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CHRONIQUE : L’Ukraine s’arrime à l’OTAN malgré la tempête — Kyiv et l’Alliance forgent leur ancrage dans le fracas du monde
Crédit: Adobe Stock

Le ciel ukrainien, champ de bataille de toutes les terreurs

Protéger le ciel est la priorité principale en ce moment. Ces mots de Fedorov résonnent avec une gravité que seuls ceux qui ont vécu sous les bombardements peuvent véritablement comprendre. Imaginez un instant. Vous êtes à Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière russe. Il est trois heures du matin. Le hurlement d’une sirène antiaérienne vous arrache au sommeil. Vous avez quelques secondes pour attraper votre enfant endormi et dévaler les escaliers vers l’abri le plus proche. Le sol tremble. Le plafond craque. Dehors, le ciel s’illumine d’une lumière orange obscène — un missile balistique vient de frapper un immeuble résidentiel à trois rues de chez vous. Ça sent la poudre, le béton pulvérisé, et quelque chose de plus terrible que vous n’osez pas nommer. Quand Fedorov dit que protéger le ciel est la priorité, il ne parle pas d’une abstraction géostratégique. Il parle de cette mère à Kharkiv. De ce père à Odessa. De cette grand-mère à Dnipro qui n’a plus d’électricité depuis des jours parce que la Russie a délibérément ciblé les centrales électriques.

Les priorités de coopération convenues entre l’Ukraine et l’OTAN comprennent le renforcement des systèmes de défense aérienne, le développement des capacités Patriot, des F-16 et des HIMARS, et la recherche de la supériorité technologique par des efforts conjoints. Derrière chacun de ces termes techniques se cache une réalité humaine déchirante. Les batteries Patriot, ce ne sont pas des jouets militaires — ce sont des boucliers qui permettent à des hôpitaux de continuer à fonctionner, à des écoles de rester debout, à des enfants de grandir avec un toit au-dessus de leur tête. Les F-16, ce ne sont pas des symboles de puissance — ce sont les gardiens d’un ciel qui, sans eux, reste ouvert aux missiles de croisière et aux drones kamikazes qui transforment la nuit ukrainienne en enfer. Et les HIMARS, ces lance-roquettes de précision, ce sont les instruments qui permettent de frapper les dépôts de munitions russes avant qu’ils ne deviennent les armes de la prochaine destruction.

Je me demande parfois si ceux qui, dans les capitales occidentales, débattent encore de l’opportunité d’envoyer tel ou tel système d’armes à l’Ukraine réalisent qu’ils débattent, en réalité, du droit de vivre de millions de personnes. Chaque jour de débat est un jour de bombardement. Chaque hésitation est un cimetière qui s’agrandit.

L’appel de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN

Le 16 janvier 2026, le Bureau de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN a publié une lettre ouverte à ses membres, appelant à accélérer la livraison de systèmes de défense aérienne et de missiles air-air à l’Ukraine. Cette lettre faisait suite à une demande directe du président de la Rada ukrainienne. Elle appelait à financer pleinement la liste PURL de l’OTAN, à accélérer les transferts de systèmes AIM et d’intercepteurs Patriot, et à raccourcir les délais de livraison. Quand une assemblée parlementaire doit écrire des lettres ouvertes pour demander ce qui devrait être une évidence morale, c’est que quelque chose ne tourne pas rond dans la mécanique de solidarité occidentale. Combien de lettres ouvertes faut-il pour sauver une vie ? Combien de réunions faut-il pour livrer un missile intercepteur qui empêchera un immeuble de s’effondrer sur ses habitants endormis ?

La réalité brutale, c’est que la défense aérienne ukrainienne reste insuffisante face au volume de feu russe. La Russie tire des centaines de drones et de missiles chaque semaine, saturant les défenses, épuisant les stocks d’intercepteurs, forçant l’Ukraine à faire des choix impossibles : protéger cette ville ou cette autre ? Ce quartier résidentiel ou cette infrastructure énergétique ? Ces choix ne devraient pas exister. Aucune nation ne devrait avoir à choisir lesquels de ses citoyens seront protégés et lesquels seront abandonnés à la loterie des bombes. Et pourtant, c’est exactement la réalité que vit l’Ukraine chaque nuit. L’accord avec l’OTAN sur les priorités de défense aérienne est donc bien plus qu’un document technique — c’est une promesse. La promesse que le ciel ukrainien ne sera pas abandonné. Reste à savoir si cette promesse sera tenue à temps.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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