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COMMENTAIRE : Le bluff nucléaire de l’Iran — quand un régime en ruines joue les invincibles
Crédit: Adobe Stock

Sept fantômes dans la nuit iranienne

Pour comprendre l’ampleur du bluff iranien, il faut d’abord mesurer l’ampleur de la destruction. L’Opération Midnight Hammer n’était pas une frappe symbolique. C’était la plus grande opération de combat utilisant des bombardiers B-2 de toute l’histoire militaire américaine, et la deuxième plus longue mission jamais effectuée par cette flotte depuis 2001. Plus de 125 aéronefs ont participé à la mission. Les sept B-2 Spirit ont décollé des États-Unis peu après minuit, heure de l’Est, ravitaillés en vol à plusieurs reprises pendant dix-huit heures de vol pour atteindre leurs cibles. Six autres B-2 avaient été envoyés sur l’île de Guam comme leurres, une diversion spectaculaire pour détourner l’attention iranienne vers le Pacifique alors que la véritable force de frappe filait silencieusement vers l’est. Les chasseurs iraniens n’ont jamais décollé. Les systèmes de missiles sol-air iraniens, y compris ceux fournis par la Russie, n’ont rien détecté. L’effet de surprise fut total. Quand le premier Massive Ordnance Penetrator a percé la montagne de Fordow, l’Iran dormait encore.

À Fordow précisément, douze MOP ont été larguées sur deux puits de ventilation distincts. Chaque bombe portait un fusible programmé individuellement pour maximiser l’effet de destruction en profondeur. Le général Caine a expliqué le mécanisme avec une précision chirurgicale : « Une bombe produit trois effets destructeurs : le souffle, la fragmentation et la surpression. Dans ce cas, le mécanisme principal de destruction était un mélange de surpression et de souffle se propageant dans les tunnels ouverts, détruisant le matériel critique. » Imaginez la scène sous la montagne : une onde de choc monstrueuse se propageant à travers des kilomètres de galeries souterraines, pulvérisant des milliers de centrifugeuses d’une fragilité extrême, arrachant les tuyauteries, soufflant les systèmes électriques. Les centrifugeuses, ces machines tournant à des dizaines de milliers de tours par minute, sont d’une sensibilité absolue à la moindre vibration. Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, l’a confirmé : « Étant donné la puissance explosive utilisée et la haute sensibilité des centrifugeuses à toute vibration, il est probable que des dommages très significatifs ont été causés. » Probable. Pas certain. Car personne ne peut encore descendre vérifier.

Sept bombardiers invisibles, quatorze bombes capables de percer des dizaines de mètres de roche, et un régime qui prétend que rien ne s’est passé. La disproportion entre la puissance de feu déployée et le déni affiché est si grotesque qu’elle en devient presque comique. Presque.

Le bilan des images satellites

Les images ne mentent pas, contrairement aux régimes autoritaires. À Natanz, le plus grand site d’enrichissement iranien abritant environ deux tiers des centrifugeuses installées du pays, les images de Maxar Technologies du 22 juin révèlent un cratère d’environ 5,5 mètres de diamètre directement au-dessus du complexe militaire souterrain. Les quatre halls en surface étaient complètement effondrés dès le 15 juin, après les premières frappes israéliennes. Les images du 22 juin montrent des mouvements de terre massifs, signe que les dommages s’étendaient bien au-delà de la surface. À Ispahan, le Centre de technologie nucléaire présentait des dégâts considérables sur l’ensemble du site : plus d’une douzaine de bâtiments totalement détruits, s’ajoutant aux quatre déjà frappés par les attaques israéliennes précédentes. Le directeur Grossi de l’AIEA a confirmé que « les dernières attaques ont endommagé d’autres bâtiments à Ispahan » et que « les entrées des tunnels souterrains du site ont été touchées ». En résumé, les trois sites majeurs du programme nucléaire iranien ont subi des dommages extrêmement sévères, tant en surface qu’en profondeur. Et c’est depuis ces ruines que le régime proclame son invincibilité.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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