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CHRONIQUE : 111 drones en une nuit — la terreur industrialisee que la Russie inflige methodiquement a l’Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Une treve annoncee, une realite tout autre

Quelques heures avant cette attaque massive, le president americain Donald Trump avait annonce fierement avoir obtenu de Vladimir Poutine un engagement a ne pas frapper Kiev pendant une semaine. Trump avait declare lors d’une reunion de son cabinet a la Maison-Blanche, le 29 janvier : il avait personnellement demande a Poutine de ne pas tirer sur Kiev et les villes ukrainiennes pendant une semaine, en raison du froid extreme. Poutine, selon Trump, avait accepte de le faire. Le Kremlin a confirme le lendemain, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, avoir recu cette demande personnelle de Trump, mais en precisant que l’engagement ne portait que sur Kiev et ne courait que jusqu’au 1er fevrier. Deux jours. Pas une semaine. Et pendant que cette confusion diplomatique s’installait, 111 drones pilonnaient l’Ukraine. Chers lecteurs, vous voyez le tableau? D’un cote, un president americain qui parle de treve humanitaire. De l’autre, des drones russes qui continuent leur oeuvre de destruction. La realite de cette guerre ne se negocie pas dans les salons de Washington. Elle se vit sous les bombes, a moins 20 degres, dans des appartements sans chauffage et sans electricite.

La diplomatie de Trump ressemble a un sparadrap sur une hemorragie arterielle. On annonce la guerison pendant que le patient se vide de son sang.

La confusion comme strategie russe

Volodymyr Zelensky a ete clair dans sa reaction. Le president ukrainien a declare sans detour qu’il n’y avait pas de cessez-le-feu, pas d’accord officiel tel qu’on en conclut lors de vraies negociations. Il a precise qu’il n’y avait eu aucun dialogue direct et aucun accord direct entre l’Ukraine et la Russie sur cette question. L’initiative venait du cote americain, et l’Ukraine la considerait comme une opportunite plutot qu’un accord. Cette nuance est capitale. Car pendant que le monde se rejouissait d’une pretendue pause humanitaire, la machine de guerre russe ne s’est pas arretee une seule seconde. Olena, une enseignante de Kharkiv de 43 ans, a raconte aux medias locaux qu’elle avait entendu les drones toute la nuit, recroquevillee dans son couloir avec ses deux enfants. Elle a resume la situation avec une lucidite devastatrice : on leur parle de treve a la television, mais les drones, eux, ne regardent pas la television. La strategie de Moscou est limpide : entretenir le flou diplomatique, accepter des engagements vagues et limites, tout en poursuivant la campagne de destruction. C’est de la negociation-leurre, un art dans lequel le Kremlin excelle depuis des decennies. Pourquoi changerait-il de methode quand celle-ci fonctionne si bien?

La Russie ne ment pas quand elle accepte une treve. Elle redefinit simplement les mots. Quand Moscou dit pause, le dictionnaire russe traduit : continuation par d’autres moyens.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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