Pourquoi pas Moscou ? La mémoire de l’oppression
Quand Zelensky refuse catégoriquement de se rendre à Moscou ou à Minsk, ce n’est pas par caprice. C’est parce que ces deux villes sont des symboles de l’oppression. Moscou, c’est le cœur de l’empire russe, celui qui a toujours voulu étouffer l’Ukraine. Minsk, c’est la capitale du Belarus, un État fantoche de Poutine, complice de l’invasion. « Aller à Minsk, c’est comme aller à Moscou, explique un historien ukrainien. C’est accepter de négocier sous le regard de celui qui nous attaque. »
Pour les Ukrainiens, Minsk est aussi le lieu des accords de 2014 et 2015, ces textes censés mettre fin à la guerre dans le Donbass, mais qui n’ont servi qu’à geler le conflit et à donner du temps à la Russie pour se préparer à une invasion totale. « Ces accords ont été une farce, rappelle un vétéran. On nous a demandé de désarmer, de faire des concessions, pendant que la Russie se réarmait. » Aujourd’hui, personne en Ukraine ne veut revivre ça. « On ne signera plus jamais d’accord qui nous désarme, affirme un conseiller de Zelensky. Pas après ce qu’on a vécu. »
Et puis, il y a la question de la légitimité. « Comment pouvons-nous négocier notre survie dans la capitale de celui qui nous attaque ? », demande un député ukrainien. « C’est comme si on nous demandait de signer notre propre condamnation à mort. » Pour Zelensky, aller à Moscou ou à Minsk, ce serait trahir la mémoire de ceux qui sont morts pour l’indépendance de l’Ukraine. « Nous ne sommes pas des traîtres, déclare-t-il. Nous ne vendrons pas notre pays. »
Et puis, il y a la question symbolique. Kyiv, c’est la capitale de l’Ukraine libre. Celle qui résiste depuis 2014. Celle qui a vu la révolution de Maïdan. Celle qui a refusé de plier face à l’aggression russe. « Kyiv, c’est notre ligne rouge, explique un activiste. C’est ici que tout a commencé. C’est ici que tout se décidera. » En proposant Kyiv, Zelensky rappelle au monde que l’Ukraine est un État souverain, avec une capitale, un gouvernement, un peuple. « Nous ne sommes pas un territoire à négocier, martèle-t-il. Nous sommes une nation. »
Mais Poutine ne l’entend pas de cette oreille. Pour lui, l’Ukraine n’est qu’une province rebelle, un territoire à réintégrer dans la « grande Russie ». « Ils ne comprendront jamais, soupire un diplomate ukrainien. Pour eux, nous ne sommes que des Russes qui ont oublié leur place. » Alors Zelensky insiste : « Venez à Kyiv. Venez voir qui nous sommes. » Un défi. Une provocation. Une affirmation de soi.
Je pense à cette phrase, entendue il y a des années, dans un documentaire sur la Seconde Guerre mondiale : « La mémoire, c’est la seule arme que les opprimés ont contre leurs oppresseurs. » Aujourd’hui, en Ukraine, c’est exactement ça. La mémoire de Maïdan. La mémoire des millions de morts du Holodomor. La mémoire de 2014, quand la Russie a volé la Crimée. La mémoire de 2022, quand les chars russes ont envahi le pays.
Zelensky ne refuse pas Moscou et Minsk par entêtement. Il les refuse parce que ces villes sont des cimetières de l’espoir ukrainien. Parce que chaque fois que l’Ukraine a accepté de négocier là-bas, elle a perdu un peu plus de sa souveraineté. Un peu plus de sa dignité. Un peu plus de sa liberté.
Je me souviens d’un vieux monsieur, rencontré à Lviv en 2019. Il m’avait montré une photo de sa famille, prise en 1933. « Ils sont tous morts de faim, avait-il dit. Parce que Staline a décidé qu’on devait mourir. » Et puis il avait ajouté : « Aujourd’hui, Poutine fait la même chose. Il veut qu’on meure. Ou qu’on se soumette. »
Alors quand Zelensky dit « Venez à Kyiv », il ne parle pas seulement de géopolitique. Il parle de mémoire. Il parle de résistance. Il parle de ce droit, sacré, à exister. À choisir son propre destin. À ne pas plier.
Et je me dis que c’est ça, la vraie force de l’Ukraine. Pas ses armes. Pas ses alliés. Mais cette mémoire qui refuse de mourir. Cette obstination à dire : « Nous sommes là. Nous avons toujours été là. Et nous ne partirons pas. »
Le Belarus, complice silencieux de la guerre
Le refus de Minsk n’est pas seulement symbolique. C’est aussi une condamnation du rôle du Belarus dans la guerre. Depuis 2022, le Belarus de Loukachenko est un satellite de Moscou, un pays qui a ouvert ses frontières aux troupes russes, qui a laissé bombarder l’Ukraine depuis son territoire, qui a emprisonné ses propres opposants pour plaire au Kremlin. « Aller à Minsk, c’est comme aller en Russie, explique un analyste ukrainien. C’est accepter de négocier sous la botte de celui qui nous attaque. »
Pour les Ukrainiens, le Belarus n’est pas un médiateur neutre. C’est un complice. « Ils ont laissé les Russes nous envahir depuis leur territoire, rappelle un soldat. Ils ont participé à la destruction de notre pays. » Alors quand Poutine propose Minsk comme lieu de rencontre, c’est une insulte de plus. Une manière de rappeler que l’Ukraine est encerclée, que ses voisins sont soit des ennemis, soit des marionnettes de Moscou.
« Nous ne négocierons pas notre survie dans un pays qui nous a poignardés dans le dos », déclare un conseiller de Zelensky. « Ce serait une trahison envers ceux qui se battent. Envers ceux qui sont morts. » Alors Kyiv reste le seul choix possible. Pas par provocation. Mais par respect. Respect pour les soldats qui tiennent le front. Respect pour les civils qui résistent. Respect pour l’Ukraine, qui refuse de disparaître.
Et puis, il y a la question de la sécurité. « Comment pouvons-nous négocier dans un pays qui nous a attaqués ? », demande un diplomate ukrainien. « Comment pouvons-nous faire confiance à un régime qui a aidé la Russie à nous envahir ? » Pour Zelensky, aller à Minsk, ce serait se mettre en danger. « Nous ne savons même pas si nous serions en sécurité, explique-t-il. Nous ne savons pas si nous pourrions parler librement. »
Alors il insiste : « Si Poutine veut vraiment parler, qu’il vienne à Kyiv. Qu’il vienne voir ce qu’il a fait. Qu’il regarde les yeux de ceux qu’il a blessés. » Un défi. Une provocation. Une manière de rappeler que la guerre n’est pas un jeu. Que les négociations ne sont pas une abstraction. Que derrière chaque mot, il y a des vies. Des visages. Des mémoires.
Je pense à cette image, vue il y a quelques mois : des soldats biélorusses, aux côtés des Russes, près de la frontière ukrainienne. Des hommes qui, comme leurs voisins, parlent une langue proche, partagent une histoire commune, mais qui ont choisi de se battre contre l’Ukraine. Pas par conviction. Par peur. Par soumission. Par lâcheté.
Et je me dis que c’est ça, la vraie tragédie. Pas seulement la guerre. Mais cette complicité. Cette trahison de ceux qui devraient être des frères. Cette peur qui pousse des hommes à devenir les bourreaux de leurs voisins.
Quand Zelensky refuse Minsk, il ne refuse pas seulement une ville. Il refuse cette lâcheté. Il refuse cette complicité. Il refuse de fermer les yeux sur ceux qui ont aidé à détruire son pays.
Je me souviens d’un poème ukrainien, appris il y a longtemps : « Nous sommes tous des frères, jusqu’à ce que le sang coule. » Aujourd’hui, le sang a coulé. Et ceux qui devraient être des frères sont devenus des ennemis.
Alors quand Zelensky dit « Venez à Kyiv », il ne parle pas seulement à Poutine. Il parle à tous ceux qui ont trahi. À tous ceux qui ont détourné les yeux. À tous ceux qui ont préféré la soumission à la liberté.
Et je me dis que c’est ça, la vraie victoire. Pas sur le champ de bataille. Mais dans les cœurs. Dans ce refus, viscéral, de devenir ce qu’ils veulent qu’on soit. Dans cette obstination à rester debout. Même seul. Même trahi. Même abandonné.
Section 3 : La question territoriale – le cœur du conflit
Pourquoi les territoires sont non-négociables
Quand Zelensky déclare que les questions territoriales ne peuvent être résolues que par un référendum et une rencontre en face-à-face avec Poutine, il ne parle pas seulement de géographie. Il parle de souveraineté. De dignité. De mémoire. « L’intégrité territoriale de l’Ukraine doit être décidée par son peuple, pas par des individus ou des présidents », martèle-t-il dans une interview au Monde. « Officiellement, nous n’avons pas le droit de donner nos territoires. »
Pour l’Ukraine, la question territoriale n’est pas une variable d’ajustement. C’est une ligne rouge. La Constitution ukrainienne est claire : tout changement territorial doit être approuvé par un référendum national. « C’est au peuple ukrainien de décider, insiste Zelensky. Pas à moi. Pas à Poutine. » Et ce peuple, après quatre ans de guerre, est plus déterminé que jamais : selon les sondages, 84 % des Ukrainiens refusent toute concession territoriale, même pour la paix.
