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CHRONIQUE : L’armada massive de Trump aux portes de l’Iran — inventaire d’une force de frappe terrifiante
Crédit: Adobe Stock

Au coeur de cette armada se trouve un monstre d’acier de 333 metres de long, propulse par deux reacteurs nucleaires, capable de naviguer pendant vingt ans sans ravitaillement en carburant : le porte-avions USS Abraham Lincoln (CVN-72). Ce navire de la classe Nimitz est a lui seul une base aerienne flottante, transportant pres de 5 000 marins et une escadre aerienne complete — le Carrier Air Wing 9 (CVW-9) — composee de huit escadrons. C’est le navire amiral du groupe aeronaval, le poing ferme de l’Amerique dans les eaux du Moyen-Orient. Le CENTCOM — le commandement central americain — a confirme le 26 janvier que le Lincoln et ses trois destroyers d’escorte avaient penetre la zone d’operations. Pensez-y un instant, cher lecteur : un porte-avions nucleaire, avec son escorte, positionne a quelques centaines de kilometres des cotes iraniennes. Ce n’est pas un signal diplomatique, c’est un hurlement strategique.

Quand un porte-avions nucleaire eteint ses transpondeurs et disparait des radars civils, ce n’est plus de la dissuasion — c’est un predateur qui chasse dans le noir, et sa proie le sait.

Le mode fantome

Un detail revelateur merite qu’on s’y attarde. Le Lincoln a active le protocole EMCONEmission Control — en coupant son systeme d’identification automatique (AIS). En clair, le porte-avions a disparu des ecrans de suivi commercial et des plateformes de renseignement en source ouverte. Plus personne, en dehors de la chaine de commandement americaine, ne sait exactement ou il se trouve. On estime qu’il naviguait quelque part entre le golfe d’Oman et la baie du Bengale, mais sa position exacte reste un mystere absolu. Cette manoeuvre porte un nom dans le jargon militaire : le mode fantome. Elle n’est jamais activee pour le spectacle. Elle signifie que le Lincoln se prepare a operer dans un environnement hostile, ou la surprise tactique peut faire la difference entre une frappe reussie et une riposte devastatrice. Jean-Francois, un ancien officier de la marine canadienne devenu analyste a Montreal, me confiait cette semaine : « Quand un porte-avions coupe ses transpondeurs, c’est qu’il ne veut pas etre trouve. Et quand il ne veut pas etre trouve, c’est qu’il se prepare a frapper. »

L’escadre aerienne qui rend les radars iraniens obsoletes

Le Carrier Air Wing 9 embarque a bord du Lincoln n’est pas une escadre ordinaire. Il comprend des F-35C Lightning II du VMFA-314, des avions furtifs de cinquieme generation capables de penetrer les defenses aeriennes les plus sophistiquees au monde. Le radar AN/APG-81 AESA de ces appareils utilise le saut de frequence pour scanner l’environnement en nanosecondes, rendant ses propres signaux quasi impossibles a intercepter. En configuration furtive, le F-35C transporte 5 700 livres de munitions en interne, conservant une signature radar equivalente a celle d’une bille de metal. Mais une fois les defenses aeriennes iraniennes — les S-300 et les Bavar-373 — neutralisees par la guerre electronique, ces chasseurs passent en mode Beast, triplant leur capacite d’emport a 18 000 livres de munitions grace aux pylones externes. C’est de la destruction industrielle planifiee au milligramme. A cela s’ajoutent les F/A-18E/F Super Hornet, les EA-18G Growler — ces derniers equipes du tout nouveau brouilleur AN/ALQ-249 Next Generation Jammer, decrit comme un « saut quantique » en guerre electronique — ainsi que des E-2D Hawkeye pour la surveillance aerienne, des CMV-22B Osprey et des helicopteres MH-60.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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