Skip to content
CHRONIQUE : 279 batailles en une journée, et le monde regarde ailleurs
Crédit: Adobe Stock

Le point de fixation

Si on devait identifier l’épicentre de cette frénésie meurtrière, ce serait Pokrovsk. Ce nom ne vous dit peut-être rien. Pour les Russes, c’est devenu une obsession maladive. Une ville minière de 60 000 habitants avant la guerre. Aujourd’hui, un champ de ruines que Moscou veut à tout prix. Pourquoi ? Parce que Pokrovsk est un nœud logistique crucial pour l’Ukraine. Des routes qui convergent. Des voies d’approvisionnement vitales. Prendre Pokrovsk, c’est couper une artère majeure du dispositif de défense ukrainien dans le Donbass.

Alors les Russes foncent. Encore et encore. Ils envoient des vagues d’assaut qui se brisent sur les positions ukrainiennes comme des vagues sur un rocher. Sauf que le rocher, lui, il fatigue. Les défenseurs tiennent depuis des mois. Des mois à encaisser les bombardements. Des mois à repousser les assauts. Des mois à enterrer leurs camarades. Et maintenant, l’ennemi intensifie. Encore. Toujours plus. Parce que Poutine a décidé que Pokrovsk devait tomber avant une date arbitraire qu’il s’est fixée dans sa tête malade. Peu importe combien de soldats russes vont crever pour ça. Peu importe combien de familles ukrainiennes vont pleurer leurs morts. Pokrovsk doit tomber. Point final.

Il y a quelque chose d’écœurant dans cette obsession pour Pokrovsk. Ce n’est même plus de la stratégie militaire. C’est de l’acharnement pathologique. Poutine a besoin d’une victoire, n’importe laquelle, pour justifier cette boucherie devant son peuple. Alors il jette des milliers d’hommes dans le broyeur, jour après jour, pour prendre une ville dont la moitié de ses propres généraux se foutent probablement. Et nous, on regarde. On commente. On analyse. Pendant que des gamins de vingt ans se vident de leur sang dans la boue.

Le coût humain invisible

Parlons de ce qu’on ne voit pas dans les chiffres. 279 batailles, c’est abstrait. Mettons des visages dessus. Chaque bataille implique des dizaines, parfois des centaines de soldats de chaque côté. Faites le calcul. On parle de dizaines de milliers d’hommes engagés en une seule journée. Combien rentrent chez eux le soir ? Combien finissent dans un hôpital de campagne avec des membres arrachés ? Combien restent sur le terrain, les yeux fixes, attendant qu’on vienne les ramasser ?

Les Ukrainiens ne publient pas leurs pertes. C’est secret militaire. On peut les comprendre. Mais le silence ne change pas la réalité. Des hommes meurent. Chaque jour. Par dizaines. Peut-être par centaines lors des journées les plus sanglantes. Des fils. Des pères. Des maris. Des frères. Qui ne reviendront jamais. Pendant que le monde continue de tourner, indifférent, blasé, fatigué de cette guerre qui dure trop longtemps à son goût. Comme si les Ukrainiens avaient le choix d’arrêter de se défendre. Comme si les Russes allaient gentiment rentrer chez eux si on leur demandait poliment.

Sources

Sources primaires

Ukrinform – « War update: 279 battles on front line, Russians intensify assaults in Pokrovsk and Huliaipole sectors » – 30 janvier 2026

État-major général des forces armées d’Ukraine – Rapports quotidiens sur la situation opérationnelle – Janvier 2026

Sources secondaires

Institute for the Study of War (ISW) – Analyses continues du conflit russo-ukrainien – Janvier 2026

Royal United Services Institute (RUSI) – Études sur la guerre d’attrition et les dynamiques du front – 2025-2026

The Guardian, BBC News, Le Monde – Couverture continue du conflit – Janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu