Skip to content
CHRONIQUE : Cuba face aux menaces petrolieres de Trump — quand l’empire veut etouffer une ile deja a genoux
Crédit: Adobe Stock

Pour comprendre la portee reelle de ce decret, il faut saisir l’ampleur de la crise energetique qui ravage Cuba depuis des annees. Ce n’est pas un inconfort passager. Ce n’est pas un ajustement temporaire. C’est une catastrophe humanitaire au ralenti. En 2025, Cuba est parvenue tout juste a satisfaire la moitie de ses besoins en electricite. La moitie. Imaginez votre vie quotidienne avec l’electricite seulement douze heures sur vingt-quatre, et encore, de maniere imprevisible. Imaginez les refrigerateurs qui cessent de fonctionner, les hopitaux qui perdent leur courant, les pompes a eau qui s’arretent, les foyers qui sombrent dans l’obscurite et la chaleur etouffante des Caraibes. En mars 2025, une panne generalisee a laisse plus de 90 pour cent de la population cubaine sans electricite. Pas une coupure de quelques heures dans un quartier. Plus de neuf Cubains sur dix prives de courant en meme temps. Le deficit de production a atteint des niveaux catastrophiques tout au long de l’annee, culminant a pres de 2 000 megawatts de deficit en fin d’annee 2025, avec des coupures depassant vingt heures dans certaines regions. Des millions de Cubains ont termine l’annee dans l’obscurite, la chaleur et la paralysie totale de la vie quotidienne. Et c’est dans ce contexte que Donald Trump decide de serrer l’etau encore plus fort.

Couper le petrole a Cuba, c’est condamner des millions de personnes a vivre dans le noir, la soif et la faim. Ce n’est pas de la politique etrangere. C’est de la cruaute organisee, et il faudra un jour en rendre des comptes.

Le Venezuela, allie perdu, robinet ferme

La situation energetique de Cuba s’est dramatiquement aggravee depuis que Washington a pris le controle du secteur petrolier venezuelien. Depuis les annees 2000, le Venezuela etait le principal fournisseur de petrole de Cuba, un allie fidele qui assurait l’approvisionnement de l’ile en echange de cooperation medicale et educative. Cuba dependait d’environ 30 000 barils quotidiens de petrole brut venezuelien, un chiffre crucial pour satisfaire au moins la moitie de ses besoins energetiques. Depuis la capture de Nicolas Maduro par les forces americaines en janvier 2026, l’administration interimaire de Caracas a redirige presque tout le petrole venezuelien vers les Etats-Unis. Le robinet est ferme. Et maintenant, Trump veut s’assurer que personne d’autre ne prenne le relais. Le Financial Times rapporte que le pays ne dispose plus que de reserves de petrole pour quinze a vingt jours. Quinze a vingt jours. Apres quoi, c’est le noir complet, l’arret total, l’effondrement d’un systeme deja a l’agonie.

Maria, la couturiere de Santiago, et les heures sans lumiere

Pensez a Maria, couturiere dans un petit atelier de Santiago de Cuba. Sa machine a coudre est electrique. Sans courant, elle ne travaille pas. Sans travail, elle ne mange pas. Quand les coupures depassent vingt heures par jour, Maria perd ses moyens de subsistance. Elle rejoint les files d’attente interminables pour trouver du pain, de l’eau, des medicaments qui ne viennent plus. Son fils adolescent reve de partir vers la Floride sur un radeau de fortune. Maria, c’est des millions de visages cubains. Des gens ordinaires, ni terroristes, ni menaces pour la securite nationale de qui que ce soit. Des gens qui veulent simplement vivre dignement. Quand Trump signe son decret dans le confort climatise du Bureau ovale, est-ce qu’il pense une seule seconde a Maria? Evidemment que non. Et c’est precisement ce qui rend cette politique si profondement revoltante.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu