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CHRONIQUE : Les emails Musk-Epstein sont accablants — les faits bruts suffisent, pas besoin d’interpréter
Crédit: Adobe Stock

Le debut d’une relation qui n’aurait jamais du exister

Le premier email entre Elon Musk et Jeffrey Epstein date de fin septembre 2012. Musk ecrit qu’ils ont eu une « very enjoyable conversation » — une conversation tres agreable. C’est un detail qui peut paraitre anodin, mais qui prend une dimension toute particuliere quand on le replace dans son contexte. En septembre 2012, Jeffrey Epstein n’est pas un inconnu au casier judiciaire vierge. Il a ete condamne en 2008 en Floride pour sollicitation de prostitution et sollicitation de prostitution d’une mineure de moins de 18 ans. Il a passe 13 mois derriere les barreaux dans le cadre d’un accord de plaidoyer controversee qui a scandalise les victimes et leurs familles. Sa reputation est deja celle d’un predateur. Les alertes sont partout. Et malgre tout cela, Musk trouve cette conversation « tres agreable ». Malgre tout cela, il prend la peine d’envoyer un email pour le lui dire. Malgre tout cela, il ouvre une porte qu’il va passer plus d’un an a maintenir ouverte.

Dix jours apres ce premier echange, Epstein revient a la charge avec une proposition qui melange habilement affaires et manipulation : il demande a Musk s’il serait possible d’electrifier son ile caribbeenne ou son ranch au Nouveau-Mexique grace a l’energie solaire. A l’epoque, Musk est president de SolarCity, une start-up energetique cofondee par deux de ses cousins. L’email est astucieux, presque chirurgical : Epstein sait exactement quel appat lancer. Et Musk mord. Il transfere l’email a Peter Rive, cofondateur de SolarCity. L’affaire est en route. Ce n’est plus une conversation de circonstance entre deux hommes croises a une soiree. C’est le debut d’une relation suivie, documentee, ou l’initiative vient des deux cotes. Et cette relation va durer plus d’un an, avec des echanges de plus en plus personnels, de plus en plus compromettants.

Une « conversation tres agreable » avec un homme condamne pour crimes sexuels sur mineure. Voila le point de depart. Et ca ne fait qu’empirer a partir de la.

Le contexte que Musk veut faire oublier

Il est crucial de rappeler qui etait Jeffrey Epstein au moment ou Musk entame cette correspondance. Pas un suspect. Pas un homme sous enquete. Un condamne. Un homme qui a plaide coupable de crimes sexuels impliquant des mineures. Un homme dont l’accord de plaidoyer de 2008, negocie par l’avocat Alexander Acosta (futur secretaire au Travail de Trump), a ete denonce comme une parodie de justice. Les victimes d’Epstein etaient deja connues. Leurs temoignages circulaient. Les articles de presse existaient. Musk, l’homme qui pretend etre le cerveau le plus brillant de sa generation, l’homme qui gere des entreprises de pointe valorisees a des centaines de milliards de dollars, veut nous faire croire qu’il ne savait pas ? Qu’il n’avait pas fait ses recherches ? Qu’il ne s’est pas renseigne sur l’homme avec lequel il prevoyait de passer Noel et le Nouvel An dans les Caraibes ? La credulite a des limites. Et ces limites ont ete pulverisees le 30 janvier 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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