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CHRONIQUE : Zelensky et la colere a Davos — quand les milliardaires snobent un president en guerre
Crédit: Adobe Stock

Groundhog Day version geopolitique

Zelensky a trouve la metaphore parfaite. Le Jour de la Marmotte. Ce film americain ou Bill Murray revit la meme journee en boucle, condamne a repeter les memes gestes, les memes erreurs, jusqu’a ce qu’il comprenne enfin. « Tout le monde se souvient de ce grand film americain, a-t-il lance a la salle de Davos, mais personne ne voudrait vivre comme ca. Repeter la meme chose pendant des semaines, des mois, et bien sur des annees. Et pourtant, c’est exactement comme ca que nous vivons maintenant. » La salle a frisonne. Pas de rire poli. Pas d’applaudissements complaisants. Un silence. Celui de gens qui savent qu’on vient de leur dire une verite qu’ils refusent d’entendre. Car Zelensky a rappele un fait accablant : l’annee precedente, a Davos meme, il avait termine son discours par ces mots : « L’Europe doit savoir se defendre. » Un an plus tard, rien n’a change. Les memes hesitations. Les memes debats interminables. Les memes promesses non tenues.

Combien de fois faudra-t-il que Zelensky monte sur cette scene pour dire la meme chose ? Combien de discours faudra-t-il ? Combien de morts ? L’Europe, ce kaléidoscope fragmente de petites et moyennes puissances, comme l’a decrit le president ukrainien, continue de se regarder dans le miroir sans voir son propre visage defait. Elle parle de valeurs. Elle invoque la democratie. Elle celebre la liberte. Mais quand il faut agir, quand il faut payer le prix de ces valeurs, elle se derobe derriere des procedures, des consultations, des sommets qui ne produisent que du communique.

L’Europe vit dans un Jour de la Marmotte geopolitique. Elle se reveille chaque matin avec les memes bonnes intentions et se couche chaque soir avec les memes lachetes. Zelensky a raison : nous sommes prisonniers d’une boucle. Et chaque repetition coute des vies ukrainiennes.

L’Europe perdue, sans boussole ni courage

« Au lieu de prendre la tete de la defense de la liberte dans le monde, a martele Zelensky, surtout quand l’attention de l’Amerique se porte ailleurs, l’Europe semble perdue, essayant de convaincre le president americain de changer. » Ces mots sont d’une cruaute chirurgicale. Ils decrivent une Europe qui n’est plus un acteur mais un mendiant. Une Europe qui court apres Washington comme un enfant court apres un parent qui s’eloigne. Zelensky ne menage plus personne. Il ne fait plus semblant de croire aux promesses europeennes. Il a compris que l’Europe est devenue un geant bureaucratique aux pieds d’argile militaire, incapable de se projeter, incapable de se defendre, incapable meme de proteger ses propres interets strategiques. Le president ukrainien l’a dit crument : l’Europe ressemble encore plus a de la « geographie, de l’histoire, de la tradition » qu’a une « grande puissance politique ». C’est un diagnostic brutal. Mais c’est un diagnostic vrai.

Et le plus douloureux, c’est que cette verite vient d’un homme dont le pays est en train de saigner pour defendre precisement les valeurs que l’Europe pretend incarner. Zelensky ne parle pas depuis un bureau confortable a Bruxelles. Il parle depuis les tranchees. Depuis les bunkers. Depuis un pays ou les sirenes d’alerte aerienne sont devenues la musique de fond de la vie quotidienne. Et quand cet homme vous dit que vous etes perdus, vous feriez mieux d’ecouter.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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