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BILLET : Zelensky prêt à regarder Poutine dans les yeux — le courage face au tyran
Crédit: Adobe Stock

Quand le Kremlin joue aux hôtes généreux

Le Kremlin a eu le culot — oui, le culot — d’inviter Zelensky à Moscou. Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Poutine, a précisé avec un calme bureaucratique glaçant que cette rencontre devrait être préparée avec soin et orientée vers des résultats concrets. Moscou a même garanti la sécurité de Zelensky durant son séjour. Vous imaginez la scène ? L’homme que Poutine a tenté d’assassiner au moins trois fois dans les premiers jours de l’invasion, celui dont les forces spéciales russes ont traqué le convoi dans les rues de Kiev en février 2022, celui que le groupe Wagner avait pour mission d’éliminer — cet homme-là devrait accepter l’hospitalité de Moscou ? C’est comme si un loup invitait un agneau dans sa tanière en lui promettant de ne pas mordre. La proposition est tellement grotesque qu’elle en devient insultante. Mais c’est précisément le calcul du Kremlin. Chaque geste diplomatique russe est une mise en scène. Chaque mot est un piège. Chaque sourire cache un poignard.

La stratégie russe est limpide comme de l’eau glacée. Inviter Zelensky à Moscou, c’est le placer dans une position de subordination symbolique. C’est dire au monde : voyez, le petit président ukrainien vient nous voir, c’est donc nous qui fixons les règles. C’est transformer une négociation de paix en audience impériale. Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, maintient que les prochaines négociations sous médiation américaine sont prévues à Abou Dhabi — un terrain neutre. Mais l’invitation à Moscou n’était pas une offre de paix. C’était un test de soumission. Et Zelensky l’a compris instantanément. Sa réponse a été cinglante, magistrale, inoubliable : je peux tout aussi bien l’inviter à Kiev, qu’il vienne. En une phrase, il a retourné l’échiquier. En une phrase, il a dit au monde que l’Ukraine n’est pas un pays vassal. Que Kiev est une capitale souveraine. Que si Poutine veut la paix, c’est à lui de faire le premier pas.

L’invitation à Moscou était un piège grossier, et le monde entier l’a vu. Ce que Poutine ne saisit pas, c’est que chaque fois qu’il humilie l’Ukraine, il renforce la détermination de Zelensky. La tyrannie produit ses propres anticorps, et Zelensky en est la preuve vivante.

Le contre-défi : venez à Kiev

Quand Zelensky a lancé son contre-défi — venez à Kiev, monsieur Poutine — le monde a retenu son souffle. Parce que cette invitation n’est pas une simple réplique diplomatique. C’est un acte de bravoure politique d’une puissance symbolique phénoménale. Venir à Kiev, pour Poutine, signifierait marcher dans les rues d’une ville qu’il a bombardée. Voir les immeubles éventrés que ses missiles ont défigurés. Entendre le silence des quartiers fantômes où plus personne ne vit. Sentir l’odeur de béton brûlé et de métal tordu qui imprègne encore certains boulevards. Ce serait confronter le résultat de ses ordres. Ce serait voir la guerre, non pas depuis le palais doré du Kremlin, mais depuis les décombres. Et Poutine ne viendra jamais. Parce que les tyrans ne regardent jamais les conséquences de leurs actes. Ils signent des ordres dans des bureaux lambrissés et laissent les autres mourir à leur place. Zelensky le sait. Son invitation n’est pas naïve — elle est stratégiquement brillante. Elle expose la lâcheté fondamentale de Poutine devant le monde entier.

L’Ukraine sait que Poutine ne viendra pas à Kiev. Mais en posant cette condition, Zelensky a créé un précédent moral. Il a montré que l’Ukraine refuse d’être le suppliant dans cette histoire. Que dans toute négociation de paix, il faut que les deux parties marchent l’une vers l’autre, pas que l’une rampe vers l’autre. Les diplomates européens l’ont compris. Les capitales occidentales ont applaudi, discrètement mais sincèrement. Et dans les couloirs de l’ONU, dans les salons de Davos, dans les bureaux de la Maison-Blanche, on a murmuré : ce Zelensky-là, il a du cran.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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