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COMMENTAIRE : Zelensky à Poutine – « Les questions territoriales se règlent en face-à-face » : quand la diplomatie devient un champ de bataille
Crédit: Adobe Stock

Le refus de Moscou – quand le silence est une réponse

Face à la proposition de Zelensky, Poutine reste silencieux. Pas une réponse. Pas un commentaire. Juste ce sourire en coin, cette manière de regarder son interlocuteur comme s’il n’existait pas. « Ils nous ignorent, explique un diplomate ukrainien. Pour eux, nous ne sommes que des marionnettes. »

Pourtant, Zelensky insiste. « S’il veut vraiment parler, qu’il vienne, répète-t-il. Qu’il regarde ce qu’il a fait. » Mais Poutine ne viendra pas. Parce que venir à Kyiv, ce serait reconnaître l’Ukraine. Ce serait reconnaître qu’elle existe. Qu’elle résiste. Qu’elle a un peuple, un gouvernement, une voix. « Il ne peut pas faire ça, analyse un expert. Parce que s’il le fait, il admet qu’il a échoué. Qu’il n’a pas pu nous écraser. »

Alors il continue à jouer son jeu. « La Russie est prête à garantir la sécurité de Zelensky s’il vient à Moscou », déclare un porte-parole du Kremlin. Une insulte de plus. Comme si Zelensky avait besoin de la « protection » de celui qui a ordonné l’invasion de son pays. « C’est une provocation, explique un conseiller. Ils veulent nous humilier. Ils veulent qu’on vienne à genoux. »

Et puis, il y a les menaces. « Si l’Ukraine ne cède pas, la guerre continuera », répète la propagande russe. « Nous pouvons frapper plus fort. Nous pouvons aller plus loin. » Mais Zelensky ne cède pas. « Nous ne négocierons pas sous la menace, déclare-t-il. Nous ne négocierons pas notre existence. »

« Ils veulent qu’on ait peur, explique un soldat. Qu’on plie. Qu’on accepte leurs conditions. Mais nous n’avons plus peur. Parce que nous n’avons plus rien à perdre. » Alors ils résistent. Ils tiennent. Ils survivent. Parce que c’est tout ce qui leur reste. Parce que la dignité, ça ne se négocie pas. Ça se défend.


Je pense à ce silence. Ce silence de Poutine, face à l’invitation de Zelensky. Ce silence qui n’est pas une absence de réponse, mais la réponse la plus cruelle qui soit : « Vous n’existez pas. »

Je me souviens de cette phrase, lue dans un livre sur le totalitarisme : « Le pire, ce n’est pas la violence. C’est le mépris. Parce que la violence, on peut la combattre. Le mépris, c’est comme si on n’existait pas. » Aujourd’hui, c’est exactement ça. Poutine ne répond pas. Il ne négocie pas. Il méprise. Il méprise Zelensky. Il méprise l’Ukraine. Il méprise tous ceux qui résistent.

Et je me dis que c’est ça, la vraie violence. Pas les bombes. Pas les chars. Mais ce silence. Ce regard qui vous traverse comme si vous étiez transparent. Cette manière de parler de vous comme si vous étiez un objet. Un territoire à conquérir. Un problème à régler.

Mais Zelensky ne se tait pas. Il crie. Il résiste. Il existe. Et c’est ça, la vraie victoire. Pas sur le champ de bataille. Mais dans ce refus, viscéral, de disparaître. Dans cette obstination à dire : « Nous sommes là. Nous avons toujours été là. Et nous ne partirons pas. »

Parce que le mépris, ça ne se combat pas avec des armes. Ça se combat avec de la dignité. Avec du courage. Avec cette foi, têtue et obstinée, qu’un jour, le monde entendra. Qu’un jour, le monde verra.

Les « garanties » russes – des promesses creuses

Quand le Kremlin propose de « garantir la sécurité » de Zelensky s’il vient à Moscou, c’est une farce. Une farce cruelle, qui rappelle toutes les promesses non tenues de la Russie. « Ils nous ont déjà promis la paix en 2014, rappelle un diplomate ukrainien. Regardez ce qu’il s’est passé. » Les accords de Minsk, censés mettre fin à la guerre dans le Donbass, n’ont servi qu’à geler le conflit et à donner du temps à la Russie pour se préparer à une invasion totale.

« Ils nous promettent la sécurité, ironise un conseiller de Zelensky. Mais qui nous protègera d’eux ? » Parce que la Russie, c’est aussi celle qui a violé le mémorandum de Budapest en 2014, garantissant l’intégrité territoriale de l’Ukraine en échange de son désarmement nucléaire. « Ils ont signé. Puis ils ont envahi, rappelle un expert. Alors pourquoi les croire aujourd’hui ? »

« Leurs garanties ne valent rien, explique un officier. Leur parole ne vaut rien. Leur signature ne vaut rien. » Alors Zelensky refuse. « Nous ne négocierons pas notre sécurité avec ceux qui nous attaquent, déclare-t-il. Nous la défendrons. »

Et puis, il y a la question de la dignité. « Comment pouvons-nous accepter la protection de celui qui nous détruit ? », demande une mère ukrainienne. « C’est comme demander à un violeur de protéger sa victime. » Pour Zelensky, accepter une telle « garantie », ce serait renoncer à sa souveraineté. « Nous ne sommes pas des enfants, dit-il. Nous n’avons pas besoin qu’on nous protège. Nous avons besoin qu’on nous respecte. »

Alors ils résistent. Ils tiennent. Ils survivent. Parce que c’est tout ce qui leur reste. Parce que la dignité, ça ne se négocie pas. Ça se défend.


Je pense à cette phrase, entendue dans un abri anti-aérien à Kyiv : « Ils nous promettent la sécurité. Mais leur sécurité, c’est notre mort. »

Je me souviens de ce soldat, qui m’avait montré les cicatrices sur ses bras. « Ils m’ont tiré dessus, avait-il dit. Puis ils m’ont promis qu’ils ne recommenceraient pas. » Et puis il avait ri, un rire amer. « Vous voyez ? Ils ont recommencé. »

Quand la Russie parle de « garanties », elle parle de mensonges. Elle parle de ces promesses qu’elle a déjà brisées. Elle parle de ces accords qu’elle a déjà violés. Elle parle de cette confiance qu’elle a déjà trahie.

Alors non, Zelensky ne ira pas à Moscou. Pas pour des « garanties ». Pas pour des promesses. Pas pour des mots creux.

Parce que la vraie sécurité, ce n’est pas une signature sur un papier. C’est la liberté. C’est le droit de choisir son destin. C’est le droit de vivre libre. Sans peur. Sans menace. Sans avoir à regarder par-dessus son épaule.

Et ça, aucun compromis ne peut le donner. Aucune négociation ne peut l’acheter. Ça, on ne peut que le gagner. Ou le perdre. Mais jamais le vendre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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