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ÉDITORIAL : L’invitation au cœur du brasier ou le dernier bluff de l’histoire
Crédit: Adobe Stock

Le prix de la terre au bout du fusil

Le sujet qui hante toutes les discussions, c’est le Donbass et la Crimée. Pour Zelensky, ces questions territoriales exigent une rencontre directe. On ne règle pas le destin de régions entières par des émissaires interposés ou des appels téléphoniques cryptés. Le Donbass n’est pas une case sur une carte d’état-major ; c’est une terre de charbon et de sang. C’est le foyer de Dmytro, un jeune soldat de 21 ans posté sur la ligne de front. Sur son bras, il porte le tatouage du nom de sa fille, née sous les bombardements. Chaque mètre de tranchée qu’il défend est imprégné de la sueur de ses camarades tombés au combat. Pour Dmytro, la paix a le goût amer de la poussière et du fer.

Et nous, on fait quoi ? On regarde ces cartes se colorer en rouge au gré des avancées de l’armée russe comme s’il s’agissait d’un jeu vidéo ? Zelensky nous rappelle que derrière chaque trait sur une carte, il y a des vies brisées. Il est prêt au compromis, dit-il, mais un compromis qui ne soit pas une capitulation. Il évoque des « questions difficiles » qui nécessitent d’être abordées avec courage. Mais comment parler de paix avec celui qui nie votre existence même ? La Crimée, annexée en 2014, reste cette plaie qui ne cicatrise jamais, ce symbole d’une impuissance mondiale que l’Ukraine ne peut plus accepter en silence.

Je sens une colère sourde monter quand j’entends parler de « négociations » alors que les hôpitaux sont visés. Comment peut-on demander à un peuple de céder sa terre pour apaiser la soif de conquête d’un tyran ? C’est comme demander à une victime de donner sa montre à son agresseur pour qu’il arrête de la frapper. C’est insupportable.

L’ombre de Marioupol sur la table des discussions

Si la rencontre devait avoir lieu, le spectre de Marioupol s’inviterait inévitablement entre les deux hommes. On ne peut pas occulter le siège héroïque et tragique de cette ville portuaire. Ivan, un vieil homme de 82 ans qui a tout perdu, porte toujours les clés de sa maison détruite dans sa poche. Le métal froid contre sa jambe est tout ce qui lui reste d’une vie de labeur. Il ne demande pas de vengeance, il demande la vérité. Il veut savoir pourquoi son quartier a été transformé en champ de ruines. Le détail tueur, c’est ce silence qui règne désormais dans des rues autrefois bruyantes de vie, où seuls les corbeaux tournent au-dessus des immeubles éventrés.

Le président ukrainien sait que son peuple ne lui pardonnera aucune faiblesse. Chaque concession sur le territoire ukrainien est perçue comme une trahison envers ceux qui dorment dans les fosses communes de Boutcha ou d’Irpin. Le contraste est brutal entre le discours de « protection des populations » tenu par le Kremlin et la réalité des civils tués par des frappes de précision qui ne visent que la terreur. Zelensky porte cette responsabilité sur ses épaules. Il invite Poutine à venir voir les écoles détruites, les églises profanées, les vies fauchées. Qui va expliquer ça aux enfants qui ne connaissent plus que le bruit des explosions ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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