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BILLET : Zelensky refuse l’invitation de Poutine à Moscou et signale un possible report des pourparlers de paix
Crédit: Adobe Stock

La stratégie russe de guerre énergétique

L’hiver 2025-2026 a marqué une intensification dramatique des attaques russes contre le réseau électrique ukrainien, provoquant l’une des crises énergétiques les plus graves depuis le début du conflit. Cette stratégie délibérée de destruction des infrastructures civiles s’inscrit dans une logique de guerre totale visant à briser la résistance ukrainienne en privant la population de services essentiels. Les bombardements systématiques des centrales électriques, des transformateurs et des lignes de transmission ont plongé des millions d’Ukrainiens dans l’obscurité et le froid, forçant le gouvernement à déclarer l’état d’urgence énergétique. Cette tactique, qui s’apparente à une forme de terrorisme d’État, viole les conventions de Genève et constitue un crime de guerre selon le droit international humanitaire. Les conséquences humanitaires sont catastrophiques : hôpitaux fonctionnant avec des générateurs défaillants, écoles fermées, industries paralysées, et une population civile contrainte de survivre dans des conditions extrêmes.

La guerre énergétique menée par la Russie révèle une dimension particulièrement cynique du conflit, où les infrastructures civiles deviennent des cibles militaires prioritaires. Cette stratégie s’appuie sur le calcul que la souffrance de la population civile finira par éroder le soutien populaire au gouvernement ukrainien et forcera Kiev à accepter les conditions russes. Cependant, cette approche semble avoir produit l’effet inverse, renforçant la détermination ukrainienne et consolidant le soutien international. Les attaques contre le réseau électrique ont également des répercussions régionales, affectant la stabilité énergétique de l’Europe centrale et orientale. La communauté internationale a réagi par un renforcement de l’aide technique et financière pour la reconstruction du réseau ukrainien, mais aussi par de nouvelles sanctions visant le secteur énergétique russe. Cette escalade énergétique transforme le conflit ukrainien en un test de résilience pour l’ensemble du système énergétique européen, questionnant la viabilité des stratégies de sécurité énergétique continentales.

Chaque fois que je lis les rapports sur ces attaques contre les centrales électriques, je pense aux familles ukrainiennes qui passent leurs soirées à la lueur des bougies, aux enfants qui font leurs devoirs dans le froid. Cette guerre énergétique n’est pas qu’une stratégie militaire, c’est une tentative délibérée de briser l’esprit d’un peuple. Mais paradoxalement, chaque coupure de courant semble renforcer la détermination ukrainienne. La résilience humaine face à l’adversité reste l’une des leçons les plus puissantes de ce conflit.

La proposition de cessez-le-feu énergétique

Dans ce contexte de guerre énergétique acharnée, l’annonce par Donald Trump d’une pause d’une semaine dans les frappes russes contre Kiev et d’autres villes ukrainiennes a suscité un intérêt particulier. Le président américain a affirmé avoir personnellement demandé à Poutine de cesser les bombardements sur les zones urbaines, et que le dirigeant russe avait accepté cette requête. Cette déclaration, si elle se confirmait, marquerait un premier pas vers une désescalade des attaques contre les infrastructures civiles. Cependant, Zelensky a apporté des nuances importantes à cette annonce, précisant qu’il n’y avait pas d’accord direct entre Kiev et Moscou concernant l’arrêt des frappes contre les installations énergétiques. Le président ukrainien a néanmoins indiqué que son pays était prêt à s’abstenir d’attaquer les infrastructures russes si la Russie faisait de même, une proposition qui témoigne de la volonté ukrainienne de saisir toute opportunité de réduire les souffrances civiles.

Cette trêve énergétique potentielle, discutée lors des rencontres trilatérales d’Abu Dhabi, pourrait inclure un engagement ukrainien à ne pas attaquer les raffineries de pétrole et les pétroliers russes en échange d’un arrêt des bombardements contre le réseau électrique ukrainien. Une telle mesure, bien que temporaire, offrirait un répit crucial à la population ukrainienne et permettrait des réparations d’urgence des infrastructures endommagées. Elle constituerait également un test de la bonne foi russe dans les négociations en cours et de sa volonté réelle de progresser vers un accord de paix. Pour l’Ukraine, cette pause représenterait une victoire diplomatique significative, démontrant que la pression internationale peut influencer les tactiques russes. Cependant, l’expérience passée des accords avec la Russie incite à la prudence, de nombreux cessez-le-feu ayant été violés par le passé. La véritable mesure du succès de cette initiative sera sa capacité à s’inscrire dans la durée et à ouvrir la voie à des négociations plus substantielles sur l’ensemble du conflit.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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