Une unité forgée dans le feu de la guerre
Qui sont ces soldats qui ont brisé l’assaut russe à Kupiansk-Vuzlovyi ? Le 151e Bataillon de reconnaissance et de frappe séparé (unité militaire A4759) n’est pas n’importe quelle formation. C’est une unité d’élite des Forces terrestres ukrainiennes, rattachée au 10e Corps d’armée. Créée en 2023, en pleine guerre totale, elle a vu le jour comme une réponse à un besoin criant : des yeux et des oreilles sur le terrain, capables de frapper vite et fort. Au départ, ce n’était qu’une compagnie. Aujourd’hui, c’est un bataillon complet. Des hommes qui ont grandi dans la guerre. Qui l’ont apprise à leurs dépens. Qui l’enseignent maintenant aux nouvelles recrues.
Le 151e Bataillon recrute aussi des volontaires étrangers. Des hommes et des femmes venus du monde entier pour défendre l’Ukraine. Parce que pour eux, cette guerre n’est pas qu’une affaire ukrainienne. C’est une lutte pour des valeurs universelles : la liberté, la souveraineté, le droit de dire non à l’envahisseur. En octobre 2025, le bataillon opérait toujours sur le secteur de Kupiansk, menant des opérations de reconnaissance au sol, des missions de sabotage, intégrant de nouvelles stratégies, de nouveaux équipements, de nouvelles technologies. Les drones FPV, les systèmes ACS-3 capables de voler 16 heures d’affilée, les imageurs thermiques qui percent la nuit — tout l’arsenal moderne de la guerre du 21e siècle. Et le prix : des noms gravés sur des monuments. Zakaluzhny Mykola, tué à Robotyne en septembre 2023. Baboshko Danylo, tombé à Kupiansk en août 2024. Monchuk Bohdan, tué à Novosadove en septembre 2024. Pitovka Mykhailo, mort à Kupiansk en septembre 2024. Bondarenko Serhi, tué à Zapadne en février 2025.
Des noms. Juste des noms. Mais derrière chaque nom, une vie. Une famille. Des rêves qui ne se réaliseront jamais. Zakaluzhny avait quel âge ? Baboshko avait-il des enfants ? Monchuk aimait-il la musique ? Pitovka rêvait-il de paix ? Bondarenko écrivait-il à sa mère ? Je ne le saurai jamais. Personne ne le saura. Parce que la guerre efface les détails. Elle ne garde que les dates et les lieux. Mais ces hommes-là, ils méritent mieux que ça. Ils méritent qu’on se souvienne qu’ils étaient des humains, pas des numéros. Qu’ils ont choisi de se battre. Qu’ils sont morts pour que d’autres vivent.
Les opérateurs de drones, les yeux du ciel
Sur le secteur de Kupiansk, la guerre se joue autant dans le ciel que sur terre. Les pilotes de drones du 151e Bataillon sont devenus les yeux de l’armée. Un combattant au nom de code « Kiber » pilote le système ACS-3, un drone ukrainien qui peut rester en vol jusqu’à 16 heures. « Parmi ses avantages — il est très résistant », explique-t-il dans une interview à ArmyInform. « Il nous permet de rivaliser efficacement dans les airs avec notre ennemi, car l’adversaire a une direction de drones assez bien développée. De plus, leur logistique est continue. Nous continuons à les abattre, et le lendemain ils volent à nouveau. »
Un autre combattant, indicatif « Zmiy » (Serpent), travaille avec les drones FPV — ces petits appareils rapides et mortels qui peuvent larguer des explosifs ou percuter des cibles ennemies. « L’imageur thermique voit très bien l’ennemi, contre lequel nous travaillons avec des largages. J’ai quelques touches ennemies à mon actif. Combien ? Une vingtaine. » Une vingtaine. Dit comme ça, froidement. Comme un comptable qui totalise des chiffres. Sauf que ces chiffres-là, c’étaient des hommes. Des soldats russes, certes. Des envahisseurs. Mais des hommes quand même. « Sur le secteur de Kupiansk, la situation est assez tendue depuis plusieurs mois », poursuit-il. « Des groupes de sabotage et de reconnaissance ennemis entrent dans la ville et c’est sur eux que nous travaillons. L’ennemi agit en petits groupes, utilise souvent des capes anti-thermiques. À cause de cela, ils ne sont pas faciles à détecter et à frapper. Mais nous travaillons. »
Section 3 : Kupiansk, une ville martyrisée qui refuse de mourir
De l’occupation à la libération, puis au siège permanent
