Quand le Kremlin joue aux hôtes généreux
Le Kremlin a eu le culot — oui, le culot — d’inviter Zelensky à Moscou. Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Poutine, a précisé avec un calme bureaucratique glaçant que cette rencontre devrait être préparée avec soin et orientée vers des résultats concrets. Moscou a même garanti la sécurité de Zelensky durant son séjour. Vous imaginez la scène ? L’homme que Poutine a tenté d’assassiner au moins trois fois dans les premiers jours de l’invasion, celui dont les forces spéciales russes ont traqué le convoi dans les rues de Kiev en février 2022, celui que le groupe Wagner avait pour mission d’éliminer — cet homme-là devrait accepter l’hospitalité de Moscou ? C’est comme si un loup invitait un agneau dans sa tanière en lui promettant de ne pas mordre. La proposition est tellement grotesque qu’elle en devient insultante. Mais c’est précisément le calcul du Kremlin. Chaque geste diplomatique russe est une mise en scène. Chaque mot est un piège. Chaque sourire cache un poignard.
La stratégie russe est limpide comme de l’eau glacée. Inviter Zelensky à Moscou, c’est le placer dans une position de subordination symbolique. C’est dire au monde : voyez, le petit président ukrainien vient nous voir, c’est donc nous qui fixons les règles. C’est transformer une négociation de paix en audience impériale. Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, maintient que les prochaines négociations sous médiation américaine sont prévues à Abou Dhabi — un terrain neutre. Mais l’invitation à Moscou n’était pas une offre de paix. C’était un test de soumission. Et Zelensky l’a compris instantanément. Sa réponse a été cinglante, magistrale, inoubliable : je peux tout aussi bien l’inviter à Kiev, qu’il vienne. En une phrase, il a retourné l’échiquier. En une phrase, il a dit au monde que l’Ukraine n’est pas un pays vassal. Que Kiev est une capitale souveraine. Que si Poutine veut la paix, c’est à lui de faire le premier pas.
L’invitation à Moscou était un piège grossier, et le monde entier l’a vu. Ce que Poutine ne saisit pas, c’est que chaque fois qu’il humilie l’Ukraine, il renforce la détermination de Zelensky. La tyrannie produit ses propres anticorps, et Zelensky en est la preuve vivante.
Le contre-défi : venez à Kiev
Quand Zelensky a lancé son contre-défi — venez à Kiev, monsieur Poutine — le monde a retenu son souffle. Parce que cette invitation n’est pas une simple réplique diplomatique. C’est un acte de bravoure politique d’une puissance symbolique phénoménale. Venir à Kiev, pour Poutine, signifierait marcher dans les rues d’une ville qu’il a bombardée. Voir les immeubles éventrés que ses missiles ont défigurés. Entendre le silence des quartiers fantômes où plus personne ne vit. Sentir l’odeur de béton brûlé et de métal tordu qui imprègne encore certains boulevards. Ce serait confronter le résultat de ses ordres. Ce serait voir la guerre, non pas depuis le palais doré du Kremlin, mais depuis les décombres. Et Poutine ne viendra jamais. Parce que les tyrans ne regardent jamais les conséquences de leurs actes. Ils signent des ordres dans des bureaux lambrissés et laissent les autres mourir à leur place. Zelensky le sait. Son invitation n’est pas naïve — elle est stratégiquement brillante. Elle expose la lâcheté fondamentale de Poutine devant le monde entier.
L’Ukraine sait que Poutine ne viendra pas à Kiev. Mais en posant cette condition, Zelensky a créé un précédent moral. Il a montré que l’Ukraine refuse d’être le suppliant dans cette histoire. Que dans toute négociation de paix, il faut que les deux parties marchent l’une vers l’autre, pas que l’une rampe vers l’autre. Les diplomates européens l’ont compris. Les capitales occidentales ont applaudi, discrètement mais sincèrement. Et dans les couloirs de l’ONU, dans les salons de Davos, dans les bureaux de la Maison-Blanche, on a murmuré : ce Zelensky-là, il a du cran.
Davos, janvier 2026 : le cri d'un président de guerre
Un discours qui a fait trembler l’Europe
Quelques jours avant cette déclaration sur la rencontre avec Poutine, Zelensky avait enflammé le Forum économique mondial de Davos. Son discours a été un uppercut adressé à l’Europe tout entière. Il a accusé le continent d’être perdu, de ressembler à une géographie, une histoire, une tradition, mais pas à une véritable force politique. Des mots qui ont résonné comme des gifles dans l’amphithéâtre feutré de Davos. Les PDG en costumes à dix mille euros ont détourné le regard. Les ministres ont serré les mâchoires. Parce que Zelensky avait raison. L’Europe parle beaucoup et agit peu. L’Europe débat pendant que l’Ukraine brûle. L’Europe vote des résolutions pendant que des enfants ukrainiens dorment dans des abris souterrains par moins vingt degrés. Et Zelensky, debout à cette tribune, avec sa veste kaki au milieu des costumes trois-pièces, a dit tout haut ce que personne n’osait murmurer : arrêtez d’essayer de changer Trump, commencez par vous changer vous-mêmes.
À Davos, Zelensky a aussi annoncé un accord de principe avec Trump sur les garanties de sécurité. Les garanties de sécurité, c’est prêt, a-t-il affirmé. Les documents pour la paix sont presque prêts. L’émissaire américain Steve Witkoff a confirmé que les négociations avaient beaucoup progressé et qu’il ne restait plus qu’un seul point à régler. Un seul point. Mais quel point. Les territoires. Toujours les territoires. Cette question qui empoisonne chaque tentative de paix depuis 2014. Le Donbas, la Crimée, les régions de Zaporijia et de Kherson — ces terres que la Russie a avalées et qu’elle refuse de rendre. Zelensky l’a dit avec une franchise déchirante : tout tourne autour de la partie orientale de notre pays, tout tourne autour des territoires. Et dans cette phrase, il y avait toute la douleur d’un peuple amputé.
Davos a vu un président de guerre parler comme aucun leader européen n’ose le faire. Zelensky ne fait pas de la diplomatie de salon — il fait de la diplomatie de tranchée. Et c’est pour cela que ses mots frappent si fort : parce qu’ils sentent la poudre et le sang.
Le négociateur Umerov et les 90 pour cent
Le négociateur ukrainien Rustem Umerov a livré un chiffre qui aurait dû faire la une de tous les journaux du monde : 90 pour cent du plan de paix ont déjà été agréés. Quatre-vingt-dix pour cent. Cela signifie que sur les vingt points du plan de paix en cours d’élaboration, dix-huit font déjà l’objet d’un consensus. Les garanties de sécurité, le cadre institutionnel, les mécanismes de surveillance — tout cela avance. Mais les dix pour cent restants, ces dix malheureux pour cent, sont les plus explosifs. Ce sont les territoires. Ce sont les frontières. C’est la question existentielle de savoir si l’Ukraine récupérera un jour les terres que la Russie lui a volées. Et Zelensky lui-même a averti : ces dix pour cent seront les plus difficiles à finaliser. Difficiles, c’est un euphémisme diplomatique pour dire qu’on marche sur des mines antipersonnel. Chaque mètre carré de territoire est un champ de bataille politique autant que militaire. Chaque village occupé est un drame humain — des familles séparées, des maisons pillées, des écoles transformées en postes de commandement.
Les consultations trilatérales d’Abou Dhabi, les 23 et 24 janvier, ont marqué un tournant. Pour la première fois, des représentants des États-Unis, de la Russie et de l’Ukraine se sont assis autour de la même table. Sybiha a qualifié ces négociations de très difficiles, tout en notant un changement qualitatif dans la composition de l’équipe russe de négociation. Moscou a envoyé des gens sérieux, pas des propagandistes. C’est un signe. Un signe fragile, un signe qui peut s’éteindre à tout moment, mais un signe quand même. Et dans cette guerre, on apprend à s’accrocher aux signes comme un noyé s’accroche à un morceau de bois.
Le prix du courage : quatre ans de guerre
Les chiffres qui brûlent
Derrière la volonté de paix de Zelensky, il y a un pays en lambeaux. Les chiffres sont insoutenables. Plus de 50 000 civils tués ou blessés depuis le début du conflit, selon l’ONU — et le nombre réel est probablement bien plus élevé. Le nombre de victimes civiles a augmenté de 24 pour cent depuis le début de l’année 2026 par rapport à la même période l’an dernier. Au rythme actuel, le nombre total de soldats russes et ukrainiens blessés ou tués pourrait atteindre deux millions d’ici au printemps 2026, selon le CSIS. Deux millions. Écrivez ce chiffre. Regardez-le. Laissez-le vous transpercer. Deux millions de vies détruites, de familles brisées, de rêves anéantis. Deux millions de raisons pour lesquelles Zelensky veut cette rencontre avec Poutine. Deux millions de fantômes qui hanteront cette table de négociation si elle a lieu. Et derrière chaque chiffre, il y a un visage. Olena, 34 ans, infirmière à Kherson, tuée par un missile alors qu’elle se rendait à son travail. Dmytro, 19 ans, soldat tombé dans une tranchée du Donbas, dont la mère n’a reçu qu’un sac en plastique contenant ses effets personnels.
