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CHRONIQUE : La liste Epstein ne cesse de s’allonger et chaque nom fait tomber le suivant comme un domino de l’enfer
Crédit: Adobe Stock

Les photographies qui ont tout déclenché

Le House Oversight Committee a tiré la première salve en décembre 2025. Des photographies. De simples images. Mais des images qui valaient plus que des milliers de mots, parce qu’elles montraient, avec la brutalité du réel, les visages des puissants dans le sillage d’Epstein. Donald Trump. Bill Clinton. Steve Bannon. Bill Gates. Richard Branson. Des clichés où l’on voit des hommes qui se connaissent, qui se fréquentent, qui partagent des espaces, des moments, des secrets. Ces photographies, publiées dans le cadre des premières diffusions de l’Epstein Files Transparency Act, ont fait l’effet d’une bombe thermobarique dans l’opinion publique. Non pas parce qu’elles prouvaient des actes criminels — une photo n’est pas une preuve — mais parce qu’elles rendaient visibles des liens que les intéressés avaient passé des années à nier. Quand Trump disait ne pas avoir été proche d’Epstein, voilà une photo. Quand Gates minimisait leurs rencontres, voilà une photo. Quand Branson parlait de simples connaissances, voilà une photo. Les images ne mentent pas. Les puissants, si.

Et ces premières photographies n’étaient que le hors-d’œuvre. Les 3 965 dossiers publiés en décembre contenaient des dizaines d’images censurées montrant des personnalités comme Michael Jackson, Mick Jagger, l’ancien président Bill Clinton, ainsi que des vidéos de la cellule d’Epstein le jour de son prétendu suicide en août 2019. Michael Jackson. Mick Jagger. Les noms résonnent comme des coups de tonnerre. L’icône de la pop. Le dieu du rock. Des hommes dont la musique a bercé des générations entières, photographiés dans les documents d’un réseau pédocriminel. Qu’est-ce que cela signifie ? Pas nécessairement qu’ils ont commis des crimes. Mais certainement qu’ils gravitaient dans un univers où les crimes étaient commis. Et que cet univers, loin d’être un cercle restreint de quelques pervers marginaux, était un salon mondain fréquenté par la crème de la crème de la culture, de la politique et de la finance mondiales. Chaque photo publiée en décembre 2025 a envoyé une onde de choc qui a touché d’autres noms, d’autres cercles, d’autres réseaux. Le premier domino était tombé.

Michael Jackson. Mick Jagger. Bill Clinton. Bill Gates. Donald Trump. Steve Bannon. Richard Branson. Ce ne sont pas des noms qui apparaissent dans un rapport de police ordinaire. Ce sont les icônes du XXe et du XXIe siècle. Et ils sont tous là, dans les mêmes photos, dans les mêmes documents, dans la même orbite. Dites-moi encore que c’est une coïncidence. Dites-moi encore que ces gens ne se connaissaient pas. Dites-moi encore que le réseau Epstein était une anomalie isolée.

La stratégie du compte-gouttes qui amplifie le séisme

Ce qui aggrave l’effet domino, c’est la temporalité des publications. Le gouvernement américain n’a pas publié tous les documents d’un coup. Il les a distillés. En décembre 2025, une première vague. En janvier 2026, une seconde, monumentale. Et entre les deux, des semaines de spéculation, d’anticipation, de terreur sourde dans les cercles du pouvoir. Imaginez. Vous êtes un milliardaire dont le nom figure quelque part dans les six millions de pages du dossier Epstein — trois millions publiées, trois millions retenues. Vous ne savez pas quand votre nom sortira. Vous ne savez pas dans quel contexte. Vous ne savez pas si l’email qui vous concerne sera caviardé ou exposé en pleine lumière. Chaque matin, vous consultez les nouvelles avec la gorge nouée. Chaque soir, si votre nom n’est pas sorti, vous respirez. Jusqu’au lendemain. Cette anxiété collective au sein des élites est, en elle-même, un phénomène sans précédent. Pour la première fois dans l’histoire moderne, les maîtres du monde vivent dans la peur que les maîtres de rien — les journalistes, les chercheurs, les citoyens ordinaires — trouvent leur nom dans un document fédéral.

Le DOJ a raté la date limite de décembre fixée par l’Epstein Files Transparency Act, qui donnait au procureur général trente jours après la signature de la loi le 19 novembre 2025 pour tout publier. Ce retard a alimenté les théories du complot et renforcé le soupçon que l’administration Trump triait les documents pour protéger certains noms. Les démocrates au Congrès ont accusé le gouvernement de n’avoir publié que la moitié des documents disponibles. La sénatrice et les représentants démocrates ont dénoncé une transparence sélective, une mise en scène conçue pour donner l’illusion de l’ouverture tout en maintenant le voile sur les vérités les plus explosives. Et cette accusation, qu’elle soit fondée ou non, a un effet multiplicateur sur l’effet domino. Car chaque nom qui sort des documents publiés fait naître la question : quels noms restent cachés dans les documents retenus ? L’imagination publique, nourrie par des décennies de scandales et de conspirations, comble le vide. Et le vide est immense.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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