1 012 drones operationnels-tactiques neutralises en 24 heures
Le chiffre le plus spectaculaire du rapport du 28 janvier est peut-etre celui des drones detruits : 1 012 en une seule journee. Mille douze appareils aeriens sans pilote, allant du petit drone de reconnaissance au drone kamikaze lourd, interceptes, brouilles ou abattus par les defenses ukrainiennes. Le total cumulatif depuis le debut de l’invasion atteint desormais 117 724 drones russes detruits. C’est un chiffre qui merite qu’on s’y arrete longuement. Il y a deux ans, personne n’aurait imagine qu’une seule armee puisse detruire plus de mille drones par jour. Personne n’aurait imagine non plus qu’une seule armee puisse en deployer autant quotidiennement. Nous assistons a une revolution dans l’art de la guerre, et l’Ukraine en est a la fois le laboratoire et le cobaye. Le president Zelensky a lui-meme souligne que plus de 80 % des cibles ennemies sont desormais detruites par des drones, dont la grande majorite sont de fabrication ukrainienne. La guerre des drones n’est plus un complement aux operations conventionnelles — elle est l’operation, le coeur battant de chaque engagement, la colonne vertebrale de la defense ukrainienne. Et le fait que l’Ukraine parvienne a maintenir cette cadence de destruction est un exploit technologique et humain que le monde ne mesure pas a sa juste valeur.
Mille douze drones detruits en un jour — ce n’est pas une statistique, c’est le signe que la guerre moderne a definitivement bascule dans l’ere des machines, et que l’Ukraine est en train d’ecrire le manuel de cette nouvelle ere.
Le mur de drones : la defense en couches qui sauve des vies
Comment l’Ukraine parvient-elle a intercepter autant de drones ? La reponse tient en un concept baptise le mur de drones — un systeme de defense en couches s’etendant sur 15 a 25 kilometres depuis la ligne de front. Au premier niveau, des brouilleurs de guerre electronique coupent les communications des drones ennemis. Au deuxieme, des drones intercepteurs ukrainiens chassent les appareils ennemis. Au troisieme, des systemes de defense aerienne portables abattent ce qui passe. Oksana, ingenieure en guerre electronique de 29 ans, passe ses nuits a analyser les frequences des drones russes et a programmer des contre-mesures. Chaque fois que les Russes changent de frequence, elle s’adapte. C’est un jeu du chat et de la souris qui determine chaque jour si des soldats ukrainiens vivront ou mourront. Le commandant en chef Syrskyi a note que les Forces de systemes sans pilote ont realise 339 000 missions de vol en decembre 2025, plus 2 100 missions de drones terrestres.
Le mur de drones ukrainien n’est pas qu’une prouesse technique — c’est un bouclier invisible qui sauve des centaines de vies chaque jour et qui force la Russie a depenser des ressources colossales pour un resultat de plus en plus incertain.
L'artillerie et les vehicules : les pertes silencieuses qui saignent l'armee russe
22 systemes d’artillerie et 77 vehicules en un jour
Au-dela des pertes humaines et des drones, le rapport du 28 janvier revele des pertes materielles considerables pour l’armee russe qui passent souvent inapercues dans le bruit mediatique. 22 systemes d’artillerie detruits en une journee, portant le total cumulatif a plus de 36 713 depuis le debut de l’invasion. 77 vehicules et camions-citernes frappes, ajoutant au total de plus de 76 102 vehicules detruits. Ces chiffres sont moins spectaculaires que les pertes humaines, mais ils racontent une histoire tout aussi importante : l’armee russe perd son equipement plus vite qu’elle ne peut le remplacer. L’artillerie, en particulier, est le domaine ou les pertes russes sont les plus lourdes proportionnellement. Chaque canon detruit, c’est une batterie qui se tait, c’est des dizaines de tirs quotidiens en moins sur les positions ukrainiennes, c’est un soulagement direct pour les soldats en premiere ligne. L’etat-major ukrainien a d’ailleurs souligne que les indicateurs les plus eleves de pertes d’equipement pour cette journee concernaient les segments des drones et du transport routier. La logistique russe est sous pression extreme : avec des vehicules detruits a ce rythme, l’approvisionnement du front devient un cauchemar permanent pour les commandants russes. Ivan, chauffeur de camion logistique russe de 45 ans, sait que chaque mission d’approvisionnement vers la ligne de front est un pari avec la mort. Les drones ukrainiens surveillent chaque route, chaque piste. Il suffit d’un seul FPV pour transformer son camion en torche.
Les pertes materielles russes sont le cancer silencieux qui ronge la capacite operationnelle de l’armee d’invasion — un cancer que les chiffres de recrutement ne peuvent pas guerir.
Le total cumulatif : un inventaire de la devastation
Le total cumulatif depuis le 24 fevrier 2022, selon le ministere de la Defense ukrainien : environ 1 236 570 militaires, 11 609 chars, 23 958 vehicules blindes, 36 713 systemes d’artillerie, 1 629 lance-roquettes multiples, 434 avions, 347 helicopteres, 117 724 drones, 28 navires et 76 102 vehicules. Lisez ces chiffres lentement, cher lecteur. La Russie a perdu plus de chars que son inventaire total d’avant-guerre. C’est la destruction de plusieurs armees entieres. Et pourtant, le Kremlin continue. Les donnees d’Oryx ont suggere qu’en 2025, les pertes d’equipement ukrainiennes ont commence a depasser les pertes russes dans certaines categories — un signal d’alarme que personne ne devrait ignorer.
Le total cumulatif des pertes russes est l’acte d’accusation le plus accablant contre la decision de Poutine d’envahir l’Ukraine — un acte d’accusation ecrit dans le sang de plus d’un million de ses propres soldats.
La revolution des drones : comment l'Ukraine redefinit la guerre moderne
819 737 frappes de drones reussies en 2025
Les drones FPV et bombardiers ukrainiens ont realise 819 737 frappes reussies en 2025, toutes confirmees par video de drone. Ces frappes ont elimine ou blesse environ 240 000 soldats russes et detruit 29 000 armes lourdes et 62 000 vehicules. En decembre 2025, 33 019 soldats russes ont ete frappes par des drones — soit 1 065 par jour, plus que la moyenne quotidienne de 2024. Imaginez Taras, pilote de drone FPV de 24 ans, assis dans un sous-sol humide, les yeux rives sur son ecran. Il voit des soldats russes qui avancent. Il ajuste sa trajectoire. Il plonge. L’ecran devient blanc. Cinq hommes qui ne rentreront jamais chez eux. Taras a appris a ne rien ressentir, parce que s’il commence a penser aux visages derriere les silhouettes, il ne pourra plus faire son travail. Et son travail, c’est de proteger les siens.
Les 819 737 frappes de drones de 2025 ne sont pas un record militaire — ce sont 819 737 moments ou la technologie a remplace l’infanterie, ou le code a remplace le courage physique, et ou la guerre a change de visage pour toujours.
L’objectif 2026 : 7 millions de drones et 50 000 russes frappes par mois
Les Forces de systemes sans pilote visent entre 50 000 et 60 000 soldats russes frappes par mois en 2026, soit pres de 2 000 par jour. Sur une annee : entre 600 000 et 720 000 frappes — pres de la moitie de l’armee russe en Ukraine. Pour y arriver, l’Ukraine prevoit de produire 7 millions de drones en 2026, contre 4 millions en 2025, et d’etendre la portee de 20 a 100 kilometres derriere les lignes russes. Le commandant en chef Syrskyi note que la Russie a cree ses propres forces sans pilote comptant 80 000 militaires, prevoyant de doubler a 165 500 d’ici fin 2026. La course aux drones pourrait determiner l’issue de cette guerre bien plus que les negociations diplomatiques.
L’objectif ukrainien de frapper 50 000 soldats russes par mois avec des drones est une ambition vertigineuse qui, si elle est atteinte, pourrait rendre l’offensive russe physiquement insoutenable — meme pour un pays de 144 millions d’habitants.
Le cout economique : quand chaque mort russe coute des milliards
Les compensations qui saignent le tresor du Kremlin
La dimension economique de ces 690 pertes quotidiennes est un aspect souvent neglige mais fondamental de cette guerre d’usure. En Russie, la compensation pour un soldat tue est d’environ 15 millions de roubles. Si l’on prend les pertes du seul mois de decembre 2025 — 35 000 soldats selon les chiffres du president Zelensky –, Moscou aurait du payer environ 500 milliards de roubles en compensations de deces pour ce seul mois. A cela s’ajoutent plus de 300 milliards de roubles en paiements pour les recrues nouvellement engagees. C’est 800 milliards de roubles par mois, rien que pour le cout humain de la guerre. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg : le remplacement des chars, des vehicules blindes, de l’artillerie, des drones, des munitions — tout cela s’ajoute a une facture qui gonfle exponentiellement. La pression sur l’economie de guerre russe sera plus grande en 2026 qu’a n’importe quel moment depuis le debut du conflit, selon plusieurs instituts de recherche. Le Foreign Policy Research Institute note que cette pression financiere pourrait devenir un facteur determinant a moyen terme, meme si la Russie dispose de reserves et d’une capacite de mobilisation economique que l’Occident sous-estime. Qui paie cette facture ? Le peuple russe. Les retraites non versees, les hopitaux sous-finances, les infrastructures qui se degradent — le prix de la guerre se paie aussi loin du front, dans les villes russes ou la realite du conflit commence a peser de plus en plus lourd.
Chaque soldat russe elimine en Ukraine n’est pas seulement une perte humaine — c’est une hemorragie financiere qui saigne le tresor du Kremlin et qui, tot ou tard, finira par vider les caisses meme de la plus grande puissance nucleaire du monde.
Le cout-efficacite devastateur des drones ukrainiens
La ou le calcul economique devient veritablement vertigineux, c’est quand on compare le cout des drones ukrainiens avec la valeur de ce qu’ils detruisent. Un drone FPV ukrainien coute entre 600 et 1 000 dollars. Un char russe coute des millions de dollars. Un vehicule blinde coute des centaines de milliers de dollars. Un soldat forme et equipe represente un investissement de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Le ratio cout-efficacite est astronomiquement favorable a l’Ukraine. En 2025, les drones ukrainiens ont meme reussi a frapper des bombardiers strategiques russes sur leurs bases aeriennes — des Tu-95MS et des Tu-22M3 valant des milliards de dollars chacun. Un drone a 600 dollars qui detruit un avion a plusieurs milliards — c’est le symbole le plus frappant de cette revolution asymetrique. L’Ukraine a detruit 15 avions russes par des frappes de drones en 2025, causant des dommages estimes a plus d’un milliard de dollars. C’est la raison pour laquelle les drones sont devenus l’arme de predilection de la defense ukrainienne : ils offrent un retour sur investissement que nulle autre arme ne peut egaler. Et c’est aussi la raison pour laquelle la Russie investit massivement dans la guerre electronique et les contre-mesures anti-drones — parce que si elle ne parvient pas a neutraliser la menace des drones, l’equation economique de la guerre lui deviendra fatale.
Un drone FPV a 600 dollars contre un char a 3 millions — c’est le calcul qui hante les nuits des generaux russes et qui pourrait, a terme, rendre cette guerre tout simplement impayable pour le Kremlin.
La dimension humaine : 690 destins brises en un jour
Les visages derriere les statistiques russes
Il serait trop facile de se rejouir froidement de ces 690 pertes russes comme d’un score dans un jeu video. Meme dans la colere legitime que suscite l’agression russe, il faut garder une part d’humanite. Derriere chaque chiffre, il y a un etre humain. Alexei, 19 ans, originaire de Krasnoiarsk, a signe un contrat de six mois apres avoir vu une publicite sur les reseaux sociaux promettant 200 000 roubles par mois et une prime de signature. Il revait de s’acheter une voiture. Il n’avait aucune idee de ce qui l’attendait dans les tranchees de Pokrovsk. Nikolai, 48 ans, ancien prisonnier, a ete recrute par le groupe Wagner puis transfere aux forces regulieres apres la dissolution partielle du groupe. On lui a promis la grace presidentielle. Il est mort trois semaines apres son arrivee au front, sans avoir jamais compris pourquoi il se battait. Ce sont les victimes du systeme poutinien — pas des heros, pas des monstres, mais des hommes broyes par une machine qui les considere comme du materiel consommable. Et chaque jour, 690 autres prennent leur place. C’est la tragedie dans la tragedie : meme les victimes de l’agression russe ne sont pas uniquement ukrainiennes. Elles sont aussi russes. La seule personne qui ne souffre pas dans cette equation est celle qui a ordonne cette guerre depuis le confort de son palais : Vladimir Poutine.
Les 690 soldats russes elimines le 28 janvier ne sont pas que des agresseurs — ce sont aussi les victimes d’un homme qui a decide que leur vie valait moins que son ambition imperiale.
Les operateurs de drones ukrainiens : les guerriers de l’ombre
De l’autre cote de l’ecran, il y a les operateurs de drones ukrainiens — ces milliers de jeunes hommes et femmes qui constituent l’epine dorsale de la defense nationale. Ils travaillent dans des sous-sols humides, des bunkers improvises, des vehicules camoufles, souvent a quelques kilometres seulement de la ligne de front. Leur quotidien est fait de quarts de huit heures devant des ecrans, de centaines de missions de vol par jour, de decisions de vie ou de mort prises en fractions de seconde. Depuis la creation des Forces de systemes sans pilote, l’Ukraine a forme des milliers d’operateurs, certains recrutes directement dans les communautes de joueurs de jeux video pour leur dexterite manuelle et leurs reflexes. Yulia, operatrice de drone de 23 ans, ancienne etudiante en informatique, pilote un drone bombardier qui peut larguer des grenades modifiees avec une precision centimetrique. Elle a neutralise des dizaines de positions ennemies depuis son poste. Quand elle rentre chez elle en permission, elle ne parle pas de ce qu’elle fait. Elle ne dort pas non plus. Les images sur l’ecran la suivent jusque dans ses reves. Mais elle retourne au front a chaque fois, parce qu’elle sait que chaque frappe reussie sauve des vies ukrainiennes. Ces operateurs sont les heros meconnus de cette guerre. Sans eux, les 690 pertes russes quotidiennes seraient des pertes ukrainiennes. Sans eux, le front se serait effondre depuis longtemps. Sans eux, cette chronique raconterait une histoire bien differente.
Les operateurs de drones ukrainiens sont les guerriers de l’ombre de cette guerre — invisibles, anonymes, et pourtant responsables de la plus grande transformation militaire depuis l’invention de l’aviation de combat.
La course technologique : Russie contre Ukraine dans la guerre des drones
L’adaptation russe et ses limites
La Russie ne subit pas passivement la revolution des drones. En 2025, elle a relocalise ses actifs critiques plus loin derriere le front, deploye une guerre electronique dense, adopte des tactiques d’infanterie dispersee avec brouilleurs portables et fusils anti-drones. La production russe de drones a longue portee a atteint 106 % de ses objectifs, avec 400 drones produits chaque jour. C’est une course aux armements en temps reel, ou chaque innovation est suivie d’une contre-mesure en quelques semaines. Mais les pertes russes restent astronomiques. Les 690 morts du 28 janvier en sont la preuve : les contre-mesures ralentissent la saignee, mais ne l’arretent pas. L’Ukraine a un avantage structurel : elle innove plus vite, parce que sa survie en depend.
La Russie s’adapte, c’est indeniable — mais dans cette course technologique, l’Ukraine possede l’avantage de la necessite vitale, et la necessite est la mere de toute innovation.
L’enjeu du controle du spectre electromagnetique
La bataille la plus invisible se joue dans le spectre electromagnetique. La guerre electronique est devenue l’arme la plus decisive du conflit. Chaque drone doit traverser un champ de brouillage de plus en plus dense. C’est dans ce domaine invisible que se joue le sort des 1 012 drones detruits le 28 janvier. L’operation Toile d’araignee, documentee par le CSIS, illustre comment l’Ukraine utilise des reseaux de capteurs, des systemes de detection acoustique et des radars miniaturises pour intercepter les drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles. Mais chaque avancee technologique ne dure que quelques semaines avant adaptation de l’adversaire. C’est une guerre d’ingenierie ou les delais d’innovation se comptent en jours.
La guerre du spectre electromagnetique est le champ de bataille invisible qui determine le sort de chaque drone, de chaque mission et, en fin de compte, de chaque soldat sur le terrain — et c’est la que se jouera l’avenir de ce conflit.
Le contexte plus large : la crise du personnel russe
1,2 million de pertes et la question de la soutenabilite
Les pertes cumulees russes depassent 1,2 million de militaires — plus que tous les conflits russes combines depuis la Seconde Guerre mondiale, comme l’a documente le CSIS. En 2025 : 418 000 soldats perdus, soit 35 divisions. En 2024 : 431 000. La moyenne quotidienne : 1 145 par jour. La Russie perd plus de soldats en un mois que la plupart des armees occidentales n’en comptent. Le recrutement continue : 30 000 nouvelles recrues par mois, attirees par des primes allant jusqu’a 8 millions de roubles. Mais la qualite se degrade. Le Kyiv Independent analyse que l’utilisation efficace de la main-d’oeuvre sera le facteur determinant de 2026 — et la Russie gaspille ses ressources humaines avec une prodigalite criminelle.
1,2 million de pertes depuis 2022 — c’est le prix que le peuple russe paie pour l’ambition imperiale d’un seul homme, et c’est un prix qui finira par devenir politiquement insoutenable, meme dans une autocratie.
La Russie peut-elle continuer indefiniment ?
La Russie peut-elle maintenir ce rythme indefiniment ? La reponse courte : non. La longue : c’est complique. Avec 144 millions d’habitants, le bassin n’est pas illimite. Le Kremlin evite la mobilisation generale, sachant que c’est la ligne rouge d’une revolte sociale. Selon le Foreign Policy Research Institute, la pression sera plus grande en 2026 qu’a n’importe quel moment de la guerre. Mais le CSIS note qu’il est peu probable que la Russie s’effondre. Le regime de Poutine a montre une tolerance a la souffrance infligee a sa propre population qui depasse les previsions occidentales. La guerre continuera. Et la question restera : combien de temps le monde regardera ce massacre sans agir ?
La Russie ne s’effondrera probablement pas sous ses propres pertes — mais elle paiera un prix si eleve que les generations futures de Russes maudiront le jour ou Vladimir Poutine a decide d’envahir son voisin.
L'appel a l'Occident : ne normalisez pas cette boucherie
Le danger de l’accoutumance aux chiffres de la mort
Cher lecteur, je vous pose la question : est-ce que 690 morts en un jour vous choque encore ? Ou est-ce que vous avez commence a vous y habituer ? C’est le plus grand danger de cette guerre : l’accoutumance. La normalisation de l’inacceptable. Chaque jour ou nous normalisons ces chiffres, nous donnons au Kremlin du temps. Du temps pour user l’Ukraine. Du temps pour que la lassitude democratique fasse le travail que ses armees ne peuvent accomplir. L’Ukraine a besoin de systemes de defense aerienne, de munitions en quantites industrielles, de soutien financier pour ses drones. Et elle a besoin que nous restions attentifs, que nous refusions de detourner le regard.
Le jour ou nous cesserons d’etre choques par 690 morts en un jour, nous aurons perdu quelque chose de bien plus precieux que cette guerre — nous aurons perdu notre humanite.
Six cent quatre-vingt-dix soldats russes elimines. Mille douze drones detruits. Vingt-deux systemes d’artillerie neutralises. Soixante-dix-sept vehicules frappes. Ce sont les chiffres du 28 janvier 2026, un jour comme les autres dans la guerre la plus intense que l’Europe ait connue depuis 1945. La machine de guerre ukrainienne tourne a plein regime, avec une efficacite qui force l’admiration du monde militaire entier. Le mur de drones, les frappes FPV, les operations de guerre electronique, la production industrielle de 7 millions de drones prevue pour 2026 — tout cela temoigne d’une nation qui a transforme sa survie en innovation, sa douleur en determination, sa colere en precision militaire. Mais cette machine a besoin de carburant. Elle a besoin de soutien. Elle a besoin que le monde libre comprenne que ces 690 morts quotidiens sont le prix que l’Ukraine paie pour que nous n’ayons pas a le payer nous-memes. La prochaine fois que vous lirez un rapport de l’etat-major ukrainien, ne scrollez pas. Arretez-vous. Lisez les chiffres. Imaginez les visages. Et demandez-vous ce que vous pouvez faire. Parce que l’indifference est le plus puissant allie de l’agresseur. Et l’agresseur le sait.
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Ce texte est une chronique — il reflete le point de vue de son auteur et ne pretend pas a l’objectivite journalistique au sens classique du terme. L’auteur s’appuie sur des faits verifiables, mais les interprete librement pour nourrir le debat public.
Maxime Marquette est chroniqueur specialise en geopolitique et en questions internationales. Ses textes sont publies sur la plateforme mad-max.ca.
Sources
Sources primaires
UNN — AFU eliminated 690 occupiers and over 1000 drones in a day: General Staff
UNITED24 Media — Daily Update: Russia Loses 690 Troops, Over 1,000 Drones in a Single Day in Ukraine
Ministere de la Defense de l’Ukraine — Overall combat losses of the enemy as of January 28, 2026
Ukrinform — Russia’s war casualty toll in Ukraine up by 690 over past day
GlobalSecurity — President: Today, More Than 80% of Enemy Targets Are Destroyed by Drones
Sources secondaires
UNITED24 Media — Ukraine’s Drone Strikes Hit Up to 100,000 Russian Troops in Late 2025
Kyiv Post — Syrsky: Ukraine’s Drones Killing Russian Troops Faster Than Kremlin Can Recruit New Ones
CSIS — How Ukraine’s Operation Spider’s Web Redefines Asymmetric Warfare
Atlantic Council — Ukraine’s robot army will be crucial in 2026 but drones can’t replace infantry
CNN — Russia’s 1.2 million casualties in Ukraine dwarf all its conflicts since World War II
Defense News — Ukraine says more than 80% of enemy targets now destroyed by drones
The Low-Down — Ukraine’s 2025 Drone Strike Results List Top Units, Detail Russian Destruction
CSIS — Russia’s Battlefield Woes in Ukraine
GlobalSecurity — Losses of the Russian army in 2025: equivalent of 35 divisions
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