Un brouillon d’email qui fait le tour du monde
La presse indienne a saisi les revelations sur Bill Gates avec une voracite particuliere, et ce n’est pas un hasard. Gates est une figure monumentale en Inde, ou la Fondation Bill et Melinda Gates a investi des milliards de dollars dans la sante publique, l’education et l’agriculture. Dans un pays ou Gates est percu comme un sauveur philanthropique, les revelations des fichiers Epstein frappent avec une force decuplee. Le Business Standard rapporte en detail les brouillons de courriels d’Epstein dates de juillet 2013, dans lesquels le financier affirme que Gates lui aurait demande de l’aide pour obtenir des medicaments afin de faire face aux consequences de relations sexuelles avec des filles russes. Le media indien Zee News va plus loin, titrant explicitement que les fichiers affirment que Gates aurait contracte une MST aupres de filles russes et aurait demande des antibiotiques a donner secretement a son ex-epouse Melinda. Le BusinessToday indien reprend les memes allegations avec un titre encore plus direct. Ces titres, dans un pays de 1,4 milliard d’habitants, ont un impact sismique. L’homme qui distribuait des vaccins en Inde est soudain accuse — par des brouillons d’email d’un predateur mort — de comportements qui contredisent violemment l’image du bienfaiteur desinteresse.
Il faut mesurer ce que cela signifie. Bill Gates n’est pas un personnage lointain pour des centaines de millions d’Indiens. Sa fondation est presente dans les villages les plus recules du sous-continent. Son nom est associe aux programmes de vaccination, aux toilettes ameliorees, aux semences resistantes a la secheresse. Et voila que la presse de leur propre pays titre sur ses pretendues filles russes et ses MST cachees. Certes, ce sont des allegations non prouvees, contenues dans des brouillons d’emails rediges par un manipulateur notoire. Mais le mal est fait. L’image est fissuree. Et dans un monde ou la perception est reine, la fissure devient un gouffre. La Fondation Gates a nie les allegations d’infidelite. Mais un dementi, aussi categorique soit-il, ne peut pas rivaliser avec un titre en gras dans le Zee News lu par des dizaines de millions de personnes. Le brouillon d’Epstein a voyage plus vite et plus loin que tous les communiques de la fondation. C’est la loi implacable de l’information au XXIe siecle : le scandale voyage a la vitesse de la lumiere, le dementi arrive a pied.
L’Inde a donne a Gates le statut de quasi-divinite philanthropique. En retour, Gates — ou du moins son ombre dans les fichiers d’un predateur — lui offre aujourd’hui le spectacle de la chute. Il y a une lecon dans cette histoire que les medias indiens comprennent parfaitement : les sauveurs blancs venus de l’Ouest portent des secrets aussi lourds que leurs cheques sont gros. Et la philanthropie, en Inde comme ailleurs, n’a jamais ete une garantie de saintete.
WION News et le reportage photo qui ne laisse rien a l’imagination
WION News, le media indien d’information internationale, a publie un reportage photographique intitule sans detour : Fetes sauvages, drogues et allegations de MST — ce que les fichiers Epstein revelent sur Elon Musk et Bill Gates. Pas de conditionnel. Pas de peut-etre. Pas de selon certaines sources. Un titre qui frappe, qui choque, qui fait cliquer. Et derriere ce titre, des images, des captures d’ecran de courriels, des chronologies detaillees. Pour un lecteur indien qui decouvre l’affaire Epstein a travers ce prisme, l’image de l’Amerique qui emerge est sans appel : un pays ou les titans de la technologie menent des doubles vies, ou les philanthropes cachent des secrets sexuels, ou les hommes les plus admires du monde frequentaient un predateur condamne sans que le systeme judiciaire ne leve le petit doigt. L’Inde, qui entretient une relation complexe avec les Etats-Unis — faite d’admiration technologique, de dependance economique et de ressentiment postcolonial — trouve dans les fichiers Epstein la confirmation d’un soupcon ancien : l’Occident moralisateur est un edifice bati sur des fondations pourries. Les memes hommes qui viennent en Inde donner des lecons de gouvernance, de democratie et de droits humains sont ceux dont les courriels avec un predateur sexuel font aujourd’hui la une.
Et le Sunday Guardian Live, journal indien, titre sur les dernieres revelations des fichiers Epstein en detaillant les courriels entre Musk et Epstein datant de 2013, les demandes de visite de l’ile, et les liens frais avec Bill Gates. Le mot frais est important — il suggere que ces revelations ne sont pas de vieilles histoires rechauffees mais de nouvelles preuves de relations continues avec un predateur. Pour la presse indienne, ces fichiers sont un cadeau editorial : ils permettent de montrer que les geants americains, ces figures quasi mythologiques qui dominent l’economie mondiale, sont des hommes de chair et de faiblesses, avec des secrets que meme trois millions de pages ne suffisent pas a contenir.
La Turquie et le Moyen-Orient : quand Al Jazeera et le Daily Sabah racontent la decadence americaine
Al Jazeera — le regard arabe sur l’impunite occidentale
Al Jazeera, le media qatari qui touche des centaines de millions de telespectateurs dans le monde arabe et au-dela, a consacre une couverture intensive aux fichiers Epstein. Son article principal titre sur le fait que Gates, Musk et Lutnick font face a un nouvel examen de leurs liens avec Epstein. Mais ce qui distingue la couverture d’Al Jazeera de celle des medias americains, c’est le cadrage. Alors que les medias americains soulignent les precautions juridiques — aucune accusation de malversation, les mentions ne sont pas des preuves — Al Jazeera place l’histoire dans un contexte plus large : celui de l’impunite structurelle des elites occidentales. Pour un public arabe habitue a voir l’Occident donner des lecons de droits humains, de democratie et de transparence, les fichiers Epstein sont une revelation d’une ironie devastatrice. Les memes pays qui imposent des sanctions au nom des droits humains, qui conditionnent leur aide au developpement au respect de normes ethiques, qui bombardent au nom de la liberte — ces memes pays protegent leurs propres predateurs avec une efficacite que n’importe quel dictateur du tiers monde envierait.
Al Jazeera rapporte egalement la publication d’un article precedent, date du 30 janvier, sur la publication par le departement de la Justice de trois millions de nouveaux documents. La couverture est methodique, factuelle, et devastatrice dans sa simplicite. Le media qatari n’a pas besoin de commenter pour que le message passe : les noms les plus puissants de l’Amerique sont dans les fichiers d’un trafiquant sexuel. Le fait est la, nu, incontestable. Et pour un lecteur du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord ou de l’Asie du Sud-Est, ce fait resonne avec une force particuliere : il confirme que le discours moral de l’Occident est un discours de facade, un voile de vertu derriere lequel se cachent les memes appetits, les memes abus, les memes lachetes que partout ailleurs — avec, en prime, l’hypocrisie de pretendre etre au-dessus de tout cela.
Al Jazeera n’a pas besoin de crier pour faire mal. Il lui suffit d’enumerer les faits. Gates. Musk. Lutnick. Trump. Epstein. Buckingham Palace. Little Saint James. Les noms parlent d’eux-memes. Et dans le monde arabe, ou l’on connait le prix de l’hypocrisie occidentale, ces noms resonent comme un verdict : l’Amerique ne pratique pas ce qu’elle preche. Elle n’a jamais pratique ce qu’elle preche.
Le Daily Sabah turc — l’enumeraton froide des noms qui tombent
Le Daily Sabah, journal turc anglophone base a Istanbul, a choisi un angle de couverture qui illustre parfaitement le regard international sur l’affaire : une enumeration froide et methodique des noms qui apparaissent dans les fichiers. Son titre — New Epstein file dump names Trump, Musk, Gates and Prince Andrew — est un inventaire, pas un commentaire. Et c’est precisement ce qui le rend si puissant. Le Daily Sabah ne juge pas. Il nomme. Il aligne les noms comme un greffier lit un acte d’accusation. Et dans cette liste — Trump, Musk, Gates, Prince Andrew — se dessine le portrait de groupe d’une elite mondiale prise la main dans le sac. Pour un lecteur turc, dans un pays ou les relations avec les Etats-Unis sont marquees par des decennies de tension, de coups d’Etat soutenus par la CIA et de lecons de democratie non sollicitees, cette liste est un moment de verite. Les maitres du monde libre avaient un ami commun : un trafiquant sexuel d’enfants. Et ils le frequentaient en connaissance de cause, apres sa condamnation, comme si les regles ne s’appliquaient pas a eux. Parce que, pour eux, les regles ne s’appliquent pas.
La couverture du Daily Sabah est revelattrice d’un phenomene plus large : dans les pays a majorite musulmane, les fichiers Epstein sont recus comme la preuve ultime de la decadence morale de l’Occident. Non pas que ces pays soient exempts de leurs propres scandales — ils ne le sont pas. Mais l’arrogance morale avec laquelle les Etats-Unis et l’Europe ont historiquement traite le reste du monde rend ces revelations d’autant plus explosives. Quand l’Amerique critique la Turquie sur les droits des femmes, la Turquie peut maintenant repondre : votre secretaire au Commerce dejeunait sur l’ile d’un predateur, et votre homme le plus riche demandait les horaires des fetes. Quand l’Occident condamne les mariages precoces au Moyen-Orient, le Moyen-Orient peut repondre : vos milliardaires recevaient des invitations a diner avec des femmes russes de 26 ans selectionnees par un predateur condamne. Le soft power americain — cette capacite a projeter une image de superiorite morale — vient de prendre un coup dont il ne se remettra peut-etre jamais.
L'Australie et la Nouvelle-Zelande : les antipodes scrutent les failles de Washington
SBS News — le regard australien sans concession
SBS News, le media public multiculturel australien, a titre sur les references fraiches a Trump, Gates, Musk, l’ancien prince Andrew et Lutnick dans les fichiers Epstein. Le mot fraiches est delibere — il souligne que ce ne sont pas de vieilles nouvelles, mais des revelations nouvelles issues de documents jamais publies. Pour l’Australie, alliee historique des Etats-Unis dans le cadre de l’alliance AUKUS et du Five Eyes, ces revelations posent un probleme strategique autant que moral. Comment maintenir une alliance de confiance avec un pays dont les plus hauts responsables — le secretaire au Commerce, le conseiller le plus influent du president — apparaissent dans les fichiers d’un trafiquant sexuel? Comment pretendre partager des valeurs democratiques communes quand les fichiers montrent que ces valeurs sont regulierement foulees aux pieds par ceux-la memes qui sont senses les incarner? La presse australienne, generalement bienveillante envers Washington, ne cache pas son malaise. Les fichiers Epstein ne sont pas un probleme americain. Ils sont un probleme pour tous ceux qui ont lie leur destin strategique a l’Amerique.
Et en Nouvelle-Zelande, RNZ News (Radio New Zealand) titre sur le fait que le secretaire au Commerce de Trump a planifie un dejeuner sur l’ile d’Epstein. Pour un petit pays du Pacifique Sud qui se distingue par sa tradition de bonne gouvernance, ses taux de corruption parmi les plus bas au monde et son engagement en faveur de la transparence institutionnelle, l’image d’un membre du cabinet americain dejeunant chez un predateur condamne est simplement incomprehensible. La Nouvelle-Zelande, ou un ministre peut etre force a la demission pour avoir utilise une carte de credit gouvernementale pour des depenses personnelles, observe un pays ou un homme qui a menti sur ses liens avec un predateur sexuel est secretaire au Commerce. La distance entre les deux standards est un ocean — un ocean bien plus vaste que le Pacifique qui separe les deux pays.
L’Australie et la Nouvelle-Zelande sont les allies les plus loyaux de l’Amerique dans le Pacifique. Mais la loyaute a des limites. Et quand les fichiers de votre meilleur ami revelent qu’il dejeunait avec des predateurs sexuels, il est peut-etre temps de reexaminer les termes de l’amitie. Le monde anglophone decouvre que son chef de file moral avait les pieds dans la boue depuis le debut.
ITV News britannique — les photos qui hantent le Royaume-Uni
Au Royaume-Uni, la couverture est dominee par les revelations sur l’ancien prince Andrew. ITV News rapporte la publication de plus de trois millions de pages par le gouvernement americain, mais c’est la dimension royale qui captive le public britannique. Les photos d’Andrew a quatre pattes au-dessus d’une femme ont provoque une onde de choc dans un pays deja epuise par des annees de scandale lie a Epstein. Le LBC, la radio britannique, decrit Andrew accroupi a quatre pattes au-dessus d’une femme et rapporte qu’il a ete apercu rompant son silence apres la publication. L’IBTimes UK rapporte les appels a ce que le roi Charles bannisse definitivement Andrew apres la publication de ces nouvelles photos. Le Washington Post detaille l’invitation d’Andrew a Epstein pour diner a Buckingham Palace avec beaucoup d’intimite, en septembre 2010, quelques semaines apres la fin de la detention a domicile d’Epstein. Pour le Royaume-Uni, les fichiers Epstein ne sont pas une affaire americaine — ils sont une affaire britannique. Et chaque nouvelle revelation ajoute une couche supplementaire de honte a une monarchie qui avait deja perdu l’essentiel de sa credibilite morale.
L’echange de courriels d’aout 2010 dans lequel Epstein propose a Andrew de diner avec une femme russe de 26 ans est repris par les tabloIds et les broadsheets avec la meme intensite. Andrew demande ce que la femme sait de lui, si elle porte un message d’Epstein, puis dit qu’il serait ravi de la voir. Ce n’est pas le langage d’un homme qui aurait coupe les ponts avec Epstein en 2006, comme Andrew l’a toujours affirme. C’est le langage d’un homme profondement imbrique dans le reseau d’Epstein, un homme qui accepte des introductions arrangees par un predateur, un homme qui ouvre les portes de Buckingham Palace a celui que le monde entier connaissait comme un delinquant sexuel. Et pour les Britanniques, la douleur est double : c’est leur palais qui a ete profane. Leurs impots qui financaient le train de vie d’Andrew. Leur monarchie qui servait de decor aux manoeuvres d’un trafiquant. La blessure est intime, nationale, identitaire.
L'Europe continentale : Euronews, France 24, EADaily — le vieux continent en etat de choc
Euronews et la couverture paneuropeenne
Euronews, le media paneuropeen base a Lyon, a couvert la publication des fichiers en direct, decrivant les documents comme des divulgations au titre d’une loi visant a reveler ce que le gouvernement savait sur les abus sexuels de jeunes filles par le millionnaire. Cette formulation est significative : elle ne parle pas de financier ou d’homme d’affaires, mais de millionnaire. Le mot est choisi pour souligner le lien entre richesse et impunite, entre fortune et predation. Pour le public europeen, les fichiers Epstein s’inscrivent dans un contexte plus large de mefiance croissante envers l’Amerique de Trump. Un pays qui retire des enfants migrants a leurs parents, qui sort de l’Accord de Paris, qui menace ses allies avec des droits de douane punitifs, et qui maintenant revele que ses milliardaires et ses responsables gouvernementaux echangeaient des courriels avec un trafiquant sexuel d’enfants. L’image de l’Amerique en Europe, deja serieusement degradee, prend un coup supplementaire. Et cette fois, ce n’est pas une question de politique etrangere ou de commerce international — c’est une question de decence humaine fondamentale.
France 24, le media francais d’information internationale, a consacre sa revue de presse aux reactions des journaux internationaux face aux fichiers. La chaine a note que des photos qualifiees de terrifiantes par le magazine Wired figuraient parmi les documents — des images d’hommes celebres, des passeports, du contenu perturbant. Pour un public francais nourri par les affaires Dutroux, Matzneff et d’autres scandales de predation, les fichiers Epstein ne sont pas une surprise — mais leur echelle l’est. La France connait les predateurs proteges par le systeme. Mais un systeme ou le president des Etats-Unis, le fondateur de Microsoft, le patron de Tesla et un prince britannique sont tous lies au meme predateur — cela depasse tout ce que meme les Francais, pourtant cyniques en matiere de scandales, pouvaient imaginer.
L’Europe regarde l’Amerique avec le regard qu’on reserve aux vieilles democracies qui perdent la raison. C’est un regard mele de pitie et de colere. De pitie, parce que le pays qui a libere l’Europe en 1944 est devenu le pays qui protege ses predateurs en 2026. De colere, parce que ce meme pays continue de donner des lecons au monde entier, meme en feu.
L’Estonie, Lord Mandelson, la princesse suedoise — le scandale s’etend
Les fichiers Epstein ne se contentent pas d’eclabousser les grandes puissances. Ils touchent aussi des petits pays qui n’avaient jamais imagine se retrouver dans cette histoire. L’Estonian World a rapporte que les documents mentionnent le premier ministre estonien Taavi Roivas dans un courriel de decembre 2014, sans qu’aucune image ne soit visible. Roivas a immediatement nie tout contact avec Epstein. Mais le mal est fait : un petit pays balte de 1,3 million d’habitants, fier de sa revolution numerique et de sa transparence gouvernementale, se retrouve eclabousse par les fichiers d’un predateur americain. L’onde de choc depasse largement les Etats-Unis. En Suede, le quotidien Expressen a rapporte que les fichiers revelent que la princesse Sofia — alors Sofia Hellqvist, avant son mariage avec le prince Carl Philip en 2015 — avait ete invitee par Epstein a une projection privee a Broadway en 2012. L’invitation specifait les places assises et precisait que l’evenement se tiendrait sans presence mediatique. La maison royale suedoise fait face a des questions auxquelles elle n’avait jamais eu a repondre. Et au Royaume-Uni, Lord Peter Mandelson, l’ancien commissaire europeen et ambassadeur britannique aux Etats-Unis, limoge l’an dernier precisement a cause de ses liens avec Epstein, apparait dans des courriels ou il discute d’un sejour dans la propriete d’Epstein en juin 2009 — alors qu’Epstein purgeait sa peine de prison.
Mandelson a presente ses excuses, admettant qu’il avait eu tort de croire Epstein et de maintenir son association apres la condamnation. Il s’est excuse de maniere unilaterale aupres des femmes et des filles qui ont souffert. Ces excuses sont les premieres parmi les personnalites citees — ni Gates, ni Musk, ni Lutnick, ni Andrew n’ont presente d’excuses comparables. Mais pour le monde, les excuses de Mandelson ne suffisent pas a reparer le mal. Elles confirment plutot l’etendue du reseau — un reseau qui s’etendait de Manhattan a Buckingham Palace, de Londres a Stockholm, de Tallinn a Little Saint James. Un reseau mondial, alimente par la richesse, cimente par le secret, protege par le pouvoir. Et maintenant, mis a nu par trois millions de pages que meme les meilleurs avocats du monde ne pourront pas faire disparaitre.
Elon Musk vu du monde : le titan dechire entre Mars et l'ile du predateur
Les seize courriels qui font le tour de la planete
De tous les noms dans les fichiers Epstein, celui d’Elon Musk est celui qui resonne le plus fort a l’international. Pas parce que ses courriels sont les plus accablants — ceux de Lutnick sur l’ile sont plus directs. Pas parce que les allegations sont les plus graves — les brouillons d’Epstein sur Gates sont plus explosifs. Mais parce que Musk est l’homme le plus visible de la planete. Le patron de Tesla, de SpaceX, de X. Le collaborateur le plus proche de Trump. L’homme qui veut coloniser Mars et qui dirige le departement de l’efficacite gouvernementale. Quand cet homme-la se retrouve dans les fichiers d’un predateur sexuel, le monde entier ecoute. Le CNBC a rapporte en detail les courriels entre Musk et Epstein, y compris les discussions sur une visite de l’ile et un accueil d’Epstein a SpaceX. Le TIME Magazine a publie un article dedie aux courriels d’Elon Musk avec Jeffrey Epstein reveles dans la derniere publication. Le NBC News a titre que Musk avait exprime son interet a visiter l’ile de Jeffrey Epstein. Et Fortune a rapporte que les deux hommes se sont envoye des courriels pendant des annees en essayant de se rencontrer.