Kupiansk a connu tous les cercles de l’enfer moderne. Février 2022 : la ville tombe aux mains des Russes dès les premiers jours de l’invasion à grande échelle. Le maire, Hennadiy Matsehora, membre du parti pro-russe Plateforme d’opposition — Pour la vie, capitule sans combattre. Il rend la ville en échange d’une promesse : pas de destruction massive. Le lendemain, le gouvernement ukrainien l’inculpe pour trahison. Il sera arrêté le 28 février. Mais le mal est fait. Kupiansk devient le siège de l’administration militaro-civile russe de Kharkiv, une plaque tournante logistique pour l’envahisseur. À la mairie, le drapeau ukrainien reste hissé pendant six semaines. À l’école de médecine, pendant trois mois. Des actes de résistance silencieuse. Des petits gestes qui disent : « Nous n’avons pas oublié qui nous sommes. »
Septembre 2022 : la contre-offensive ukrainienne dans l’oblast de Kharkiv bouleverse la donne. Les forces ukrainiennes reprennent Shevchenkove le 8 septembre, puis foncent vers Kupiansk. Le 9 septembre, elles entrent dans les faubourgs. Le 10 septembre au matin, elles reprennent la mairie. Le soir, la ville est libérée. Le 26 septembre, Kupiansk-Vuzlovyi — la petite sœur de Kupiansk, le nœud ferroviaire — est également reprise. Une victoire éclair. Une libération qui a coûté cher mais qui a redonné espoir. Sauf que les Russes, eux, n’ont jamais digéré cette humiliation. Alors ils bombardent. Encore et encore. Hôpital central, immeubles résidentiels, lycée, gare de Kupiansk-Vuzlovyi — tout y passe. Le 13 septembre 2022, premières frappes : deux civils tués. Le 18 septembre, cinq blessés. Le 20 septembre, deux morts et cinq blessés. Le 22 septembre, une femme et deux enfants blessés. Le 26 septembre, un convoi de civils fuyant les villages de Kurylivka et Pishchane est bombardé : 26 civils tués. Vingt-six. En une seule frappe. Sur des gens qui fuyaient.
Vingt-six. Ce chiffre me hante. Parce que ces 26 personnes-là, elles ne fuyaient pas un champ de bataille. Elles essayaient juste de survivre. De partir. De mettre leurs enfants à l’abri. Et quelqu’un, quelque part, a décidé de les tuer. Pas par accident. Pas par erreur. Un convoi de civils, c’est visible. C’est identifiable. C’est tuer consciemment des innocents pour terroriser ceux qui restent. Pour dire : « Même si vous fuyez, on vous rattrapera. » C’est de la barbarie à l’état pur. Et le monde continue de tourner.
Une population réduite à quelques centaines d’âmes courageuses
Avant la guerre, Kupiansk comptait environ 26 600 habitants. En février 2024, plus que 3 500 — des têtes dures qui refusaient de partir. En novembre 2025, la population était tombée à 560 personnes. Cinq cent soixante. Dans une ville qui en abritait 26 000. Les écoles sont fermées. Les commerces aussi. Les rues sont vides. Seuls restent ceux qui n’ont nulle part où aller, ceux qui sont trop vieux pour fuir, ceux qui ont décidé que quitte à mourir, autant mourir chez soi. Et puis il y a les soldats. Ceux qui tiennent. Jour après jour. Nuit après nuit. Sous les bombardements. Sous les assauts. Sous la pression constante d’un ennemi qui veut cette ville coûte que coûte.
En novembre 2024, deux colonnes de véhicules blindés russes pénètrent dans la ville par le nord-est. Elles s’installent dans la zone industrielle. Elles tentent d’établir des lignes d’approvisionnement. Mais elles se heurtent à des problèmes logistiques. Fin novembre, elles se retirent. Les Ukrainiens ont tenu. Encore une fois. En janvier 2026, la Brigade Khartiia reprend le bâtiment de la mairie en plein centre de Kupiansk et hisse le drapeau ukrainien sur son toit. Une vidéo diffusée le 12 janvier montre des combats de rue intenses alors que l’unité se fraie un chemin jusqu’au bâtiment. Le colonel Igor Obolensky, commandant du 2e Corps de Khartiia, déclare fièrement : « L’opération Kupiansk prouve que grâce à la planification, à la formation des commandants et des états-majors, et à la formation de qualité des unités — tout ce que nous appelons la méthode Khartiia — l’ennemi peut être arrêté et détruit avec succès. »
Section 4 : Le 30 janvier 2026, une contre-attaque qui change la donne
L’assaut russe brisé net
30 janvier 2026, secteur de Kupiansk-Vuzlovyi. Les forces russes lancent une nouvelle tentative de percée. Elles veulent forcer le passage, s’emparer de la gare ferroviaire, couper les lignes de ravitaillement ukrainiennes. C’est un schéma classique : frappe d’artillerie pour ramollir les défenses, puis assaut d’infanterie, soutenu par des blindés si possible. Les Russes savent que Kupiansk-Vuzlovyi est sous-défendu. Ils savent que les Ukrainiens sont étirés sur tout le front. Ils pensent que cette fois, ça va passer. Ils ont tort. Parce que le 151e Bataillon de reconnaissance est là. Et il ne les attend pas les bras croisés.
Dès que l’assaut débute, le bataillon monte une contre-attaque organisée. Pas une charge désespérée. Une manœuvre coordonnée. Les opérateurs de drones fournissent les positions ennemies en temps réel. Les unités au sol se repositionnent pour frapper sur les flancs. L’artillerie ukrainienne pilonne les concentrations de troupes russes. Et au milieu du chaos, les soldats du 151e font ce qu’ils savent faire de mieux : ils frappent vite, fort, et précis. Résultat : l’assaut russe est brisé. Des prisonniers sont capturés — des soldats russes qui vont enrichir le fonds d’échange pour de futurs échanges de prisonniers. Un civil, pris au piège dans la zone de combat, est secouru et évacué. Et surtout, les données de reconnaissance collectées pendant l’opération permettent d’identifier un gros groupe d’envahisseurs et de le détruire avec des frappes ciblées.
Vous voyez, c’est ça qui fait la différence entre une armée professionnelle et une machine de guerre chaotique. Les Ukrainiens ne se contentent pas de tenir. Ils pensent. Ils planifient. Ils exploitent chaque information. Un prisonnier capturé, ce n’est pas juste un ennemi en moins. C’est une source d’intelligence. C’est un futur soldat ukrainien qui rentrera chez lui grâce à un échange. Un civil sauvé, c’est une vie préservée. Et les données de reconnaissance ? C’est ce qui permet de transformer une victoire tactique en victoire stratégique. Les Russes, eux, envoient des vagues de chair à canon. Les Ukrainiens réfléchissent avant de frapper.
Les mensonges du Kremlin démentis par les faits
Bien sûr, quelques jours plus tard, le chef d’état-major russe, Valery Gerasimov, annonce fièrement que les forces russes ont capturé Kupiansk-Vuzlovyi. C’est faux. Complètement faux. Le 27 janvier 2026, les Forces conjointes ukrainiennes publient un démenti cinglant : « Non seulement Kupiansk-Vuzlovyi n’est pas sous le contrôle des envahisseurs, mais elle n’est même pas près de la ligne de contact direct. » Le communiqué ajoute, avec une pointe d’ironie : « Les Forces conjointes continuent d’être étonnées par la capacité des généraux russes non seulement à exagérer leurs réalisations, mais aussi à les inventer de toutes pièces. Nous rappelons qu’en vertu des normes du droit international humanitaire, les prisonniers ukrainiens peuvent recevoir des soins médicaux qualifiés, y compris de la part de narcologues. » Une pique à peine voilée sur l’état des prisonniers russes : beaucoup sont des alcooliques, des toxicomanes, des détenus de droit commun envoyés au front en échange d’une libération conditionnelle.
C’est devenu une habitude chez Moscou : mentir sur les gains territoriaux. Les analystes de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) le soulignent depuis des mois : les autorités russes tentent de façonner une image alternative des combats, diffusant systématiquement de fausses déclarations sur la prétendue capture de Kupiansk. Pourquoi ? Pour nourrir la propagande intérieure. Pour faire croire à la population russe que la guerre se passe bien. Pour justifier les pertes. Sauf que la réalité finit toujours par rattraper les mensonges. Et la réalité, c’est que Kupiansk-Vuzlovyi reste ukrainienne. Que le 151e Bataillon tient. Que les Russes se cassent les dents.
Section 5 : Pourquoi Kupiansk-Vuzlovyi est si importante
Un nœud ferroviaire stratégique vital
Parlons logistique. Parce que dans une guerre moderne, la logistique, c’est tout. Une armée sans munitions, c’est une armée morte. Une armée sans carburant, c’est une armée immobile. Et une armée sans nourriture, c’est une armée qui capitule. Kupiansk-Vuzlovyi, ce n’est pas juste une petite localité. C’est une gare ferroviaire majeure. Elle connecte Kharkiv, Sviatohirsk, Sievierodonetsk, et via Kupiansk, elle donne accès à Stary Oskol en Russie. Des lignes de train passent dans toutes ces directions. Des trains de passagers, en temps de paix. Des trains de munitions, de blindés, de soldats, en temps de guerre.
Pour les Russes, capturer Kupiansk-Vuzlovyi signifierait raccourcir considérablement leurs lignes d’approvisionnement. Actuellement, ils doivent acheminer tout leur matériel par la route, en convois vulnérables aux frappes ukrainiennes. Avec la gare, ils pourraient tout faire passer par rail — plus rapide, plus sûr, plus massif. C’est ce qu’a expliqué l’analyste Shulman : « La station de Kupiansk-Vuzlovyi est un hub logistique clé. Capturer la ville permettrait à l’ennemi d’alléger considérablement l’approvisionnement en munitions et en carburant par rail, ce qui est critique pour leur offensive. » Et il ne se trompe pas. C’est exactement pour ça que les Russes reviennent encore et encore. Ils ont besoin de cette gare. Sans elle, leur offensive sur tout le secteur nord-est ralentit. Avec elle, ils peuvent intensifier la pression sur Kupiansk, puis sur Sloviansk et Kramatorsk.
Et c’est là que je me dis : chaque gare compte. Chaque pont compte. Chaque route compte. On parle de stratégie, de tactique, de grand jeu géopolitique. Mais au fond, c’est une guerre de rails et de routes. Une guerre de tonnes de munitions et de litres de diesel. Les généraux russes savent qu’ils ne peuvent pas gagner sans logistique. Alors ils envoient des hommes mourir pour une gare. Et les soldats ukrainiens meurent pour empêcher cette gare de tomber. Parfois, je me demande si ceux qui décident de ces guerres réalisent vraiment ce qu’ils demandent. Ou s’ils voient juste des symboles sur une carte.
Un encerclement qui se dessine depuis des mois
L’objectif russe est clair : encercler Kupiansk. Pas la prendre de front — trop coûteux, trop difficile. Non, l’encercler. Couper les routes d’approvisionnement. Isoler la garnison. Affamer la ville. Puis attendre qu’elle tombe d’elle-même. C’est une tactique vieille comme la guerre. Et elle fonctionne. Les Russes avancent par le nord, en longeant la rive ouest de la rivière Oskil. Ils avancent par l’est, en tentant de franchir le fleuve. Ils avancent par le sud, en grignotant village après village. Si Kupiansk-Vuzlovyi tombe, la tenaille se referme un peu plus. Si Kupiansk tombe, c’est toute la ligne de défense ukrainienne dans le nord-est qui vacille.
Les analystes militaires français de La Vigie le notent dans leur bilan du 11 janvier 2026 : « Situation confuse à Koupiansk. » Confuse, oui. Parce que les Russes avancent, reculent, avancent encore. Parce que les Ukrainiens tiennent, cèdent, contre-attaquent. C’est une guerre d’usure. Une bataille où chaque mètre carré se paie en sang. Où chaque jour gagné est une victoire. Où chaque nuit passée sans perdre de terrain est un miracle. Et au milieu de tout ça, il y a ces 560 civils qui refusent de partir. Ces soldats qui tiennent la ligne. Ces pilotes de drones qui volent 20 sorties par jour. Ces opérateurs d’artillerie qui tirent jusqu’à ce que les tubes rougissent. Des hommes et des femmes qui se battent pour quelque chose de plus grand qu’eux.
Section 6 : Les méthodes russes, entre chair à canon et propagande
Des vagues humaines envoyées à la mort
Comment les Russes mènent-ils leurs assauts à Kupiansk ? Avec des hommes. Beaucoup d’hommes. Trop d’hommes. Des groupes de sabotage et de reconnaissance s’infiltrent dans la ville, souvent à pied, parfois en bateau pour franchir la rivière Oskil. Ils portent des capes anti-thermiques pour échapper aux drones équipés de caméras thermiques. Ils agissent en petits groupes — trois, quatre, cinq hommes — pour être plus difficiles à détecter. Et quand ils se font repérer, ils meurent. Vite. Parce que les Ukrainiens ne leur laissent aucune chance.
« Parfois, des troupes d’assaut ennemies sautent dans des immeubles d’habitation où des civils peuvent encore se trouver », explique le pilote de drone « Kiber ». « Cela complique un peu le travail. Parce que quelqu’un marche dans la rue et on ne sait pas s’il s’agit de notre civil ou d’un combattant d’assaut russe. Et l’ennemi continue d’arriver, continue d’arriver. Principalement à pied. Il y a très peu de déplacements en moto ou autres véhicules parce que la rivière est un obstacle. Donc ils naviguent en bateau ou nagent. Eh bien, nous les accueillons. » Les accueillir, dans ce contexte, ça veut dire les tuer. Avec des drones qui larguent des explosifs. Avec des tireurs d’élite qui les cueillent à 800 mètres. Avec de l’artillerie qui pulvérise leurs positions. Certains jours, l’équipe de « Kiber » effectue 20 sorties de combat. D’autres jours, seulement cinq. Ça dépend de l’intensité des assauts russes.
Vingt sorties. En un jour. Imaginez. Vingt fois, décoller un drone, chercher l’ennemi, le trouver, larguer l’explosif, tuer. Recommencer. Et encore. Et encore. Jusqu’à ce que la batterie lâche. Jusqu’à ce que le drone soit abattu. Jusqu’à ce que les mains tremblent tellement qu’on ne peut plus piloter. Et le lendemain, on recommence. Parce que si on ne le fait pas, les Russes passent. Et si les Russes passent, Kupiansk tombe. Et si Kupiansk tombe… Non. On ne peut pas laisser ça arriver. Alors on vole. On frappe. On tue. Encore et encore.
Des prisonniers et des malades envoyés au front
D’où viennent ces soldats russes qui affluent sans cesse ? Le porte-parole ukrainien Dmytro Voloshyn l’a révélé : Moscou envoie dans le sud un « contingent spécial » composé de prisonniers et de malades. Des détenus de droit commun à qui on promet la liberté s’ils survivent six mois au front. Des alcooliques. Des toxicomanes. Des hommes brisés par la vie qu’on envoie se faire broyer par la guerre. Certains y vont parce qu’ils n’ont pas le choix. D’autres parce qu’ils croient vraiment qu’ils vont s’en sortir. Très peu en reviennent. Et ceux qui reviennent ne sont plus les mêmes.
Le commandant Denis Yaroslavskyi le confirme : « L’ennemi subit des pertes, mais ils les reconstituent rapidement en déplaçant des forces supplémentaires. Nous ne sentons pas que l’ennemi s’affaiblit. » C’est ça, la réalité du front de Kupiansk. Les Ukrainiens tuent des dizaines, des centaines de soldats russes. Et le lendemain, il y en a autant. Parce que Poutine a décidé que cette ville devait tomber. Et qu’il est prêt à payer le prix. Quel que soit ce prix. En vies humaines, en équipements, en dignité. Peu importe. Du moment que Kupiansk tombe.
Section 7 : Le contexte plus large de la bataille de Kupiansk
Une guerre d’usure qui s’éternise
Janvier 2026. Presque quatre ans de guerre totale. Quatre ans que l’Ukraine tient. Quatre ans que le monde occidental envoie des armes, de l’argent, des promesses. Quatre ans que les Ukrainiens meurent pour défendre leur terre. Et maintenant, on parle de négociations. De cessez-le-feu. De pourparlers de paix. Donald Trump, réélu à la Maison-Blanche, a promis de régler le conflit « en 24 heures ». Les Européens débattent du niveau d’aide à maintenir. Emmanuel Macron envisage de reparler à Vladimir Poutine. Pendant ce temps, sur le front de Kupiansk, des hommes meurent. Chaque jour. Pour des mètres de terrain boueux.
Parce que la réalité, c’est que Poutine ne négocie pas. Il dicte. Il pose ses conditions : reconnaissance de l’annexion de la Crimée, du Donbass, de Zaporijjia, de Kherson. Démilitarisation de l’Ukraine. Neutralité permanente. Interdiction d’adhérer à l’OTAN. En d’autres termes : capitulation totale. Et tant que les Ukrainiens refusent, la guerre continue. À Kupiansk. À Bakhmut. À Avdiivka. À Vuhledar. Sur des centaines de kilomètres de front, des milliers d’hommes se tirent dessus. Pour quoi ? Pour des lignes sur une carte. Pour des principes. Pour la souveraineté. Pour le droit de dire : « C’est chez moi. Vous n’entrerez pas. »
Et moi, je me demande : combien de temps encore ? Combien de morts encore ? Combien de villages détruits encore ? Combien de familles brisées encore ? Je sais que la paix ne se négocie pas avec un dictateur qui ne comprend que la force. Je sais que céder à Poutine, c’est lui dire qu’il peut recommencer demain ailleurs. Mais parfois, quand je lis les noms des morts — Zakaluzhny, Baboshko, Monchuk, Pitovka, Bondarenko — je me dis qu’il faut que ça s’arrête. D’une manière ou d’une autre. Parce que chaque jour qui passe, c’est un nom de plus sur un monument.
Les enjeux géopolitiques derrière Kupiansk
Pourquoi le monde devrait-il se soucier de Kupiansk ? Parce que ce qui se joue là-bas dépasse largement une bataille locale. Si Kupiansk tombe, Sloviansk et Kramatorsk deviennent indéfendables. Si Sloviansk et Kramatorsk tombent, c’est tout le Donbass qui bascule. Et si le Donbass bascule, Poutine peut déclarer victoire. Il peut dire à son peuple : « Voyez, nous avons libéré le Donbass russe. La mission est accomplie. » Et il peut ensuite dicter ses conditions pour un cessez-le-feu : reconnaissance des territoires annexés, démilitarisation de l’Ukraine, neutralité permanente.
Les analystes de La Vigie prévoient que si les préparatifs russes se concrétisent au cours du premier trimestre 2026, « on pourrait assister à un grand encerclement des trois villes, avec les débuts de la bataille de Kostantynivka. Plutôt que de s’engager dans des combats urbains coûteux, on assisterait alors à une longue bataille d’attrition des soutiens logistiques et des appuis feux. La bataille proprement dite de Slaviansk et Kramatorsk aurait alors lieu en fin d’année. » Une vision sombre. Mais réaliste. Parce que c’est comme ça que les Russes font la guerre : ils encerclent, ils pilonnent, ils affament, ils attendent. Et à la fin, ils prennent les ruines de ce qui était une ville.
Section 8 : Les armes modernes qui changent la donne
Les drones, l’arme du pauvre devenue reine du champ de bataille
Si cette guerre a prouvé une chose, c’est que les drones ont révolutionné le combat moderne. Avant, un drone, c’était un jouet coûteux réservé aux armées riches. Aujourd’hui, c’est l’arme la plus efficace du champ de bataille. Pour quelques centaines de dollars, on peut fabriquer un drone FPV capable de détruire un char à plusieurs millions. Pour quelques milliers, on peut équiper une unité entière de drones de reconnaissance qui donnent une vision totale du champ de bataille. Les Ukrainiens l’ont compris très vite. Ils ont créé des unités spécialisées, formé des milliers de pilotes, développé des tactiques innovantes.
