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OPINION : L’Ukraine et l’OTAN s’accordent sur les priorites de cooperation — enfin, mais est-ce suffisant ?
Crédit: Adobe Stock

Les priorites annoncees

Soyons precis sur ce qui a ete convenu. L’Ukraine et l’OTAN se sont accordees sur des priorites cles de cooperation qui incluent le renforcement des systemes de defense aerienne, le developpement des capacites liees aux Patriot, aux F-16 et aux HIMARS, et la recherche d’une superiorite technologique conjointe. Fedorov a egalement souligne l’importance de la coordination au sein du format Ramstein pour accelerer les decisions et les livraisons. La liste des besoins prioritaires de l’Ukraine — le PURL, pour Prioritised Ukraine Requirements List — reste le cadre de reference pour l’aide alliee. C’est un mecanisme. Un processus. Une liste. Mais la question qui brule les levres est : a quelle vitesse ces priorites se traduiront-elles en materiels livres sur le champ de bataille ?

Car les accords, les priorites, les listes — l’Ukraine en a vu passer des dizaines depuis 2022. Des sommets a Bruxelles. Des formats Ramstein. Des declarations conjointes. Des engagements solennels. Et pourtant, chaque fois, le meme schema se repete : on promet beaucoup, on livre lentement, et quand le materiel arrive enfin, la situation sur le terrain a deja change. Les Patriot promis il y a des mois ne sont pas tous arrives. Les F-16, livres au compte-gouttes, sont encore trop peu nombreux pour changer l’equation aerienne. Les HIMARS ont prouve leur efficacite, mais les stocks de munitions restent un probleme permanent. L’accord est la. Les priorites sont definies. Mais les armes, elles, sont-elles en route ?

Des priorites, l’Ukraine en a plein les tiroirs. Ce dont elle a besoin, ce n’est pas d’une nouvelle liste de priorites. C’est de missiles Patriot dans ses batteries, de F-16 sur ses pistes, et de munitions dans les mains de ses soldats. Maintenant. Pas dans six mois. Maintenant.

Le format Ramstein — machine a promesses ou machine a livrer ?

Le format Ramstein — du nom de la base aerienne americaine en Allemagne ou se tiennent les reunions du Groupe de contact pour la defense de l’Ukraine — est devenu le mecanisme central de coordination de l’aide militaire occidentale. Lors de la 32e reunion de Ramstein, les partenaires ont annonce de nouveaux engagements pour un soutien a long terme : 11,5 milliards d’euros en 2026 pour la defense de l’Ukraine, avec un accent sur la defense aerienne, les drones et les munitions d’artillerie. Ce chiffre est impressionnant. Sur le papier. Mais l’experience a montre que les engagements de Ramstein et les livraisons effectives sont deux choses tres differentes.

Les delais de livraison restent le talon d’Achille du soutien occidental. Les industries de defense europeennes, apres des decennies de sous-investissement, peinent a monter en cadence. Les stocks sont bas. Les lignes de production sont saturees. Et la bureaucratie des processus d’approbation dans les capitales europeennes ajoute des semaines, parfois des mois, aux livraisons. Pendant ce temps, la Russie produit des missiles a un rythme industriel, avec l’aide de composants importes de Chine, de Coree du Nord, et parfois meme de pays occidentaux via des reseaux de contournement. L’asymetrie est criante. Et elle coute des vies.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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