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CHRONIQUE : La Russie perd son marché pétrolier vital — l’hémorragie qui asphyxie la machine de guerre de Poutine
Crédit: Adobe Stock

Sous la barre des 40 dollars — le seuil de la douleur

En décembre 2025, le brut Oural russe est passé sous la barre des 40 dollars le baril. Laissez ce chiffre vous pénétrer. Quarante dollars. Le budget fédéral russe pour 2026 a été construit sur l’hypothèse d’un prix moyen de 59 dollars le baril. C’est comme construire une maison en supposant qu’il ne pleuvra jamais, alors que le déluge est déjà là. L’Agence américaine d’information sur l’énergie prévoit un prix moyen du Brent de 56 dollars le baril en 2026, en baisse par rapport aux 69 dollars de 2025. Mais le brut Oural se négocie avec une décote massive par rapport au Brent — des rabais qui atteignent 30 % et parfois dépassent les 50 % selon Janis Kluge, chercheur à l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité. Faites le calcul : 56 dollars moins 30 à 50 % de rabais, et vous tombez dans une zone où chaque baril vendu est presque une perte nette pour le Trésor russe.

Selon les calculs de Reuters, les recettes fiscales de la Russie provenant de la production de pétrole brut en janvier 2026 pourraient chuter à environ 380 milliards de roubles, soit 4,7 milliards de dollars, le montant mensuel le plus bas depuis fin 2022. Cela représenterait une baisse de 16 % par rapport à décembre et un effondrement de plus de 50 % par rapport à janvier de l’année précédente. La Russie perd des milliards de dollars chaque mois à cause des sanctions pétrolières, confirme Kluge. Des milliards. Chaque mois. Pendant que des soldats russes meurent dans les tranchées ukrainiennes, l’argent qui était censé financer leur équipement, leurs munitions, leurs rations, s’évapore comme une flaque d’essence sous le soleil de juillet.

Il y a quelque chose de vertigineux à voir un empire pétrolier se désintégrer en temps réel. Poutine a bâti son pouvoir sur le pétrole comme d’autres l’ont bâti sur l’or ou le fer. Quand le pétrole ne vaut plus rien, que reste-t-il du tsar?

La valeur hebdomadaire des exportations en chute libre

Les données de Bloomberg révèlent que la valeur brute des exportations maritimes de pétrole brut russe a glissé à environ 950 millions de dollars par semaine au 11 janvier 2026. En novembre 2025, les revenus pétroliers avaient déjà chuté de 27 % par rapport à l’année précédente. Et ce n’est pas seulement une question de prix — la production russe elle-même décline. En décembre, la production a chuté de près de 250 000 barils par jour en dessous de l’objectif OPEP+ du pays, la baisse la plus forte en 18 mois. Les attaques de drones ukrainiens contre les installations de raffinage en Russie réduisent la production, transformant les raffineries en cibles militaires légitimes et en ruines fumantes. Le son des explosions dans les complexes pétrochimiques de Russie est devenu la bande-son d’une industrie en déclin. Quand vos raffineries brûlent et que vos clients fuient, l’arithmétique de la guerre devient impitoyable.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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