Le système ACS-3 utilisé par le 151e Bataillon en est un parfait exemple. Développement ukrainien, il peut voler 16 heures d’affilée avec un rayon d’action de 120 kilomètres. « Parmi ses avantages — il est très résistant », explique le pilote « Kiber ». « Il nous permet de rivaliser efficacement dans les airs avec notre ennemi. » Parce que les Russes aussi ont des drones. Beaucoup. Mais moins performants. Moins résistants. Et surtout, pilotés par des opérateurs moins bien formés. Résultat : les Ukrainiens dominent le ciel. Ils voient tout. Ils frappent partout. Et les Russes, malgré leurs masses de blindés et d’artillerie, se font harceler en permanence par des machines volantes qu’ils ne peuvent pas abattre.
C’est fascinant, quand on y pense. Une guerre du 21e siècle qui se joue autant dans le ciel virtuel que sur le terrain réel. Des pilotes de drones assis à des kilomètres du front, qui pilotent des machines de la taille d’un ballon de foot, et qui tuent des soldats qu’ils ne verront jamais en face. C’est à la fois incroyablement efficace et profondément dérangeant. Parce qu’on enlève l’aspect humain du combat. On tue à distance. Sans voir le sang. Sans entendre les cris. Juste un écran. Un bouton. Une explosion. Et une vie qui s’éteint.
L’aide occidentale qui fait la différence
En janvier 2026, l’Allemagne annonce la livraison de cinq véhicules de combat d’infanterie Lynx KF41 à l’Ukraine. C’est peu. Cinq véhicules ne changeront pas le cours de la guerre. Mais c’est symbolique. Le Lynx KF41 est décrit par Rheinmetall, son fabricant, comme « le véhicule de combat d’infanterie le plus avancé au monde » pour sa mobilité et sa puissance de feu massive. Il est équipé d’une tourelle Lance à deux hommes et construit spécifiquement pour les Forces armées ukrainiennes. Des discussions sont en cours pour d’autres lots, potentiellement produits directement en Ukraine.
Parallèlement, le Conseil européen décide de fournir 90 milliards d’euros à l’Ukraine pour 2026-2027. Un montant colossal. Mais nécessaire. Parce que l’Ukraine ne peut pas gagner seule. Elle a besoin de munitions. De blindés. De systèmes de défense antiaérienne. De missiles longue portée. De formations. De tout ce que les Occidentaux peuvent fournir. Et même avec ça, la victoire n’est pas garantie. Juste possible. Le président Volodymyr Zelensky remercie les dirigeants de l’Union européenne pour cette décision. Il sait qu’elle renforce la résilience et les capacités de défense de l’État tout en consolidant la sécurité de toute l’Europe. Parce que si l’Ukraine tombe, qui sera le prochain ? La Pologne ? Les Pays baltes ? La Moldavie ?
Section 9 : Les civils pris au piège
Ceux qui restent malgré tout
Qui sont ces 560 personnes qui refusent de quitter Kupiansk ? Des vieux, pour la plupart. Des gens qui ont passé toute leur vie ici. Qui ont construit leur maison de leurs mains. Qui ont vu leurs enfants grandir dans ces rues. Qui ont enterré leurs parents dans le cimetière local. Et qui se disent : « Partir ? Pour aller où ? Je suis chez moi. Si je dois mourir, autant que ce soit ici. » Il y a aussi ceux qui n’ont pas les moyens de partir. Ceux qui n’ont pas de famille ailleurs. Ceux qui sont trop malades, trop faibles, trop seuls pour fuir.
Pendant la contre-attaque du 30 janvier, le 151e Bataillon a sauvé un civil pris au piège dans la zone de combat. Un homme ? Une femme ? Un enfant ? On ne sait pas. Le communiqué ne le précise pas. Mais ça n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est qu’au milieu d’une bataille féroce, des soldats ont pris le temps de sauver quelqu’un. Ils auraient pu l’ignorer. Se concentrer sur l’ennemi. Mais ils ne l’ont pas fait. Parce que pour eux, c’est ça qui fait la différence entre une armée et une horde. Entre des soldats et des assassins. Sauver les civils, même quand ça complique la mission. Même quand ça met des vies en danger.
Ce civil-là, je ne connais pas son nom. Je ne connais pas son visage. Mais je sais qu’il ou elle doit sa vie à des soldats ukrainiens qui ont choisi de ne pas l’abandonner. Et ça, ça dit tout. Sur cette guerre. Sur les valeurs pour lesquelles l’Ukraine se bat. Parce que les Russes, eux, ils bombardent les convois de civils. Ils tirent sur les hôpitaux. Ils violent. Ils torturent. Ils assassinent. Les Ukrainiens, eux, sauvent. Même au prix de leur propre sécurité.
Une vie quotidienne sous les bombes
À quoi ressemble la vie à Kupiansk en janvier 2026 ? C’est difficile à imaginer. Pas d’électricité la plupart du temps — les frappes russes visent systématiquement les infrastructures énergétiques. Parfois, le courant est coupé jusqu’à 16 heures par jour. Pas d’eau courante dans de nombreux quartiers — les canalisations ont été détruites. Pas de chauffage alors que les températures descendent sous zéro. Les rares commerces encore ouverts n’ont presque rien à vendre. Les écoles sont fermées depuis longtemps. Les hôpitaux fonctionnent au minimum, avec un personnel réduit et des médicaments qui manquent.