La couverture internationale est encore plus directe. Le Daily Beast titre que Musk a supplie de visiter l’ile pedophile. Le Business Standard indien parle de fetes sauvages et de visites planifiees. Le Yahoo News Canada rapporte les echanges sur les fetes sur l’ile privee. Et sur les reseaux sociaux du monde entier, la phrase de Musk — Quel jour ou quelle nuit sera la fete la plus folle sur votre ile? — est devenue virale. Traduite en dizaines de langues, partagee des millions de fois, commentee avec un melange de degout et d’incrédulite. Pour le monde, Musk n’est plus seulement l’homme qui construit des voitures electriques et des fusees. Il est l’homme qui demandait les horaires des fetes chez un predateur sexuel condamne. Et cette image, aucun lancement de Starship ne pourra l’effacer.
Elon Musk veut envoyer l’humanite sur Mars pour la sauver de l’extinction. Mais les courriels montrent que sur Terre, en 2012, ce qu’il voulait, c’etait la fete la plus folle sur l’ile d’un homme qui detruisait des vies. Mars attendra. La verite, elle, n’attend plus.
La reponse de Musk sur X — et la reaction du monde
Musk a repondu sur X, la plateforme qu’il possede et qu’il controle. Il a affirme avoir eu tres peu de correspondance avec Epstein et avoir decline les invitations repetees. Il a dit etre conscient que certains courriels pourraient etre mal interpretes. Et il a ajoute que personne n’a pousse plus fort que lui pour la publication des fichiers. Mais la reaction du monde a cette defense a ete sans pitie. Les seize courriels publies contredisent la version de tres peu de correspondance. Les multiples discussions de voyage contredisent la version des invitations declinees. Et le fait que Musk ait tweete en juin 2025 sur la presence de Trump dans les fichiers — avant de supprimer le tweet — contredit la version du champion de la transparence. La presse internationale n’a pas manque de relever ces contradictions. Le CBC canadien, le Yahoo News Canada, le Business Standard indien — tous ont mis en lumiere le decalage entre les declarations de Musk et le contenu des courriels. Pour le monde, la defense de Musk est un exercice de relations publiques, pas un exercice de verite. Et dans un monde fatigue des mensonges des puissants, cette distinction fait toute la difference.
Ce qui frappe aussi, c’est la plateforme utilisee pour la defense. Musk se defend sur X — un reseau social qu’il possede, ou il controle l’algorithme, ou il peut amplifier ses propres messages et noyer les critiques. C’est comme si un accuse se defendait dans un tribunal qu’il a lui-meme construit, avec des regles qu’il a lui-meme ecrites, devant des jures qu’il a lui-meme selectionnes. La presse internationale voit cela clairement. Et elle comprend que la defense de Musk n’est pas une reponse aux allegations — c’est un exercice de pouvoir. Le pouvoir de controler le recit. Le pouvoir de redefinir la realite. Le pouvoir de transformer seize courriels avec un predateur en mauvaise interpretation. Mais le monde, lui, a lu les courriels. Et les courriels ne mentent pas.
Trump dans les fichiers : le president que le monde observe avec effroi
Des milliers de mentions et la defense du departement de la Justice
Le nom de Donald Trump apparait des milliers de fois dans les documents Epstein. Pour la presse internationale, cette frequence a elle seule est un evenement. Le CNN a consacre un article entier a ce que trois millions de nouveaux documents revelent sur les liens de Trump avec Epstein. Les fichiers contiennent une liste compilee par le FBI d’allegations d’agression sexuelle contre Trump — des allegations provenant pour la plupart d’appelants anonymes et de tuyaux non verifies envoyes au Centre des operations de menaces nationales du FBI. Le BusinessToday indien va plus loin, rapportant qu’un rapport du FBI dans les fichiers affirme que Trump aurait ete compromis par Israel. Le departement de la Justice a pris la precaution inhabituelle de publier un communique de presse accompagnant les fichiers, affirmant que certains documents contiennent des affirmations fausses et sensationnalistes contre le president Trump soumises au FBI juste avant l’election de 2020. Le procureur general adjoint Todd Blanche a declare : Je prends ombrage de la suggestion, totalement fausse, que le procureur general ou ce ministere ne prend pas l’exploitation des enfants ou le trafic sexuel au serieux.
Mais pour le monde, la defense du departement de la Justice sonne creux. La presse internationale note que l’administration Trump a manque le premier delai de publication en decembre 2025. Que seulement la moitie des documents identifies ont ete publies. Que des noms de victimes ont ete exposes alors que des documents sur les complices potentiels restent sous scelles. Et que le ministere de la Justice est celui de Trump — controle par des nommees politiques, dirige par un procureur general choisi par le president. Comment un ministere controle par l’une des personnes mentionnees dans les fichiers peut-il pretendre a l’impartialite dans la publication de ces memes fichiers? La question est rhetorique. Et la reponse, pour la presse internationale, est evidente : il ne peut pas. L’EADaily russophone evoque un scandale puissant qui couve. Le Daily Sabah turc aligne les noms sans commentaire, laissant le lecteur tirer ses propres conclusions. Et le monde observe un spectacle qu’aucun spin doctor ne pourra jamais rendre acceptable.
Donald Trump avait promis la transparence sur les fichiers Epstein. La transparence est arrivee. Et elle montre que les amis de Trump dejeunaient sur l’ile d’un predateur, que son homme de confiance echangeait des courriels sur les fetes les plus folles, et que son propre nom apparait des milliers de fois dans les documents. Si c’est cela la transparence, imaginez ce que contiennent les trois millions de pages qui restent sous scelles.
Les victimes vues du monde : l'obscenite de la transparence selective
Des noms de survivantes exposes — l’indignation planetaire
La presse internationale a aussi couvert un aspect de l’affaire que les medias americains ont parfois traite en second plan : l’exposition des victimes. ABC News a revele que les noms et informations identifiantes de nombreuses survivantes apparaissaient sans caviardage dans les fichiers, malgre les assurances du departement de la Justice. L’avocat Brad Edwards a parle de milliers d’erreurs. Vingt survivantes ont publie une declaration commune devastante : Cette publication est presentee comme de la transparence, mais ce qu’elle fait reellement, c’est exposer les survivantes. Nous ne devrions jamais etre celles qui sont nommees, scrutees et retraumatisees pendant que les complices d’Epstein continuent de beneficier du secret. Pour la presse internationale, cette double standard est incomprehensible. Les noms des milliardaires etaient deja connus — Gates, Musk, Lutnick, ils font la une depuis des annees. Mais les noms des victimes, eux, etaient proteges par l’anonymat — un anonymat que le departement de la Justice a detruit par negligence ou par incompetence.
Le contraste est saisissant et la presse mondiale ne manque pas de le souligner. Les milliardaires ont des armees d’avocats pour gerer les retombees. Les victimes ont des telephones qui sonnent avec des appels de journalistes. Les puissants publient des communiques calibres. Les survivantes decouvrent que leur pire souvenir est maintenant accessible a n’importe qui avec une connexion internet. Dix-neuf survivantes ont exige la publication integrale des fichiers et que la procureure generale Pam Bondi s’adresse directement a la question lors de son prochain temoignage devant le Congres. Pour la presse internationale, ce detail est revelateur : les survivantes ne demandent pas moins de transparence — elles demandent une transparence equitable. Publiez tout sur les complices. Mais protegez les victimes. C’est une demande d’une simplicite morale absolue. Et le fait que le gouvernement americain soit incapable de la satisfaire en dit plus sur l’etat de la democratie americaine que tous les discours du procureur general adjoint reunis.
Le monde observe l’Amerique publier les noms des victimes et proteger ceux des complices. Si vous cherchez une definition de l’injustice, la voici. Si vous cherchez une raison de douter de la democratie americaine, la voici. Si vous cherchez une preuve que le systeme est concu pour proteger les puissants et exposer les vulnerables, la voici — ecrite en trois millions de pages, publiee par le propre gouvernement du pays le plus riche du monde.
La declaration des survivantes — traduite dans toutes les langues de la douleur
La declaration commune des vingt survivantes a ete reprise par des medias du monde entier, traduite, commentee, amplifiee. Son message central — la transparence ne devrait pas se faire au detriment de celles qui ont souffert — resonne avec une force universelle. Car les fichiers Epstein ne sont pas seulement une affaire americaine. Ils touchent des victimes de multiples nationalites. Des jeunes femmes recrutees dans le monde entier, amenees sur l’ile, utilisees, jetees. Des vies brisees dans des pays qui ne figurent sur aucune carte des centres de pouvoir. Et maintenant, ces vies brisees sont exposees au grand jour, non pas pour obtenir justice, mais comme dommage collateral d’un exercice de transparence politique. Le sondage CNN de janvier 2026 revele que 49 % des Americains sont insatisfaits de la quantite d’informations publiees, et que deux tiers pensent que le gouvernement dissimule deliberement des informations. Le sondage Reuters de decembre 2025 montrait que seulement 23 % des Americains approuvaient la gestion de l’affaire Epstein par Trump. La confiance est brisee — pas seulement a l’etranger, mais au sein meme de l’Amerique.
Et c’est la, peut-etre, la revelation la plus profonde que la presse internationale extrait de ces fichiers : l’Amerique n’est pas seulement en crise morale — elle est en crise de confiance. Les citoyens ne font plus confiance a leur gouvernement pour publier la verite. Les victimes ne font plus confiance au systeme pour proteger leur identite. Les allies ne font plus confiance a Washington pour incarner les valeurs qu’il proclame. Et le monde — ce vaste monde qui observe, qui commente, qui juge — ne fait plus confiance a l’Amerique pour etre ce qu’elle a toujours pretendu etre : un phare de liberte, de justice et de verite. Les fichiers Epstein n’ont pas cree cette crise de confiance. Ils l’ont revele. Comme un revelateur photographique qui fait apparaitre une image qui etait la depuis toujours, invisible a l’oeil nu mais presente dans la chimie de la pellicule.
Le Congres, la loi, et les trois millions de pages manquantes
L’Epstein Files Transparency Act — une victoire trop tardive
La presse internationale a minutieusement couvert le cadre legislatif de cette publication. En novembre 2025, la Chambre des representants a vote l’Epstein Files Transparency Act par 427 voix contre une seule. Le Senat l’a approuve a l’unanimite. Trump l’a signe. Le delai initial de publication etait fixe au 19 decembre 2025. Le ministere de la Justice a manque ce delai, publiant un nombre de documents juge insuffisant et provoquant une vague de critiques bipartisanes. Le 30 janvier 2026, la publication massive est finalement intervenue — trois millions et demi de pages. Mais le ministere avait identifie plus de six millions de pages potentiellement pertinentes. Ou sont les trois millions de pages manquantes? Le democrate Ro Khanna a exige des explications. Le NPR a note que le ministere considerait sa mission accomplie malgre la publication de seulement la moitie des documents. Et le Britannica, dans sa chronologie detaillee de l’affaire, a souligne les delais manques, les publications insuffisantes et les tensions politiques qui ont entoure chaque etape du processus.
Pour la presse internationale, cette saga legislative est revelattrice. Un vote de 427 contre une devrait signifier une volonte politique ecrasante. Mais entre le vote et la publication, il y a eu des retards, des caviardages massifs, des publications partielles, et l’exposition des noms de victimes. La machine legislative americaine a produit une loi. La machine bureaucratique americaine l’a sabotee — ou, au minimum, l’a mise en oeuvre avec une incompetence qui frise le sabotage delibere. Le Washington Post a detaille les tensions entre le Congres et le departement de la Justice. Le PBS News a couvert ce qui est revele et ce qui est caviarde dans les fichiers. Et ABC News a rapporte les exigences des legislateurs democrates pour que le ministere explique pourquoi la publication est incomplete. Le monde observe une democratie qui vote a l’unanimite pour la transparence, puis echoue systematiquement a la mettre en oeuvre. Et cette observation alimente un recit qui prend de l’ampleur dans les redactions du monde entier : l’Amerique est une democratie de facade, ou les lois sont votees pour l’apparence et ignorees dans la pratique.
427 voix contre une. C’est presque l’unanimite. C’est presque la volonte du peuple exprimee sans ambiguIte. Et pourtant, la moitie des documents reste sous scelles. On vote la transparence au Congres et on pratique l’opacite au ministere. Si meme 427 legislateurs ne peuvent pas forcer un gouvernement a ouvrir ses tiroirs, alors la question n’est plus de savoir si la democratie americaine fonctionne. La question est de savoir si elle existe encore.
Le soft power americain en ruine : ce que les fichiers Epstein coutent a l'image de l'Amerique
La fin du siecle americain vue de l’etranger
Il y a un cout aux fichiers Epstein que personne ne mesure encore, et ce cout est geopolitique. Le soft power americain — cette capacite a influencer le monde par l’attraction plutot que par la coercition — repose sur une image. L’image d’un pays libre, juste, transparent. L’image d’un pays ou la loi s’applique a tous, ou les puissants rendent des comptes, ou la verite finit toujours par triompher. Les fichiers Epstein pulverisent cette image. Quand le secretaire au Commerce des Etats-Unis a menti sur ses liens avec un predateur et que rien ne lui arrive, le monde en prend note. Quand l’homme le plus riche du monde demandait les horaires des fetes chez un predateur et que rien ne lui arrive, le monde en prend note. Quand le philanthrope le plus celebre de la planete est cite dans des brouillons qui parlent de filles russes et de MST et que rien ne lui arrive, le monde en prend note. Et quand le gouvernement americain publie les noms des victimes mais garde sous scelles la moitie des documents, le monde en prend note — et tire ses propres conclusions.
Ces conclusions sont devastatrices pour l’influence americaine. Comment Washington peut-il exiger la transparence de la Chine sur l’origine du Covid quand son propre ministere de la Justice echoue a publier les fichiers d’un predateur americain? Comment le departement d’Etat peut-il critiquer les droits des femmes en Afghanistan quand ses propres responsables dejeunaient sur l’ile d’un trafiquant de jeunes filles? Comment les ambassades americaines peuvent-elles promouvoir la democratie dans le monde quand leur propre pays vote la transparence a 427 contre une et ne la met pas en oeuvre? Chaque revelation des fichiers Epstein est un clou supplementaire dans le cercueil du siecle americain. Et les puissances rivales — la Chine, la Russie, l’Iran — ne manqueront pas d’utiliser ces fichiers comme arme de propagande pendant des decennies. L’Amerique a donne au monde les outils de sa propre delegitimation. Et le monde ne s’en privera pas.
Le soft power americain a mis un siecle a se construire. Les fichiers Epstein pourraient le detruire en un week-end. Parce que le soft power repose sur la credibilite. Et quand vos milliardaires frequentent des predateurs, quand votre secretaire au Commerce ment sur des dejeuners sur des iles, quand votre gouvernement publie les noms des victimes et cache la moitie des preuves — la credibilite, c’est fini. Et sans credibilite, il ne reste que la force. Et la force sans legitimite a un nom dans les manuels d’histoire : l’empire en declin.
Le verdict du monde — et la phrase qui ne s'effacera jamais
L’Amerique dans le miroir d’Epstein
Prenez du recul une derniere fois. Regardez l’image que le monde voit en ce 31 janvier 2026. Un pays ou le president est mentionne des milliers de fois dans les fichiers d’un predateur. Ou son secretaire au Commerce a menti sur un dejeuner sur l’ile du predateur. Ou son allie le plus puissant, l’homme le plus riche du monde, demandait les horaires des fetes chez le predateur. Ou le plus grand philanthrope vivant est cite dans des brouillons d’emails qui parlent de drogues et de filles russes. Ou un prince d’un royaume allie invitait le predateur a diner dans un palais royal. Ou un stratege politique du president filmait des heures d’entretiens avec le predateur. Ou les noms des victimes ont ete exposes par erreur dans les fichiers. Ou la moitie des documents reste sous scelles. Ou seulement 23 % des citoyens approuvent la gestion de l’affaire. Et ou aucune de ces personnes n’a ete inculpee. Voila l’image. Voila l’Amerique vue du monde. Voila ce que le Business Standard indien, le Daily Sabah turc, Al Jazeera, Euronews, France 24, SBS Australie, ITV Royaume-Uni, RNZ Nouvelle-Zelande, Estonian World et des dizaines d’autres medias dans des dizaines de langues montrent a des milliards d’etres humains.
Et la question que le monde pose, la question qui ne trouvera peut-etre jamais de reponse, est celle-ci : si c’est ce qui a ete publie, qu’est-ce qui est encore cache? Trois millions de pages revelent des courriels, des photos, des mensonges, des invitations sur des iles, des diners a Buckingham Palace, des fetes sauvages, des MST cachees, des allegations du FBI. Et trois millions d’autres pages restent sous scelles. Qu’y a-t-il dans ces pages? Quels noms? Quels courriels? Quelles photos? Le monde ne sait pas. Mais le monde sait une chose : l’Amerique — cette Amerique qui se presente au monde comme le leader du monde libre, le defenseur des droits humains, le phare de la democratie — cette Amerique ne peut meme pas publier les fichiers d’un predateur mort sans exposer les victimes et proteger les puissants. Et cette incapacite, plus que tout courriel, plus que toute photo, plus que tout mensonge de secretaire au Commerce, est le verdict le plus accablant que le monde puisse prononcer.
Le monde a toujours su que l’Amerique n’etait pas parfaite. Mais le monde croyait — voulait croire — que l’Amerique aspirait a la perfection. Que ses institutions, meme imparfaites, tendaient vers la justice. Que ses scandales, meme enormes, finissaient par etre resolus. Les fichiers Epstein demolissent cette derniere illusion. L’Amerique n’aspire pas a la justice. L’Amerique aspire a la gestion du scandale. Et entre la justice et la gestion du scandale, il y a un gouffre — un gouffre dans lequel sont tombees les vies de centaines de jeunes filles que personne, dans les palais et les tours de milliardaires, n’a jamais pris la peine de proteger.
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Cet article est une chronique d’opinion. Il reflete le point de vue personnel de son auteur, Maxime Marquette, et non une position editoriale institutionnelle. Les faits rapportes s’appuient sur des sources verifiables citees en fin d’article. L’analyse, les interpretations et le ton engage relevent de la liberte d’expression du chroniqueur. Le lecteur est invite a consulter les sources primaires pour se forger sa propre opinion.
Sources primaires
Departement de la Justice des Etats-Unis — Epstein Library
Al Jazeera — Bill Gates, Elon Musk, Howard Lutnick face new scrutiny over Epstein ties
CBS News — Massive trove of Epstein files released by DOJ
Business Standard — Wild party, planned visit, STD: What Epstein files reveal about Musk, Gates
Sources secondaires
Daily Sabah — New Epstein file dump names Trump, Musk, Gates and Prince Andrew
Euronews — US Justice Department releases 3 million pages of Jeffrey Epstein files
France 24 — Papers react to terrifying Epstein files
ITV News — Epstein files: More than 3 million pages released by US government
RNZ News New Zealand — Epstein files: Trump’s commerce secretary planned lunch on Epstein’s island
BusinessToday India — Epstein Files: Bill Gates got STD from Russian girls claims
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