Le secteur énergétique ukrainien a subi plus de 20 milliards de dollars de dommages directs, selon une estimation conjointe de la Banque mondiale, de la Commission européenne et des Nations unies. En 2025, 210 stations de chauffage ont été bombardées. 160 électriciens ont perdu la vie sous les bombes russes en tentant de rétablir le courant. Ce sont des héros anonymes, des hommes et des femmes qui grimpent sur des pylônes déchiquetés sous les sirènes d’alerte, qui raccordent des câbles avec des mains gelées, qui meurent pour que d’autres puissent allumer une lumière. Et pendant ce temps, 610 000 foyers de Kiev sont privés d’électricité. Plus de 700 immeubles sont sans chauffage. Le maire Klitschko a lancé un appel à l’évacuation temporaire — 600 000 habitants ont quitté la capitale. Une femme de 88 ans se réchauffe avec sa seule bouillotte dans un appartement où il fait six degrés. Dehors, il fait moins vingt.
Quand on parle de diplomatie, de négociations, de rencontres au sommet, n’oublions jamais cette femme de 88 ans qui tremble dans son appartement glacé. C’est pour elle que Zelensky veut la paix. C’est pour elle qu’il est prêt à regarder le bourreau dans les yeux.
L’hiver le plus rude depuis 1942
Les météorologues ont annoncé des températures nocturnes pouvant descendre jusqu’à moins trente degrés — l’hiver le plus rude que l’Ukraine ait connu depuis 1942. Et ce n’est pas un hasard si Moscou intensifie ses bombardements précisément pendant cette période. C’est une stratégie délibérée. C’est une arme de destruction massive qui ne porte pas le nom d’un missile mais celui du froid. Privez un peuple d’électricité et de chauffage par moins trente, et vous tuez sans tirer un seul coup de feu. Vous tuez les nourrissons dans les maternités. Vous tuez les personnes âgées dans leurs lits. Vous tuez lentement, silencieusement, invisiblement. Et quand Donald Trump a demandé à Poutine de cesser les frappes sur Kiev en raison du froid exceptionnel, le Kremlin a accepté une pause de quelques jours. Quelques jours. Comme si la vie des Ukrainiens ne valait qu’un répit temporaire. Comme si leur survie dépendait du bon vouloir d’un dictateur qui peut, d’un geste, rallumer les bombardements.
Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a déclaré : viser des civils et des infrastructures civiles constitue une violation claire des règles de la guerre. Le Secrétaire général de l’ONU a condamné fermement ces attaques. Mais les condamnations, aussi véhémentes soient-elles, ne réchauffent pas les appartements de Kiev. Elles ne réparent pas les centrales électriques pulvérisées. Elles ne ramènent pas les 160 électriciens morts en essayant de maintenir la lumière allumée. Et c’est dans ce contexte — ce contexte de désolation absolue — que Zelensky dit : je veux la paix, je suis prêt à rencontrer Poutine. Comprenez-vous la force morale que cela exige ? Comprenez-vous ce que signifie tendre la main à celui qui vous étrangle ?
La position de Poutine : le mépris comme doctrine
L’illégitimité comme arme rhétorique
Poutine a une arme favorite qui ne coûte rien et qui fait des dégâts considérables : le mépris. En qualifiant Zelensky d’illégitime, il ne fait pas un constat juridique — il lance une bombe diplomatique. Il tente de délégitimer non seulement un homme, mais tout un peuple, toute une démocratie, tout un processus électoral. Poutine a déclaré à la presse d’État russe : on peut négocier avec n’importe qui, mais à cause de son illégitimité, il n’a pas le droit de signer quoi que ce soit. Et il a ajouté, avec cette froideur reptilienne qui le caractérise, qu’il déléguerait des gens pour participer aux négociations si Zelensky était présent, plutôt que de tenir des discussions en face à face. Vous comprenez le message ? Poutine ne daignerait même pas s’asseoir à la même table. Il enverrait des sous-fifres. Comme si le président d’un pays de 44 millions d’habitants ne méritait pas son attention directe.
Mais cette stratégie du mépris a un point faible colossal : elle ne trompe plus personne. Le monde entier sait que Zelensky a été élu démocratiquement en 2019 avec 73 pour cent des voix. Le monde entier sait que si les élections n’ont pas eu lieu comme prévu, c’est précisément parce que la Russie a envahi l’Ukraine et que la loi martiale a été déclarée. Accuser Zelensky d’illégitimité, c’est comme accuser un pompier de ne pas avoir arrosé son jardin pendant que sa maison brûlait. C’est d’une mauvaise foi si grossière qu’elle en devient presque comique. Presque. Car les conséquences, elles, n’ont rien de comique. Ce refus de reconnaître Zelensky est un obstacle direct à la paix. C’est un mur que Poutine a construit de ses propres mains pour empêcher toute négociation sérieuse.
Le mépris de Poutine envers Zelensky n’est pas de la diplomatie — c’est de la cruauté psychologique à l’échelle étatique. Mais le mépris n’a jamais gagné une guerre, et l’histoire finit toujours par donner raison à ceux qui choisissent le courage plutôt que l’arrogance.