Et par-dessus tout ça, la peur. La peur constante. Parce qu’à n’importe quel moment, un obus peut tomber. Un missile peut frapper. Un drone russe peut larguer son explosif. Sans prévenir. Sans raison. Juste pour terroriser. Pour briser la résistance. Pour pousser les derniers habitants à partir. Certains partent, effectivement. Chaque semaine, quelques-uns font leurs bagages et prennent la route vers l’ouest. Vers Kharkiv. Vers Poltava. Vers Lviv. Vers l’Europe. Loin de la guerre. Loin des bombes. Loin de la mort qui rôde. Mais d’autres restent. Têtus. Courageux. Ou simplement résignés.
Section 10 : Ce que cette bataille nous dit sur l'avenir de la guerre
La primauté de la reconnaissance et de l’information
La bataille de Kupiansk-Vuzlovyi du 30 janvier 2026 illustre une vérité fondamentale de la guerre moderne : celui qui voit le premier frappe le premier. Et celui qui frappe le premier gagne. Le 151e Bataillon de reconnaissance n’a pas repoussé l’assaut russe par la force brute. Il l’a fait grâce à l’information. Les drones ont repéré les concentrations de troupes ennemies. Les opérateurs au sol ont transmis ces données en temps réel. L’artillerie a ajusté ses tirs en fonction. Et les unités d’infanterie ont manœuvré pour exploiter les faiblesses identifiées.
C’est ce que les militaires appellent la « guerre centrée sur le réseau ». Tous les éléments — drones, satellites, radars, soldats, artillerie — sont connectés en temps réel. L’information circule instantanément. Les décisions se prennent en secondes. Et l’ennemi, lui, ne comprend même pas ce qui lui arrive. Un instant, il avance. L’instant d’après, il est sous le feu. Avant même d’avoir pu se mettre à couvert. C’est brutal. C’est efficace. Et c’est l’avenir de la guerre. Les armées qui maîtrisent cette approche dominent le champ de bataille. Celles qui ne la maîtrisent pas meurent.
Et c’est là que je réalise à quel point cette guerre est différente de toutes celles qui l’ont précédée. En 1914, on se battait dans des tranchées, à la baïonnette. En 1944, on se battait avec des chars et de l’aviation. En 2003, on se battait avec des missiles de croisière et des bombardiers furtifs. En 2026, on se bat avec des drones à 500 dollars et des réseaux d’information. La technologie a changé. Mais au fond, c’est toujours pareil. Des hommes qui tuent d’autres hommes. Pour des morceaux de terre. Pour des idées. Pour des drapeaux.
L’importance cruciale de la formation et de la motivation
Pourquoi les Ukrainiens tiennent-ils ? Pourquoi, après presque quatre ans de guerre totale, continuent-ils à se battre avec autant de détermination ? La réponse tient en deux mots : formation et motivation. La formation, parce que les soldats ukrainiens — surtout dans des unités d’élite comme le 151e Bataillon — reçoivent un entraînement de qualité. Souvent en Occident : Royaume-Uni, Pologne, France, Allemagne, États-Unis. Ils apprennent les tactiques modernes, l’utilisation des équipements high-tech, la coordination interarmes. Et surtout, ils apprennent à penser. À analyser. À s’adapter.
La motivation, parce qu’ils se battent pour leur pays. Pour leurs familles. Pour leur liberté. Ce n’est pas une guerre de conquête pour eux. C’est une guerre de survie. Chaque kilomètre perdu, c’est un bout de leur terre qui tombe aux mains de l’envahisseur. Chaque ville abandonnée, ce sont des compatriotes livrés à l’occupation russe. Alors ils tiennent. Même quand c’est difficile. Même quand c’est désespéré. Même quand ils sont à court de munitions, épuisés, terrifiés. Parce qu’abandonner, ce serait trahir. Et ça, ils ne peuvent pas le faire. Le colonel Igor Obolensky le résume bien : « L’opération Kupiansk prouve que grâce à la planification, à la formation des commandants et des états-majors, et à la formation de qualité des unités — tout ce que nous appelons la méthode Khartiia — l’ennemi peut être arrêté et détruit avec succès. »
Conclusion : La résistance continue, envers et contre tout
Un symbole qui dépasse Kupiansk
Kupiansk-Vuzlovyi n’est qu’un point sur la carte. Une petite localité que la plupart des gens ne pourraient même pas situer. Mais elle représente tellement plus. Elle représente la résistance ukrainienne. Cette capacité à tenir, à encaisser, à se relever. Cette détermination à ne jamais céder. Cette volonté de fer qui fait qu’après presque quatre ans de guerre totale, les Ukrainiens se battent encore. Avec moins de munitions que les Russes. Avec moins d’hommes. Avec moins de tout. Mais avec plus de cœur. Plus de cerveau. Plus de raisons de se battre.
