Skip to content
OPINION : Quand l’ONU tranche entre intégrité territoriale et autodétermination, c’est le droit international qui vacille
Crédit: Adobe Stock

Zakharova degaine sur Telegram

Il n’a pas fallu attendre longtemps. Maria Zakharova, figure incontournable de la diplomatie russe, romane aux confrontations verbales de haute intensite, a pris la parole sur Telegram, devenu l’un des canaux privilegies de la communication officielle russe. Son verdict est sans appel : la conclusion du secretaire general est scandaleuse. Plus encore, elle s’inscrit, selon la porte-parole, dans une serie de conclusions aberrantes recentes du secretariat onusien. Cette reaction ne releve pas de l’improvisation. Elle temoigne d’une strategie de communication parfaitement rodee. Chaque mot est pese, calibre pour l’impact mediatique. Zakharova ne se contente pas de rejeter la position de Guterres. Elle la delegitime. En la qualifiant de scandaleuse, elle la place dans le registre de l’inacceptable moral, pas seulement du desaccord politique. C’est un glissement semantique delibere. La Russie ne conteste pas simplement une interpretation juridique. Elle accuse l’ONU de trahir ses propres principes fondateurs. Et cette accusation, portee par une voix aussi mediatisee que celle de Zakharova, resonne bien au-dela du cercle restreint des diplomates professionnels. Elle nourrit un recit plus large : celui d’un ordre international a deux vitesses, ou les regles s’appliquent differemment selon que l’on est ami ou adversaire de l’Occident.

L’artillerie parlementaire entre en action

Sergey Mironov, depute influent de la Douma, a enfonce le clou avec une argumentation structuree. Pour lui, la position de Guterres constitue la preuve irrefutable que l’ONU a besoin de reformes profondes pour eliminer les doubles standards qui gangrenant l’institution. Ce n’est pas un argument nouveau. Mais il prend, dans ce contexte precis, une resonance particuliere. Si l’organisation censee arbitrer les conflits internationaux applique elle-meme des criteres variables, qui peut encore lui faire confiance ? Le senateur Igor Kastyukevich a pousse la logique plus loin, contestant frontalement la legitimite personnelle de Guterres a se prononcer sur cette question. Sa formule, acide, resume l’etat d’esprit d’une partie de l’establishment politique russe : si le secretaire general nie l’applicabilite du droit a l’autodetermination, alors peut-etre que son propre mandat a la tete de l’ONU devrait etre remis en question. Quant a Leonid Slutsky, leader du LDPR et figure majeure de la politique etrangere russe, il a qualifie cette approche selective de precedent extremement dangereux qui sape les fondements memes des Nations unies. Trois voix, trois registres differents, mais un message identique : Moscou ne laissera pas cette declaration sans consequence.

Mini editorial.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu