifestants, 214 forces gouvernementales, 86 enfants et 49 civils non impliqués dans les protestations. Plus de 41 800 personnes ont été arrêtées. Des estimations internes du ministère iranien de la Santé évoquent au moins 30 000 morts dans les premières 48 heures. Les rapports de l’Organisation du renseignement des Gardiens de la révolution parlent de 33 000 morts au 22 janvier et 36 500 au 24 janvier.
Le régime iranien, quant à lui, avance le chiffre de 3 117 morts, qualifiant une partie des victimes de « terroristes ». Cette minimisation obscène de la tragédie en dit long sur la déconnexion totale entre le pouvoir et son peuple.
L’internationalisation de la répression
Fait particulièrement troublant : la présence de milices étrangères dans la répression des manifestations. Selon des rapports crédibles, les Forces de mobilisation populaire irakiennes, des mercenaires arabophones, le Hezbollah libanais, la brigade pakistanaise Liwa Zainabiyoun et la brigade afghane Liwa Fatemiyoun ont participé au massacre aux côtés des forces de sécurité iraniennes. Iran International a rapporté que dès le 2 janvier 2026, des milices irakiennes affiliées au gouvernement iranien recrutaient des forces pour aider à réprimer les protestations.
Cette internationalisation de la violence intérieure démontre à quel point le régime de Téhéran est fragilisé. Incapable de compter uniquement sur ses propres forces pour mater sa population, il fait appel à des mercenaires étrangers — une humiliation stratégique qui révèle la profondeur de la crise de légitimité du pouvoir islamique.
Les exécutions : le spectre de la terreur judiciaire
Comme si le massacre ne suffisait pas, le régime iranien a annoncé son intention de procéder à des procès expéditifs et des exécutions rapides. Le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni-Ejei, a été explicite dans une vidéo diffusée par la télévision d’État : « Si nous voulons faire quelque chose, nous devons le faire maintenant. Si nous voulons agir, nous devons agir vite. Si cela tarde, deux mois, trois mois plus tard, ça n’a plus le même effet. Si nous voulons faire quelque chose, nous devons le faire rapidement. »
Le 13 janvier, le bureau du procureur de Téhéran a déclaré qu’un nombre non précisé de manifestants seraient accusés de « moharebeh » — « faire la guerre contre Dieu » — un crime passible de mort en Iran. Selon HRANA, au moins 52 exécutions ont eu lieu entre le 5 et le 14 janvier. Le 22 janvier, Ali Rahbar, 33 ans, aurait été exécuté à Mashhad, devenant l’un des premiers manifestants officiellement exécutés — bien que le pouvoir judiciaire iranien ait nié cette exécution.
Des cas individuels illustrent l’arbitraire de cette terreur judiciaire. Erfan Soltani, propriétaire d’un magasin de vêtements, a été arrêté le 8 janvier pour son lien présumé avec les protestations. Privé d’avocat, sa famille n’a pas été informée des charges. Quelques jours plus tard, on lui a annoncé qu’il serait exécuté le 14 janvier — moins d’une semaine après son arrestation. Ce n’est qu’après l’intervention du ministre des Affaires étrangères Araghchi, qui a nié tout projet d’exécution, que son exécution a été reportée.
Le cas de Javid Khales, un conscrit iranien qui aurait refusé l’ordre de tirer sur les manifestants et serait détenu dans la prison d’Ispahan sous le coup d’une condamnation à mort, bien que non vérifié de manière indépendante, illustre le dilemme moral auquel font face les forces de sécurité elles-mêmes.
Trump : entre menaces et hésitations calculées
Face à ce carnage, quelle a été la réponse de l’administration Trump ? Le président américain a menacé de prendre des « mesures très fortes » si l’Iran procédait à des exécutions de manifestants. Dans une interview à CBS, il a déclaré : « Nous prendrons des mesures très fortes. S’ils font une telle chose, nous prendrons des mesures très fortes. »
Pourtant, les exécutions ont eu lieu. Et l’armada américaine, bien qu’en route, n’a pas encore frappé. Trump s’est attribué le mérite d’avoir « arrêté ces tueries » — une affirmation contestable au vu du bilan macabre des dernières semaines.
La vérité est que l’administration Trump se trouve face à un dilemme stratégique majeur. D’un côté, la volonté affichée de soutenir le peuple iranien dans sa quête de liberté. De l’autre, la crainte d’un conflit régional aux conséquences imprévisibles. Le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré devant le Sénat que le régime iranien était « plus faible qu’il ne l’a jamais été », mais il a également reconnu la menace que représentent les milliers de missiles balistiques accumulés par Téhéran.
L’envoyé spécial Steve Witkoff, qui maintient un canal de communication avec le ministre iranien Araghchi, semble privilégier une solution diplomatique. Lors du Forum économique mondial de Davos, il a déclaré que les États-Unis ne négocient pas actuellement avec l’Iran, mais que « l’Iran est un accord qui devrait se concrétiser ». Il a énuméré quatre conditions pour un accord diplomatique : l’enrichissement nucléaire, les missiles, le matériel nucléaire et les proxies.
Les faucons contre les colombes
Au sein même de l’administration Trump, des tensions existent entre ceux qui prônent une action militaire immédiate et ceux qui préfèrent la voie diplomatique. Selon des sources, Trump a rejeté une proposition de Witkoff visant à renouveler les négociations avec l’Iran — médiées par l’Arabie saoudite et Oman — et a plutôt choisi une « approche active » privilégiant une pression économique et militaire sévère sur le dialogue.
En Israël, certains hauts responsables estiment que des éléments au sein de l’administration Trump, notamment les envoyés Witkoff et Jared Kushner, traitent les renseignements israéliens avec une suspicion excessive. Cette méfiance mutuelle complique encore davantage la coordination stratégique entre Washington et Jérusalem.
Le jeu régional : l'Arabie saoudite refuse d'être complice
Dans ce contexte explosif, la position de l’Arabie saoudite est particulièrement significative. Le 27 janvier 2026, le prince héritier Mohammed ben Salmane a eu un entretien téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian. La déclaration officielle de l’Agence de presse saoudienne est sans ambiguïté : Riyad « ne permettra pas que son espace aérien ou son territoire soit utilisé pour des actions militaires contre Téhéran ».
Le prince héritier a réaffirmé « l’engagement de l’Arabie saoudite envers la stabilité, la sécurité et le développement régional », soulignant « l’importance de la solidarité entre les pays islamiques » et déclarant que Riyad « rejette toute forme d’agression ou d’escalade contre l’Iran ». Les Émirats arabes unis ont fait une déclaration similaire, s’engageant à ne pas permettre l’utilisation de leur espace aérien ou de leurs eaux territoriales pour une action militaire contre l’Iran.
Cette position saoudienne représente un obstacle majeur pour toute opération militaire américaine. Sans accès à l’espace aérien saoudien, les options logistiques de Washington se trouvent considérablement limitées. Cela démontre également que les monarchies du Golfe, malgré leur rivalité historique avec l’Iran, ne souhaitent pas être entraînées dans un conflit dont elles seraient les premières victimes.
Pezeshkian a profité de cette conversation pour dénoncer les « menaces et opérations psychologiques des Américains » visant à « perturber la sécurité de la région ». Il a souligné que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir « une sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».
L'Europe entre deux feux : les « jours comptés » du régime selon Merz
Le chancelier allemand Friedrich Merz a été le premier dirigeant du G7 à prédire la chute du régime iranien. Lors d’une visite en Inde le 13 janvier, puis à nouveau lors d’une conférence de presse le 28 janvier aux côtés du Premier ministre roumain Ilie Bolojan, il a déclaré : « Un régime qui ne peut se maintenir au pouvoir que par la pure violence et la terreur contre sa propre population : ses jours sont comptés. Cela pourrait être une question de semaines, mais ce régime n’a aucune légitimité pour gouverner le pays. »
Merz a également apporté son soutien à la proposition italienne de faire désigner les Gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste par l’Union européenne, regrettant que « un ou deux pays de l’Union européenne ne soient pas encore prêts » à soutenir une telle désignation.
Cette position européenne, bien que moralement justifiée, soulève des questions sur la cohérence de la politique occidentale. L’UE a longtemps privilégié le dialogue avec Téhéran, notamment dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015 (JCPOA). Le retrait unilatéral des États-Unis de cet accord sous le premier mandat de Trump a sapé les efforts diplomatiques européens et contribué à l’escalade actuelle.
Le programme nucléaire : l'éléphant dans la pièce
Au cœur de cette confrontation se trouve la question du programme nucléaire iranien. Les frappes américaines et israéliennes de juin 2025 ont endommagé des installations clés, mais les experts restent divisés sur l’ampleur réelle des dégâts. Un rapport classifié de l’Agence de renseignement de la Défense américaine a estimé que les frappes n’avaient retardé le programme iranien que de « quelques mois ». Une évaluation du Pentagone de juillet 2025 évoque plutôt un retard de deux ans. Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a affirmé que certains renseignements indiquent que « plusieurs installations nucléaires iraniennes clés ont été détruites et devraient être reconstruites sur plusieurs années ».
En réponse aux bombardements, l’Iran a suspendu sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en juillet 2025. Cette suspension rend impossible toute vérification indépendante de l’état actuel du programme nucléaire iranien — une situation qui alimente les soupçons de Washington et justifie, aux yeux de l’administration Trump, le maintien de la pression militaire.
Téhéran affirme être disposé à accepter des limitations et des inspections strictes de son programme nucléaire, mais refuse d’abandonner complètement l’enrichissement d’uranium — une ligne rouge que les États-Unis exigent de franchir. Cette divergence fondamentale semble pour l’instant insurmontable.
Les quatre conditions américaines : un accord impossible ?
L’envoyé Witkoff a énoncé les quatre conditions américaines pour un accord diplomatique avec l’Iran :
1. L’enrichissement nucléaire : Les États-Unis exigent l’élimination complète du programme d’enrichissement iranien — une demande que Téhéran considère comme une atteinte inacceptable à sa souveraineté.
2. Les missiles balistiques : Washington demande une réduction drastique de l’inventaire de missiles iraniens — des milliers d’engins que Téhéran considère comme essentiels à sa défense face aux menaces régionales.
3. Le matériel nucléaire : La question des stocks d’uranium hautement enrichi reste en suspens. Les experts ne savent toujours pas où se trouve ce matériel après les frappes de juin 2025.
4. Les proxies : Les États-Unis exigent que l’Iran cesse son soutien aux milices régionales — le Hezbollah, les Houthis, les milices irakiennes — ce qui reviendrait à démanteler l’ensemble de l’architecture stratégique iranienne au Moyen-Orient.
Pour Téhéran, ces conditions constituent une capitulation pure et simple. Araghchi l’a clairement exprimé : « Les négociations ne vont pas de pair avec les menaces, et les discussions ne peuvent avoir lieu que lorsqu’il n’y a plus de menaces et de demandes excessives. » L’Iran se dit prêt à négocier, mais « sur des positions égales et avec un respect mutuel, pour des négociations qui seront authentiques et sérieuses, pas sous forme de diktat et d’instructions ».
Vers l'abîme : les scénarios possibles
Alors que l’USS Abraham Lincoln et ses trois destroyers lance-missiles — l’USS Frank E. Petersen Jr., l’USS Spruance et l’USS Michael Murphy — patrouillent dans les eaux du golfe Persique, équipés de missiles Tomahawk capables de frapper des cibles au cœur de l’Iran, plusieurs scénarios se dessinent :
Scénario 1 : La frappe préventive. Trump décide de passer à l’action et ordonne une nouvelle vague de bombardements sur les installations militaires et nucléaires iraniennes. L’Iran riposte avec ses missiles balistiques contre les bases américaines dans la région et les centres de population israéliens. Le conflit s’étend rapidement, impliquant le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen et les milices irakiennes. Le pétrole atteint des sommets historiques, l’économie mondiale vacille, et le Moyen-Orient s’embrase.
Scénario 2 : La chute du régime. Comme le prédit Merz, le régime iranien s’effondre sous le poids de sa propre brutalité et de son illégitimité. Un nouveau gouvernement, peut-être plus modéré, émerge des cendres de la République islamique. Mais cette transition pourrait être violente, chaotique, et potentiellement plus dangereuse que le statu quo si des factions extrémistes s’emparent du pouvoir ou si le pays sombre dans la guerre civile.
Scénario 3 : L’impasse prolongée. Ni frappe américaine ni chute du régime. Trump maintient la pression sans passer à l’acte, espérant que l’étranglement économique et la menace militaire permanente finiront par forcer Téhéran à céder. L’Iran survit, isolé mais défiant, poursuivant clandestinement son programme nucléaire tout en réprimant toute dissidence intérieure. Une guerre froide perpétuelle s’installe au Moyen-Orient.
Scénario 4 : Le compromis diplomatique. Contre toute attente, les canaux de communication entre Witkoff et Araghchi aboutissent à une percée. Un accord est trouvé, peut-être médié par l’Arabie saoudite et Oman, qui permet à l’Iran de sauver la face tout en répondant aux préoccupations sécuritaires américaines et israéliennes. Ce scénario semble le moins probable étant donné les positions maximales des deux parties.
