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ÉDITORIAL : Les dossiers Epstein révélés et ce que l’Amérique refuse encore de voir
Crédit: Adobe Stock

Un président mentionné des milliers de fois

Le nom de Donald Trump apparaît des milliers de fois dans les documents publiés à ce jour. Todd Blanche s’est empressé de préciser que la majorité de ces mentions proviennent d’articles de presse archivés dans les dossiers. Comme si cela changeait quoi que ce soit. Comme si la présence obsédante du nom du président actuel dans les fichiers d’un réseau pédocriminel était un détail sans importance. Les documents révèlent qu’Epstein et Trump échangeaient, que le financier parlait du futur président dans ses correspondances, que des vols sur le jet privé d’Epstein incluaient Trump comme passager dans les années 1990.

Un document FBI daté d’octobre 2020 contient une allégation de viol impliquant Trump. Le document ne nomme pas la source, les détails sont caviardés. Mais les mots sont là, noir sur blanc : quelqu’un a déclaré aux autorités que « Donald J. Trump l’avait violée avec Jeffrey Epstein ». Un chauffeur de limousine rapporte une conversation téléphonique « très préoccupante » en 1995Trump répétait le prénom « Jeffrey » et faisait référence à « abuser d’une fille ». Le DOJ a brièvement retiré puis republié un fichier contenant un tableau récapitulatif des plaintes reçues par le FBI mentionnant Epstein et Trump. Pourquoi ce retrait ? Pourquoi cette republication ? Personne n’a répondu.

On nous dit que ces allégations sont « non vérifiées » et « non fondées ». Peut-être. Mais alors pourquoi les cacher ? Pourquoi cette danse grotesque de publication, retrait, republication ? Si ces accusations sont fausses, qu’elles soient exposées au grand jour pour être démontées. Si elles sont vraies… eh bien, c’est peut-être pour ça qu’on les cache.

La plainte de 2016 que personne ne veut mentionner

Il y a une histoire que les médias américains évitent comme la peste. En 2016, une femme sous le pseudonyme « Jane Doe » a déposé une plainte au tribunal fédéral de Manhattan contre Donald Trump et Jeffrey Epstein. Elle affirmait avoir été violée par les deux hommes lors de soirées chez Epstein à New York durant l’été 1994. Elle avait 13 ans. Dans sa déclaration sous serment, elle décrivait une « attaque sexuelle sauvage » où Trump l’aurait attachée à un lit, frappée au visage et violée malgré ses supplications. Epstein l’aurait violée à son tour et les deux hommes se seraient disputés pour savoir qui aurait dû prendre sa virginité.

La plainte incluait deux témoignages sous serment. Celui de « Tiffany Doe », une employée d’Epstein qui affirmait avoir été témoin de quatre rencontres sexuelles forcées entre la plaignante et Trump. Et celui de « Joan Doe », une camarade de classe à qui la victime aurait raconté les faits à l’époque. La plainte a été abandonnée en novembre 2016, quelques jours avant l’élection présidentielle. L’avocate de la plaignante, Lisa Bloom, avait annoncé qu’une conférence de presse où « Jane Doe » devait s’exprimer avait dû être annulée. La plaignante n’a plus jamais été entendue. Trump a toujours nié catégoriquement ces accusations. Mais dans les nouveaux documents du DOJ, une plainte de janvier 2020 d’une autre « Jane Doe » détaille des abus similaires aux mains d’Epstein et Maxwell, incluant une rencontre avec Trump en 1994Epstein lui aurait présenté la victime alors âgée de 14 ans en demandant : « Celle-là est bien, non ? »

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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