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CHRONIQUE : 1 310 soldats russes fauchés en 24 heures — l’hémorragie que le Kremlin ne peut plus cacher
Crédit: Adobe Stock

1,2 million de pertes — plus qu’aucune grande puissance depuis 1945

Le 28 janvier 2026, deux jours avant ce bilan quotidien de 1 310 soldats, le Center for Strategic and International Studies de Washington a publié un rapport dévastateur intitulé « Russia’s Grinding War in Ukraine ». Les conclusions sont accablantes. Depuis le 24 février 2022, la Russie a subi environ 1,2 million de pertes militaires — tués, blessés, disparus. Ce chiffre inclut jusqu’à 325 000 morts. C’est, selon les auteurs du rapport, plus de pertes que n’importe quelle grande puissance n’en a subi dans aucun conflit depuis la Seconde Guerre mondiale. Laissez cette phrase pénétrer. Depuis 1945 — depuis Stalingrad, depuis le Débarquement, depuis Hiroshima — aucune armée d’une grande nation n’avait perdu autant de soldats. Et la Russie a accompli cet exploit sinistre non pas en défendant son territoire, mais en attaquant un pays voisin souverain. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a balayé le rapport d’un revers de main, affirmant que seul le ministère russe de la Défense était habilité à fournir des chiffres sur les pertes. Ce même ministère qui, depuis septembre 2022, n’a publié aucune mise à jour — sa dernière estimation officielle faisant état de moins de 6 000 morts. Six mille. Face à une réalité de 325 000. Le mensonge est si énorme qu’il en devient presque comique, s’il n’était pas baigné dans le sang de centaines de milliers de jeunes hommes.

Le seuil des deux millions de victimes

Le rapport du CSIS ne s’arrête pas aux pertes russes. Il estime les pertes ukrainiennes entre 500 000 et 600 000 militaires, incluant jusqu’à 140 000 morts. Au total, les pertes combinées des deux camps approchent les 1,8 million de personnes. Au rythme actuel, le seuil symbolique et horrifiant des deux millions de victimes sera franchi au printemps 2026. Deux millions. Pour mettre ce chiffre en contexte canadien, c’est comme si la totalité de la population de la grande région de Québec — ville, banlieues, couronne — était mise hors de combat. Hommes, femmes, familles entières brisées. Des chercheurs de la BBC et de Mediazona ont indépendamment confirmé l’identité de plus de 165 000 soldats russes tués, tout en reconnaissant que leur décompte ne représente probablement que 45 à 65 pour cent du bilan réel. Pensez à Dmitri, vingt et un ans, originaire de Bouriatie, une république russe pauvre de Sibérie orientale. Sa mère a reçu un cercueil scellé et une compensation financière. On lui a interdit de l’ouvrir. On lui a dit que son fils était mort « en héros ». Elle ne saura jamais où exactement, ni comment, ni pourquoi. Le Kremlin a transformé des régions entières en réservoirs de chair à canon, et personne ne rend de comptes. Combien de Dmitri faudra-t-il encore avant que la société russe ne se réveille ?

Le CSIS a mis les chiffres sur la table avec une précision chirurgicale. La Russie est en train de se détruire en tant que grande puissance militaire dans les champs de boue ukrainiens. Et le plus terrible, c’est que le Kremlin le sait — mais il préfère sacrifier une génération entière plutôt que d’admettre l’échec d’une guerre qu’il a lui-même déclenchée.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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