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COMMENTAIRE : Jay-Z cité dans les dossiers Epstein — ce que les documents disent vraiment, et pourquoi la différence change tout
Crédit: Adobe Stock

Trente ans d’Epstein — une brève histoire de l’horreur

Jeffrey Epstein — financier milliardaire, condamné pour exploitation sexuelle — est mort en août 2019 dans sa cellule, avant son procès pour trafic sexuel de mineurs. Sa mort a été déclarée suicidaire. Mais les questions n’ont jamais vraiment disparu. Depuis, les victimes ont réclamé la transparence. Les élus, toutes obédiences confondues, ont fait pression sur le Department of Justice. Le Congrès américain a voté à 427 voix contre 1 la loi Epstein Files Transparency Act — promulguée par Trump le 19 novembre 2025. Cette loi obligait le DOJ à publier tous les documents non classifiés liés aux enquêtes sur Epstein et Ghislaine Maxwell. Le DOJ a traîné les pieds. Il a raté le premier délai de décembre. Et maintenant, après des mois de pression bipartisane, les portes sont enfin ouvertes — vraiment ouvertes. Et ce qui sort, c’est vertigineux.

Pour comprendre l’ampleur, il faut des chiffres. En total, le DOJ a collecté plus de 6 millions de pages. Sur ces 6 millions, environ 3 millions ont été retenus — pour protéger l’identité des victimes, retirer des images d’exploitation sexuelle sur mineurs, et préserver les données liées à des enquêtes en cours. Ce qui reste — 3,5 millions de pages — représente la plus grande publication de documents judiciaires liés à une affaire de trafic sexuel dans l’histoire américaine. Plus de 500 avocats du Department of Justice ont travaillé jour et nuit pour examiner et publier ces fichiers. Le Deputy Attorney General Todd Blanche a confirmé lors de la conférence de presse du 30 janvier que cette publication marquait la fin du processus de révision — en conformité avec la loi.

Ce que ces documents contiennent — et ce qu’ils ne contiennent pas

Dans cette masse de documents, on trouve des choses de toutes natures. Des emails entre Epstein et des personnes très haut placées. Des listes de contacts. Des communications avec des assistants qui ont organisé les « rendez-vous » avec les victimes. Des rapports du FBI — les fameux 302s — qui contiennent les déclarations détaillées des victimes devant des agents fédéraux. Des logs de vol détaillés sur les avions privés d’Epstein. Ses carnets d’adresses. Et aussi — c’est crucial — des rapports d’intake du FBI. C’est-à-dire des signalements envoyés à une hotline fédérale par des membres du public. Ces derniers sont des rapports qui consignent ce que quelqu’un a dit à l’agence — sans vérification, sans corroboration, sans conclusion d’enquête. C’est dans cette dernière catégorie — les tips non vérifiés — que se trouvent les noms de Jay-Z et Pusha T. Et c’est là qu’il faut être très, très précis.

Le Deputy AG Blanche a été clair : il n’y a pas de « liste de clients » dans ces documents. Aucune liste qui dirait « ces hommes ont abusé de femmes via Epstein ». Ce n’existe pas. Ce qui existe, c’est un mélange de documents vérifiés — les 302s, les emails, les logs de vol — et de tips non vérifiés envoyés à une hotline. Et beaucoup de gens, ce soir, ne font pas la différence entre les deux. Cette différence, elle-même, est la pierre angulaire de ce qui suit.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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