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CHRONIQUE : L’IA capable de fabriquer des armes biologiques — quand le patron d’Anthropic nous regarde dans les yeux et dit : préparez-vous
Crédit: Adobe Stock

Entrons dans le vif du sujet, parce que c’est là que ça fait vraiment mal. Selon Dario Amodei, les modèles d’intelligence artificielle actuels approchent désormais d’un seuil critique. Sans garde-fous, ils pourraient être utilisés pour guider « quelqu’un possédant un diplôme en sciences, mais pas spécifiquement en biologie, à travers l’ensemble du processus de production d’une arme biologique ». Vous avez bien lu. Il ne s’agit plus de fournir des informations théoriques qu’un étudiant curieux pourrait trouver dans une bibliothèque universitaire. Non. L’IA de 2026, selon les propres mesures internes d’Anthropic, serait capable de doubler ou tripler les chances de succès d’un individu déterminé à créer un agent pathogène mortel. Elle pourrait transformer n’importe quel détenteur d’un diplôme STEM en un virologue de niveau doctoral, capable de comprendre, concevoir et même produire un virus conçu pour tuer. Imaginez Marie-Claude, brillante diplômée en ingénierie, frustrée par le monde, radicalisée en ligne, qui décide de mettre son intelligence au service du pire. En 2020, elle aurait buté sur mille obstacles techniques. En 2026, un chatbot sophistiqué pourrait lui tenir la main, étape après étape.

Le progrès n’est pas un escalier roulant vers le paradis. C’est un outil aveugle, et l’outil ne demande jamais pourquoi on l’utilise.

La démocratisation de la destruction

C’est peut-être l’aspect le plus terrifiant de l’avertissement d’Amodei : la démocratisation de la capacité de nuire. Pendant des décennies, la fabrication d’armes biologiques exigeait des laboratoires sophistiqués, des équipes de scientifiques hautement qualifiés, et souvent le soutien d’un État. Les barrières à l’entrée étaient colossales. Seuls les programmes étatiques — soviétiques, américains, irakiens — avaient les moyens de produire des agents pathogènes militarisés à grande échelle. Or, l’intelligence artificielle est en train de démolir ces barrières une par une. Comme Amodei l’écrit sans détour, un modèle d’IA puissant rendrait « tout le monde virologue de niveau doctoral », quelqu’un à qui l’on peut expliquer, pas à pas, comment concevoir, synthétiser et libérer une arme biologique. Ce n’est plus de la science-fiction. Les évaluations internes d’Anthropic montrent que Claude Opus 4 et ses successeurs ont des performances qui atteignent et parfois dépassent celles d’experts humains dans des scénarios de troubleshooting virologique en laboratoire. En l’espace d’un an, le modèle est passé de performances inférieures à celles de virologues de renommée mondiale à des résultats qui les surpassent confortablement.

Le spectre de l’extinction : le pire des pires scénarios

Et si vous pensez que j’exagère, sachez que Dario Amodei lui-même va encore plus loin. Dans son essai, il évoque le scénario catastrophe ultime : une intelligence artificielle suffisamment avancée pourrait théoriquement guider la création d’un pathogène synthétique capable de détruire toute vie sur Terre. Toute vie. Pas un pays. Pas un continent. La totalité du vivant. Est-ce probable demain matin? Non. Est-ce dans le domaine du possible à moyen terme? Selon le PDG de l’une des entreprises d’IA les plus avancées de la planète, oui. Et ça, chers lecteurs, ça devrait nous faire réfléchir sérieusement à la vitesse à laquelle nous avançons, les yeux fermés, vers un avenir dont nous ne mesurons pas les risques.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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