La Russie qui ne veut pas la paix
Soyons lucides. La Russie ne veut pas la paix. La Russie veut la victoire. Comme l’a écrit l’Atlantic Council, Poutine ne peut accepter aucun accord de paix qui garantirait la souveraineté ukrainienne. Car reconnaître l’Ukraine comme un État souverain, c’est admettre que l’invasion était une erreur. C’est admettre que des centaines de milliers de soldats russes sont morts pour rien. C’est admettre que la grande Russie n’est pas si grande que ça. Et pour un homme comme Poutine, dont le pouvoir repose sur le mythe de l’invincibilité, cette admission serait fatale. Ruth Deyermond, du King’s College London, a résumé la situation avec une lucidité glaciale : aucune des conditions pour une résolution finale du conflit n’est en place. Ni l’Ukraine ni la Russie ne sont en position d’obtenir une victoire décisive sur le terrain. Les deux pays sont sous pression considérable, mais ni l’un ni l’autre ne semble sur le point de s’effondrer. C’est l’impasse. Le statu quo sanglant. La guerre sans fin.
Et pourtant, dans cette impasse, Zelensky choisit de tendre la main. Là où Poutine choisit le mépris, Zelensky choisit le dialogue. Là où Poutine envoie des missiles, Zelensky envoie des mots. Cette asymétrie morale est d’une violence symbolique extraordinaire. Elle expose, mieux que n’importe quel discours, la nature profonde de ce conflit : d’un côté, un homme qui veut la paix ; de l’autre, un homme qui veut l’empire.
Trump, l'arbitre imprévisible
Le deal-maker et la guerre
Donald Trump a fait de la fin de la guerre en Ukraine l’une des promesses phares de son second mandat. À Davos, il a déclaré que Poutine et Zelensky seraient stupides de ne pas signer un accord. Le mot est brutal, typiquement trumpien, dépourvu de toute nuance diplomatique. Mais derrière cette brutalité, il y a une réalité stratégique : les États-Unis sont aujourd’hui le seul acteur capable de pousser les deux parties vers la table des négociations. L’envoi de Steve Witkoff à Moscou, puis les consultations trilatérales d’Abou Dhabi, montrent que l’administration Trump ne fait pas que parler — elle agit. Mais comment ? Avec quelles garanties ? Avec quelles lignes rouges ? Et surtout, dans l’intérêt de qui ? Ces questions hantent les chancelleries européennes. Car Trump ne fait rien par altruisme. Chaque geste diplomatique est un calcul. Chaque avancée vers la paix est aussi un pas vers sa propre gloire politique.
La rencontre entre Zelensky et Trump à Davos a été qualifiée de productive et substantive par les deux parties. Les documents pour la paix seraient presque prêts. Mais Witkoff a aussi laissé entendre qu’une rencontre directe Zelensky-Poutine nécessiterait d’abord des discussions supplémentaires en Russie ou en Ukraine. Ce qui signifie que le chemin est encore long. Terriblement long. Et chaque jour qui passe, des soldats meurent dans les tranchées du Donbas. Chaque nuit qui tombe, des drones survolent les villes ukrainiennes. Le temps joue contre la paix. Et Zelensky le sait mieux que quiconque.
Trump veut être le président qui a mis fin à la guerre en Ukraine. Soit. Mais qu’il comprenne bien ceci : la paix ne se décrète pas comme un deal immobilier. Elle se construit sur la justice, sur la reconnaissance de la souffrance, sur le respect de la souveraineté. Sinon, ce n’est pas la paix — c’est une capitulation maquillée.
L’Europe absente, l’Amérique omniprésente
Le paradoxe est cruel. La guerre se déroule en Europe, mais c’est l’Amérique qui mène les négociations. La Coalition of the Willing — plus de trente pays réunis à Paris le 6 janvier — a promis des garanties de sécurité robustes. Le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron ont signé une déclaration conjointe promettant le déploiement de troupes en Ukraine en cas d’accord de paix. Mais Poutine a déjà prévenu : toute présence militaire occidentale en Ukraine sera considérée comme une cible légitime. Et cette menace jette une ombre glaciale sur les promesses européennes. Car promettre des troupes est une chose. Les envoyer face aux missiles Iskander en est une autre. L’Europe sait-elle vraiment dans quoi elle s’engage ? A-t-elle le courage de ses déclarations ? Ou bien ses promesses fondront-elles comme neige au soleil dès que la Russie haussera le ton ?
Zelensky a eu raison de secouer l’Europe à Davos. Aucune garantie de sécurité ne fonctionne sans les États-Unis, a-t-il rappelé. Et cette phrase résonne comme un aveu d’impuissance européen. Quatre ans de guerre à nos portes, et l’Europe n’a toujours pas trouvé sa voix commune. Quatre ans de résolutions, de sanctions, de promesses — et c’est toujours Washington qui tient le stylo. C’est humiliant. Mais c’est la réalité. Et Zelensky, pragmatique avant tout, travaille avec la réalité telle qu’elle est, pas telle qu’il voudrait qu’elle soit.