Le peuple iranien : les grands oubliés
Dans ce grand jeu géopolitique, une voix se fait cruellement absente : celle du peuple iranien. Ces hommes, ces femmes, ces enfants qui ont osé descendre dans la rue pour réclamer la fin de la misère économique, la fin de la corruption, la fin de l’oppression. Ces 6 000 morts — et probablement bien plus — qui ont payé de leur vie leur soif de liberté.
Trump prétend agir en leur nom. Mais que veulent réellement les Iraniens ? Veulent-ils être « libérés » par des bombes américaines, comme l’ont été les Irakiens en 2003 avec les conséquences catastrophiques que l’on connaît ? Veulent-ils voir leur pays réduit en cendres au nom de la non-prolifération nucléaire ? Ou veulent-ils simplement pouvoir vivre dignement, librement, sans craindre ni les mollahs ni les missiles ?
La tragédie de la situation actuelle est que le peuple iranien se trouve pris en étau entre un régime qui le massacre et une superpuissance qui menace de le bombarder. Aucune de ces options ne répond à ses aspirations profondes. Aucune ne lui offre l’avenir qu’il mérite.
Conclusion : l'histoire nous jugera
Nous vivons un moment charnière. Les décisions qui seront prises dans les jours et les semaines à venir façonneront le Moyen-Orient pour des décennies. Un conflit ouvert entre les États-Unis et l’Iran aurait des répercussions mondiales incalculables — sur l’économie, sur l’environnement, sur l’équilibre géopolitique international.
L’Iran de 2026 n’est pas l’Irak de 2003. C’est un pays de 85 millions d’habitants, doté d’un arsenal militaire conséquent et d’une profondeur stratégique que Saddam Hussein n’a jamais possédée. Une guerre contre l’Iran ne serait pas une « promenade de santé » — elle serait longue, sanglante et aux conséquences imprévisibles.
Donald Trump affirme vouloir éviter le conflit. Abbas Araghchi prétend être ouvert au dialogue. Mais entre les menaces de « violence » et les promesses de « répondre comme jamais auparavant », l’espace pour la diplomatie se réduit comme peau de chagrin.
L’histoire jugera sévèrement ceux qui, par orgueil, par calcul ou par aveuglement, auront précipité cette région dans l’abîme. Elle jugera ceux qui auront sacrifié des vies innocentes sur l’autel de leurs ambitions géopolitiques. Elle jugera ceux qui, ayant eu le pouvoir d’empêcher le pire, auront choisi de l’ignorer.
Le porte-avions Abraham Lincoln fend les eaux du golfe Persique. À Téhéran, les généraux ont « le doigt sur la gâchette ». À Washington, à Jérusalem, à Riyad, des hommes de pouvoir décident du sort de millions de vies.
Et le monde retient son souffle.
Signé Maxime Marquette
Sources
Al Jazeera — Iran rejects Trump’s threats, says ready to respond to any US attack
Al Jazeera — Updates: Iran will ‘respond like never before’ after Trump’s threats
Al Jazeera — Iran’s President Pezeshkian warns of regional instability amid US threats
Al Jazeera — Iran says it is ready for war as US president discusses military options
ABC News — Trump says ‘massive Armada’ heading to Iran, warns time is running out for nuclear deal
CBS News — U.S. carrier strike group enters Middle East region
Iranmassacres »>Wikipedia — 2026 Iran massacres
Iranianprotests »>Wikipedia — 2025-2026 Iranian protests
NPR — At least 6,126 people killed in Iran’s crackdown on nationwide protests
Amnesty International — Iran: Massacre of protesters demands global diplomatic action
PBS News — Iran signals it will hold fast trials and executions for protesters
war »>Wikipedia — Iran-Israel war (June 2025)
StatesstrikesonIraniannuclear_sites »>Wikipedia — United States strikes on Iranian nuclear sites
France 24 — Looking back at Israel and Iran’s ’12-day war’
The National — Saudi Arabia will not allow airspace to be used for attack on Iran
Jerusalem Post — Germany’s Merz: I believe we are witnessing final days, weeks of Iran’s regime
Bloomberg — Iran’s Islamic Republic is in its ‘Final Days,’ Predicts Germany’s Merz
Times of Israel — Witkoff indicates US prefers to resolve Iran tensions with diplomacy
Axios — Iran’s foreign minister and Trump’s envoy discussed protests
Military.com — US Aircraft Carrier Arrives in the Middle East
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