Le 30 janvier 2026, le 151e Bataillon de reconnaissance a montré au monde que l’Ukraine n’est pas finie. Que malgré la fatigue, malgré les pertes, malgré les trahisons de certains alliés, elle tient. Elle frappe. Elle gagne. Pas toujours. Pas partout. Mais assez souvent pour continuer à espérer. Pour continuer à croire qu’un jour, cette guerre se terminera. Pas par une capitulation. Pas par un abandon. Mais par une victoire. Une vraie. Celle où l’Ukraine récupère chaque centimètre de son territoire. Celle où les envahisseurs rentrent chez eux. Celle où Kupiansk-Vuzlovyi redevient une gare ordinaire, où passent des trains de voyageurs, pas des trains de munitions.
Ce soir, quelque part près de Kupiansk, des soldats ukrainiens montent la garde. Ils scrutent l’obscurité. Ils guettent le moindre mouvement ennemi. Ils savent que demain, les Russes reviendront. Parce qu’ils reviennent toujours. Mais ils savent aussi qu’ils les repousseront. Encore une fois. Parce que c’est ce qu’ils font. Depuis le premier jour de cette guerre. Tenir. Résister. Vaincre. Je ne sais pas combien de temps encore ils devront se battre. Je ne sais pas combien d’entre eux verront la paix. Mais je sais une chose : tant qu’il restera des hommes comme ceux du 151e Bataillon, l’Ukraine ne tombera pas. Jamais.
L’ombre des négociations et l’incertitude de demain
Janvier 2026. Le monde parle de paix. Donald Trump promet un accord rapide. Les Européens discutent des termes. Vladimir Poutine pose ses exigences. Et pendant ce temps, à Kupiansk, des hommes meurent. Pour une gare. Pour un pont. Pour un bout de route boueuse. Parce que la réalité, c’est que la paix ne se décrète pas. Elle se construit. Sur des bases solides. Sur des garanties de sécurité. Sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. Pas sur des capitulations déguisées en compromis.
L’Ukraine a besoin de garanties de sécurité solides. Pas de promesses vagues. Pas de mémorandums qui ne valent pas le papier sur lequel ils sont écrits. Des garanties concrètes. Une présence militaire occidentale si nécessaire. Des armes pour se défendre. Des sanctions qui font vraiment mal à Moscou. Sans ça, toute paix ne sera qu’une pause. Un répit pour que Poutine reconstitue ses forces et recommence. En 2027. En 2028. Ou quand bon lui semblera. Et Kupiansk tombera. Puis Sloviansk. Puis Kramatorsk. Puis Dnipro. Jusqu’où ? Jusqu’à ce que plus personne ne résiste.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, militaires et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements militaires globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements concernant la guerre en Ukraine, les opérations militaires russes et ukrainiennes, et l’évolution du conflit armé en Europe de l’Est.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables concernant les opérations militaires à Kupiansk et dans la région de Kharkiv en janvier 2026.
Sources primaires : communiqués officiels des Forces armées ukrainiennes, déclarations du Groupe opérationnel des forces conjointes, rapports du 151e Bataillon de reconnaissance, dépêches de l’agence de presse nationale ukrainienne Ukrinform, communiqués du ministère de la Défense ukrainien.
Sources secondaires : analyses de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), rapports du média indépendant ukrainien Kyiv Independent, analyses militaires de La Vigie (média français spécialisé en questions stratégiques), données de MilitaryLand.net sur les unités ukrainiennes, témoignages de combattants publiés par ArmyInform (média militaire officiel ukrainien).
Les données sur l’importance stratégique de Kupiansk-Vuzlovyi, les méthodes de combat russes, et l’évolution de la situation militaire proviennent d’une analyse croisée de ces sources officielles et d’interviews de commandants ukrainiens sur le terrain publiées entre octobre 2023 et janvier 2026.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles concernant les opérations militaires autour de Kupiansk, les tendances observées dans la conduite de la guerre russo-ukrainienne, et les commentaires d’experts militaires cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques militaires et géopolitiques du conflit russo-ukrainien, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit de cette guerre qui façonne l’avenir de l’Europe. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires militaires et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs de ce conflit.
Toute évolution ultérieure de la situation militaire à Kupiansk pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées concernant le contrôle de Kupiansk-Vuzlovyi ou les opérations du 151e Bataillon de reconnaissance, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Ukrinform – Ukrainian forces repel Russian assault near Kupiansk-Vuzlovyi – military – 30 janvier 2026
Ukrinform – Kupiansk-Vuzlovyi remains under control of Ukrainian Defense Forces – military – 27 janvier 2026
ArmyInform – Kupiansk-Vuzlovyi Remains Under the Control of the Armed Forces of Ukraine – 28 janvier 2026
Sources secondaires
Kyiv Independent – Ukraine war latest updates: Khartiia Brigade raises flag over Kupiansk city council building – 12 janvier 2026
La Vigie – Bilan n° 127 du 11 janvier 2026 (guerre d’Ukraine) – 11 janvier 2026
Wikipedia – 151st Reconnaissance Strike Battalion (Ukraine) – Consulté en janvier 2026
ArmyInform – Heavenly reconnaissance — how our pilots make life unbearable for the enemy – Octobre 2025
TSN – Why Russia is desperate to capture Kupiansk: Expert explains – Décembre 2025
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