Le poids des territoires : la blessure ouverte
Le Donbas, la Crimée, les terres volées
Quand Zelensky dit qu’il est prêt à rencontrer Poutine, il sait que la conversation tournera autour d’un seul sujet : les territoires. Le Donbas — Donetsk, Lougansk — ces régions industrielles où le charbon se mêle au sang depuis 2014. La Crimée, annexée en un tour de passe-passe référendaire en 2014, transformée en base militaire géante. Les régions de Zaporijia et de Kherson, occupées depuis 2022, où des référendums bidons ont été organisés sous la menace des fusils. Ces terres ne sont pas des abstractions géographiques. Ce sont des lieux où vivent des gens. Des gens qui ont été séparés de leurs familles. Des gens dont les maisons ont été pillées. Des gens dont les enfants ont été déportés en Russie — des milliers d’enfants, selon l’Ukraine, arrachés à leurs parents et dispersés à travers le territoire russe. Comment négocie-t-on le sort de ces enfants ? Comment met-on un prix sur une terre où sont enterrés vos ancêtres ?
Zelensky l’a dit avec une franchise déchirante : nous n’avons pas encore trouvé de compromis sur la question territoriale, spécifiquement concernant l’est de l’Ukraine. Cette phrase, dans sa sobriété, contient un océan de douleur. Car derrière le mot compromis, il y a l’idée insupportable que l’Ukraine pourrait devoir accepter la perte d’une partie de son territoire. Que des millions d’Ukrainiens vivant sous occupation russe pourraient ne jamais retrouver leur pays. Que la justice pourrait céder devant le réalisme. Et cette perspective est un couteau planté dans le coeur de chaque Ukrainien.
Les territoires ne sont pas des cases sur un échiquier diplomatique. Ce sont des maisons, des écoles, des cimetières, des souvenirs. Demander à l’Ukraine de les abandonner, c’est lui demander de s’amputer. Et personne n’a le droit de demander cela à un peuple qui saigne déjà depuis quatre ans.
Zaporijia : la centrale qui hante le monde
Parmi les sujets brûlants que Zelensky veut aborder avec Poutine, il y a la centrale nucléaire de Zaporijia — la plus grande d’Europe, occupée par les forces russes depuis mars 2022. Cette centrale est un otage. Six réacteurs nucléaires tenus en laisse par une armée d’occupation. Le moindre incident, la moindre erreur, le moindre missile perdu pourrait provoquer une catastrophe nucléaire qui ferait passer Tchernobyl pour un exercice de routine. L’AIEA a dépêché des inspecteurs sur place, mais leur marge de manoeuvre est limitée. Ils observent. Ils rapportent. Ils alertent. Mais ils ne contrôlent rien. La Russie tient la centrale et refuse de la rendre. Et chaque jour que cette occupation dure, le risque d’un accident nucléaire augmente. Zelensky veut que cette question soit sur la table lors de sa rencontre avec Poutine. Parce que la sécurité nucléaire n’est pas un sujet ukrainien — c’est un sujet planétaire.
Les experts de l’AIEA ont rapporté des coupures d’électricité répétées à la centrale, la privant de la capacité de refroidir ses réacteurs. Imaginez un instant ce scénario : une frappe accidentelle ou délibérée sur un réacteur. Un nuage radioactif qui se répand sur l’Ukraine, la Pologne, la Roumanie, la Hongrie. Des millions de personnes contaminées. Des terres agricoles empoisonnées pour des décennies. Ce n’est pas de la science-fiction. C’est un scénario plausible que des dizaines d’experts nucléaires considèrent comme réaliste. Et c’est pour cela que la question de Zaporijia est si urgente. Si vitale. Si terrifiante.
La diplomatie de tranchée
Négocier sous les bombes
Avez-vous déjà essayé de négocier pendant qu’on vous tire dessus ? C’est exactement ce que fait l’Ukraine depuis des mois. Les consultations d’Abou Dhabi, les conversations avec Witkoff, les discussions à Davos — tout cela se déroule pendant que les bombes continuent de tomber. La nuit du 23 au 24 janvier, alors que les négociateurs ukrainiens s’apprêtaient à s’asseoir à la table trilatérale, la Russie a lancé une attaque massive sur Kiev et Kharkiv. Au moins un mort, 27 blessés. À Kharkiv, 25 drones Shahed ont frappé des immeubles résidentiels, un hébergement pour déplacés, un hôpital, une maternité. 19 blessés dans cette seule ville. Et le lendemain matin, les négociateurs se sont assis à la table en faisant comme si de rien n’était. Comme si on pouvait parler de paix avec les mains encore couvertes du sang de la nuit précédente.
C’est la réalité obscène de cette guerre. La diplomatie et la destruction avancent en parallèle. Moscou négocie d’une main et bombarde de l’autre. Et Zelensky, pris dans cet étau insoutenable, doit continuer à sourire devant les caméras, à serrer des mains, à prononcer des discours, alors que son pays s’effondre morceau par morceau. Combien de temps un homme peut-il tenir dans ces conditions ? Combien de nuits blanches, combien de rapports de bombardements au petit matin, combien de listes de victimes avant que le poids ne devienne insupportable ? Zelensky tient. Et c’est peut-être le miracle le plus extraordinaire de cette guerre : un homme ordinaire transformé en roc par la nécessité de protéger son peuple.
