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CHRONIQUE : 150 000 soldats russes devant Pokrovsk — le Verdun ukrainien que Moscou refuse de voir
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi cette ville compte autant

Pokrovsk n’est pas une ville ordinaire sur la carte du Donbass. C’est un carrefour logistique vital, un noeud routier et ferroviaire qui alimente l’ensemble du dispositif défensif ukrainien dans l’est du pays. Les autoroutes qui traversent Pokrovsk relient directement Chasiv Yar, Kostiantynivka et d’autres bastions ukrainiens encore tenus dans l’oblast de Donetsk. La gare ferroviaire de Pokrovsk constitue un point de ravitaillement régional d’une importance capitale. Si cette ville tombe complètement, c’est toute la chaîne logistique ukrainienne dans le Donbass qui se retrouve compromise. Les forces de Kiev seraient alors contraintes de se replier sur des positions défensives bien moins favorables, ouvrant potentiellement la voie à des avancées russes vers Dnipro et Zaporijjia. Voilà pourquoi Moscou y investit un capital humain aussi démentiel. Voilà pourquoi l’Ukraine s’y accroche avec la ténacité du désespoir. C’est une bataille qui dépasse la géographie — elle touche au récit même de cette guerre, à l’idée qu’une nation entière se fait de sa capacité à résister.

Pokrovsk est le Verdun ukrainien — pas seulement par l’ampleur des combats, mais par la signification symbolique que les deux camps lui attribuent. Celui qui lâche perd bien plus qu’une ville : il perd le récit de la guerre.

Un siège de dix-huit mois et un constat d’échec

L’offensive russe contre Pokrovsk a débuté à l’été 2024, dans la foulée de la chute d’Avdiivka. Depuis, les forces russes ont progressé d’à peine 50 kilomètres en vingt mois, au prix de pertes que même les généraux soviétiques les plus cyniques auraient jugées inacceptables. En novembre 2025, les premières unités russes ont pénétré dans la ville. Vladimir Poutine a même déclaré que la Russie avait pris Pokrovsk — une affirmation immédiatement démentie par Kiev et par les analystes indépendants. En janvier 2026, la Russie contrôle la majeure partie de la ville, mais les forces ukrainiennes tiennent toujours le secteur nord et mènent des raids offensifs pour empêcher les Russes de consolider leurs positions. Le général Syrskyi rapporte environ 400 affrontements par semaine sur l’axe Pokrovsk-Ocheretyne en ce seul mois de janvier 2026. Ce n’est pas une victoire russe. C’est un bourbier sanglant dont personne ne voit la sortie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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