Négocier sous les bombes, c’est le sommet de l’absurdité guerrière. Mais c’est aussi la preuve que Zelensky croit réellement à la paix — pas comme un slogan, mais comme une nécessité vitale. Et cette foi, dans un monde aussi cynique que le nôtre, force le respect.
La trêve énergétique : miettes du Kremlin
Le Kremlin a accepté une trêve limitée sur les frappes contre Kiev — quelques jours seulement, à la demande de Trump. Quelques jours pendant lesquels les missiles ne tomberont pas sur la capitale. Quelques jours pendant lesquels les équipes de réparation pourront peut-être reconnecter quelques transformateurs. Quelques jours pendant lesquels les habitants de Kiev pourront peut-être dormir sans que les sirènes ne les réveillent à trois heures du matin. Mais cette trêve n’est pas un geste de paix. C’est un calcul tactique. C’est Moscou qui montre au monde qu’elle peut être raisonnable — quand ça l’arrange. C’est Poutine qui fait un cadeau à Trump pour maintenir les relations bilatérales. Et dès que la trêve sera terminée, les bombardements reprendront. Parce que pour la Russie, le froid est une arme, et on ne renonce pas à une arme qui fonctionne.
Zelensky a évoqué le principe d’un arrêt mutuel des frappes spécifiquement sur les infrastructures énergétiques. C’est une proposition raisonnable, humaine, urgente. Mais Moscou n’a pas vraiment répondu. Parce que répondre positivement signifierait renoncer à l’une de ses stratégies les plus efficaces. Les frappes sur l’énergie ne visent pas des objectifs militaires — elles visent le moral d’un peuple. Elles visent à briser la volonté de résistance. Elles visent à transformer chaque Ukrainien en un suppliant qui réclame la paix à n’importe quel prix. Et c’est pour cela que cette stratégie est si diaboliquement efficace — et si profondément immorale.
L'homme face au tyran : psychologie d'une rencontre
Que se passera-t-il dans cette pièce
Si cette rencontre a lieu — si, un jour, Zelensky et Poutine se retrouvent dans la même pièce — que se passera-t-il ? Imaginons la scène. Une table ovale dans un palais neutre. Des drapeaux. Des caméras. Des conseillers alignés le long des murs. Et ces deux hommes, face à face. Zelensky, le regard brûlant, les épaules tendues, portant sur lui le poids de 44 millions d’Ukrainiens. Et Poutine, le visage de marbre, le corps immobile, les mains posées à plat sur la table avec cette rigidité militaire qu’il affectionne. Entre eux, un gouffre. Le gouffre de quatre années de guerre. Le gouffre de milliers de morts. Le gouffre de villes rasées, de vies détruites, de rêves anéantis. Et pourtant, ils devront se parler. Ils devront trouver les mots. Ils devront, d’une manière ou d’une autre, construire un pont au-dessus de ce gouffre.
Quand on a demandé à Zelensky comment il se sentirait personnellement en étant assis en face de Poutine, sa réponse a été d’une simplicité désarmante : si c’est le seul cadre dans lequel nous pouvons apporter la paix aux citoyens de l’Ukraine et ne plus perdre de gens, nous irons dans ce cadre. Pas de fanfaronnade. Pas de bravade. Juste la vérité nue d’un homme qui est prêt à avaler sa fierté, à ravaler sa colère, à étouffer sa rage — pour sauver des vies. C’est peut-être la définition même du leadership. Pas les discours grandiloquents, pas les postures héroïques, mais cette capacité brutale à mettre l’intérêt de son peuple au-dessus de tout le reste.
La vraie force n’est pas de frapper — c’est de tendre la main à celui qui vous frappe. Zelensky ne va pas à cette rencontre en position de faiblesse. Il y va avec la force morale de celui qui a choisi la paix quand tout le poussait vers la vengeance. Et cela, aucun missile ne peut le détruire.
Le pari de la dignité
Zelensky fait un pari colossal. En acceptant le principe d’une rencontre avec Poutine, il prend le risque d’être instrumentalisé. Le risque que Poutine utilise cette rencontre comme une vitrine de propagande. Le risque que la Russie présente toute concession comme une victoire. Le risque que les jusqu’au-boutistes ukrainiens l’accusent de trahison. Mais Zelensky prend ce risque parce que l’alternative est pire. L’alternative, c’est la guerre sans fin. L’alternative, c’est des milliers de morts supplémentaires. L’alternative, c’est un pays entier qui s’enfonce dans l’obscurité — au sens propre comme au sens figuré. Et entre le risque d’une rencontre et la certitude de la destruction, Zelensky choisit le risque. Parce que c’est ce que font les vrais leaders.
L’histoire jugera cette décision. Elle jugera si Zelensky a eu raison de tendre la main. Elle jugera si cette rencontre, si elle a lieu, a produit des résultats. Mais quelle que soit l’issue, une chose est certaine : en janvier 2026, un président de guerre a eu le courage de dire oui au dialogue. Un homme dont le pays est bombardé chaque nuit a eu la grandeur d’âme de proposer la paix. Et dans un monde où les leaders se cachent derrière des sondages et des communicants, cette authenticité est rare. Précieuse. Nécessaire.
Les sept offres d'accueil : le monde veut cette rencontre
Du Vatican à la Turquie
Sept pays se sont proposés pour accueillir une rencontre Zelensky-Poutine : l’Autriche, le Vatican, la Suisse, la Turquie et trois États du Golfe. Chacune de ces offres porte un message symbolique puissant. Le Vatican — le pape François qui tend les bras, la puissance morale de l’Église catholique mise au service de la paix. La Suisse — la neutralité historique, les montagnes qui ont abrité tant de négociations secrètes. La Turquie — Erdogan, le passeur de frontières, celui qui a déjà facilité l’accord sur les céréales en 2022. Et les Émirats, où les premières consultations trilatérales ont déjà eu lieu. Le monde veut cette rencontre. Le monde a besoin de cette rencontre. Parce que cette guerre ne touche pas que l’Ukraine — elle déstabilise l’économie mondiale, elle affame des pays d’Afrique qui dépendent du blé ukrainien, elle menace la sécurité nucléaire de l’Europe entière.
Mais offrir un lieu ne suffit pas. Il faut aussi offrir des garanties. Des garanties de sécurité pour les deux délégations. Des garanties de confidentialité pour les discussions. Des garanties que les résultats seront contraignants et non de simples déclarations d’intention. Et surtout, il faut que les deux parties acceptent de venir. Zelensky a dit oui. Poutine, pour l’instant, dit non. Ou plutôt, il dit : pas avec cet homme-là. C’est le blocage fondamental. Et tant que Poutine maintiendra cette position, toutes les offres d’accueil du monde ne serviront à rien. Elles resteront de belles intentions, suspendues dans le vide, comme des colombes de paix qui ne trouvent pas où se poser.
Sept pays tendent la main pour accueillir la paix, et un seul homme — Poutine — refuse de la saisir. Voilà le résumé le plus cruel de cette guerre : le monde entier est prêt, sauf celui qui l’a commencée.
Abou Dhabi : le précédent
Les consultations trilatérales d’Abou Dhabi, les 23 et 24 janvier 2026, ont créé un précédent historique. Pour la première fois depuis le début de l’invasion, des représentants de la Russie, de l’Ukraine et des États-Unis se sont retrouvés dans la même ville, au même moment, pour parler de paix. C’est un pas minuscule à l’échelle de l’histoire, mais gigantesque à l’échelle de cette guerre. Car chaque rencontre crée un canal de communication. Chaque discussion, même infructueuse, réduit le risque d’une escalade accidentelle. Et dans un conflit où la Russie déploie des missiles à capacité nucléaire à quelques centaines de kilomètres de la frontière ukrainienne, chaque canal de communication peut sauver des millions de vies. Zelensky a qualifié les discussions d’Abou Dhabi de constructives. Il a annoncé que de nouvelles rencontres étaient prévues la semaine suivante. Le train de la paix s’est mis en marche. Lentement. Péniblement. Mais il avance.
La question est de savoir si ce train arrivera à destination avant que la guerre ne détruise ce qu’il reste de l’Ukraine. Chaque jour qui passe sans accord, des vies sont perdues. Chaque semaine de négociation, des villages sont rasés. Le temps n’est pas neutre dans cette guerre — il travaille contre les vivants. Et c’est pour cela que l’urgence de cette rencontre Zelensky-Poutine est si poignante. Ce n’est pas un exercice diplomatique. C’est une course contre la mort.
La leçon de Zelensky au monde
Le leadership par l’exemple
Ce que Zelensky enseigne au monde, en ce mois de janvier 2026, dépasse largement le cadre de la guerre russo-ukrainienne. Il enseigne que le leadership n’est pas une question de puissance militaire ou de poids économique. C’est une question de caractère. Un petit pays de 44 millions d’habitants, dont l’armée est épuisée, dont les infrastructures sont en ruines, dont les réserves s’amenuisent — ce pays-là, dirigé par un ancien comédien que personne ne prenait au sérieux en 2019, est devenu le phare moral du monde libre. Comment est-ce possible ? Parce que Zelensky a compris une vérité que la plupart des leaders ignorent : le courage moral est la seule force que les bombes ne peuvent pas détruire. Vous pouvez raser une ville. Vous pouvez couper l’électricité. Vous pouvez lancer mille drones. Mais vous ne pouvez pas détruire la volonté d’un peuple incarnée par un homme qui refuse de plier.
Pensez aux autres dirigeants mondiaux. Combien d’entre eux accepteraient de rencontrer l’homme qui a envahi leur pays ? Combien d’entre eux dormiraient dans un bunker depuis quatre ans et continueraient à sourire devant les caméras ? Combien d’entre eux refuseraient de fuir quand le département d’État américain leur offre un avion ? Zelensky a dit non à l’évacuation en février 2022 avec une phrase devenue légendaire : j’ai besoin de munitions, pas d’un taxi. Et quatre ans plus tard, il est toujours là. Toujours debout. Toujours en train de se battre. Non plus seulement avec des armes, mais avec des mots, de la diplomatie, de la conviction.
Zelensky n’est pas parfait. Aucun leader ne l’est. Mais dans un monde qui s’effondre, il reste debout. Et cette verticalité obstinée, cette refus de plier face à l’empire, cette main tendue malgré les bombes — c’est la plus belle leçon de courage que notre époque nous ait offerte.
Ce que Poutine ne comprendra jamais
Il y a quelque chose que Poutine ne comprendra jamais, parce que les tyrans ne comprennent pas le sacrifice volontaire. Ils comprennent la force. Ils comprennent la terreur. Ils comprennent le calcul. Mais ils ne comprennent pas qu’un homme puisse choisir de rester quand tout le pousse à fuir. Qu’un homme puisse choisir la paix quand tout le pousse vers la vengeance. Qu’un homme puisse tendre la main à celui qui l’a poignardé dans le dos. Ce mystère-là, cette grandeur insaisissable, c’est ce qui distingue Zelensky de Poutine. L’un se bat pour un empire. L’autre se bat pour des gens. L’un veut des territoires. L’autre veut des vies. Et dans cette asymétrie fondamentale réside toute la tragédie — et toute la beauté — de ce conflit.
Quand Zelensky s’assiéra en face de Poutine — car je crois que ce jour viendra — il portera en lui la voix de chaque Ukrainien. La voix de cette femme de 88 ans qui tremble dans son appartement glacé. La voix de ce soldat de 19 ans qui est mort dans une tranchée bouillante. La voix de ces enfants déportés dont les parents ne savent même pas s’ils sont vivants. Et face à cette voix collective, face à ce chœur de douleur et d’espérance, que pèsera Poutine avec ses généraux et ses missiles ? Rien. Absolument rien.
La paix est un acte de guerre contre la guerre
Le dernier mot
La paix n’est pas la faiblesse. La paix n’est pas la soumission. La paix, telle que Zelensky la conçoit, est un acte de guerre contre la guerre elle-même. C’est le refus de laisser la destruction avoir le dernier mot. C’est la conviction que même dans l’obscurité la plus totale, une bougie peut être allumée. Et cette bougie, aujourd’hui, s’appelle dialogue. Elle s’appelle rencontre. Elle s’appelle courage. Zelensky a posé son pion sur l’échiquier. Il a dit : je suis prêt. Maintenant, c’est au monde de répondre. C’est à Poutine de décider s’il accepte de regarder dans les yeux l’homme dont il a détruit le pays. C’est à l’Amérique de peser de tout son poids pour que cette rencontre ait lieu. C’est à l’Europe de cesser de trembler et de soutenir son voisin ukrainien avec plus que des mots.
Quand l’histoire de cette guerre sera écrite, on se souviendra de janvier 2026 comme du mois où un homme a tendu la main par-dessus un champ de ruines. On se souviendra de Zelensky, non pas comme du président qui a gagné la guerre, mais peut-être — peut-être — comme celui qui a osé commencer la paix. Et cette audace-là, mes amis, vaut tous les discours du monde.
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Cet article est un billet d’opinion. Il reflète le point de vue personnel de son auteur, Maxime Marquette, et non une position editoriale institutionnelle. Les faits rapportes s’appuient sur des sources verifiables citees en fin d’article. L’analyse, les interpretations et le ton engage relevent de la liberte d’expression du chroniqueur. Le lecteur est invite a consulter les sources primaires pour se forger sa propre opinion.
Sources primaires
ZN.UA — Zelensky n’exclut pas une rencontre personnelle avec Poutine
La DH — Zelensky veut s’entretenir personnellement avec Poutine
TRT Francais — Zelensky pret a rencontrer Poutine pour les questions territoriales
Newsweek — Zelensky Says He’s Ready for Direct Talks With Putin
Sources secondaires
France Info — Kiev se prepare a des rencontres pour faire avancer les negociations
Al Jazeera — Zelenskyy invites Putin to Kyiv for talks
Atlantic Council — Putin cannot accept any peace deal that secures Ukrainian statehood
La Nouvelle Tribune — Zelensky refuse l’invitation de Poutine et lance un defi
ONU Info — Une attaque nocturne massive prive des millions de personnes d’electricite
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