« Céder un territoire, c’est céder notre histoire, explique un historien. C’est accepter que la Russie puisse voler ce qui nous appartient. » Et puis, il y a la mémoire. La mémoire de la Crimée, annexée en 2014. La mémoire du Donbass, où des milliers de soldats et de civils sont morts. « Si on cède aujourd’hui, ils reviendront demain, prévient un vétéran. Ils ne s’arrêteront jamais. »
Et puis, il y a la question stratégique. Céder des territoires, ce serait donner à la Russie un avantage militaire permanent. « Ils veulent un corridor vers la Crimée, explique un officier. Ils veulent contrôler nos côtes. Ils veulent nous encercler. » Pour Zelensky, toute concession territoriale serait une victoire pour Poutine. « Il le prendrait comme une preuve que sa guerre était juste, dit-il. Comme une preuve que l’Ukraine n’a pas le droit d’exister. »
Alors il insiste : « Nous reprendrons nos territoires. Tous. Jusqu’à la dernière parcelles. » Même si cela prend des années. Même si cela coûte des vies. « Parce que si on abandonne aujourd’hui, on abandonne tout, explique-t-il. On abandonne notre passé. On abandonne notre futur. »
Je pense à cette carte, accrochée dans un bureau à Kyiv. Une carte de l’Ukraine, avec ses frontières de 1991. Avec la Crimée, le Donbass, Kherson, Zaporijjia. Une carte qui raconte une histoire : celle d’un pays qui a lutté pour son indépendance. Qui a résisté à l’empire russe. Qui a refusé de disparaître.
Et je me dis que c’est ça, le vrai enjeu. Pas les kilomètres carrés. Pas les « réalités géopolitiques ». Mais cette idée, simple et têtue, qu’un peuple a le droit de choisir son destin. Qu’un pays a le droit d’exister. Qu’une frontière n’est pas une ligne sur une carte, mais une promesse. Une promesse de liberté. De dignité. De respect.
Quand Zelensky dit que les territoires sont non-négociables, il ne parle pas de terre. Il parle de mémoire. Il parle de tous ceux qui sont morts pour que l’Ukraine soit libre. Il parle de cette grand-mère, rencontrée à Lviv, qui m’avait montré une photo de son village, en Crimée. « C’est chez moi, avait-elle dit. Même si je ne peux plus y retourner. »
Alors oui, c’est un défis. Un défi lancé à Poutine. Un défi lancé au monde. Un défi qui dit : « Nous ne sommes pas à vendre. Nos terres ne sont pas à négocier. Notre liberté n’est pas un compromis. »
Et je me dis que c’est ça, la vraie force de l’Ukraine. Pas ses armes. Pas ses alliés. Mais cette obstination à exister. À résister. À dire : « Nous sommes là. Et nous ne partirons pas. »
Le piège des « concessions » – quand la paix devient une trahison
Depuis des mois, les pressions internationales s’intensifient. Les États-Unis, l’Europe, même certains pays africains et asiatiques, poussent Zelensky à faire des concessions. « Il faut bien trouver un terrain d’entente », répète-t-on. « La paix vaut bien quelques sacrifices. » Mais pour l’Ukraine, ces « sacrifices » ont un nom : trahison.
« Ils nous demandent de donner des morceaux de notre pays, explique un conseiller de Zelensky. Comme si c’était normal. Comme si on pouvait négocier notre existence. » Pourtant, les sondages sont clairs : 84 % des Ukrainiens refusent toute concession territoriale. Même après quatre ans de guerre. Même sous les bombes. « Nous avons déjà payé un prix trop élevé, dit un vétéran. Nous ne donnerons pas un centimètre de plus. »
Et puis, il y a la question morale. « Comment pouvons-nous négocier avec quelqu’un qui a tué nos enfants ? Qui a bombardé nos hôpitaux ? Qui a violé nos femmes ? », demande une mère, les yeux humides. « Quelle paix peut-il y avoir avec ça ? » Pour Zelensky, accepter des concessions, ce serait trahir la mémoire de ceux qui sont morts. « Ce serait comme leur cracher dessus, dit-il. Comme leur dire que leur sacrifice ne valait rien. »
Mais les pressions continuent. Les États-Unis, sous Trump, semblent prêts à sacrifier l’Ukraine pour un accord. « Ils veulent une victoire, explique un diplomate. Même symbolique. Même si ça signifie abandonner l’Ukraine. » Alors on parle de gel du conflit, de zones tampons, de statut spécial pour le Donbass. « Ils veulent qu’on accepte de vivre avec une épée sur la gorge, dénonce un officier. Pour qu’ils puissent revenir quand ils voudront. »
« Nous ne sommes pas des pions, martèle Zelensky. Nous ne sommes pas un territoire à partager. Nous sommes une nation. » Et une nation, ça ne se vend pas. Ça ne se négocie pas. Ça se défend.
Je pense à cette phrase, entendue dans un hôpital de Kharkiv : « Ils nous demandent de négocier. Mais avec quoi ? Avec le sang de nos enfants ? Avec les ruines de nos villes ? Avec nos rêves brisés ? »
Je me souviens de ce soldat, rencontré il y a quelques mois. Il m’avait montré une photo de sa fille. « Elle a cinq ans, avait-il dit. Elle ne comprend pas pourquoi son père part à la guerre. Elle ne comprend pas pourquoi on lui dit qu’il ne reviendra peut-être pas. » Et puis il avait ajouté : « Mais je préfère qu’elle grandisse sans moi que dans un pays qui a capitulé. »
Quand on parle de « concessions », on parle de vies. On parle de mémoires. On parle de cette mère, qui serre son enfant contre elle en entendant les sirènes. De ce vieux monsieur, qui pleure en regardant les ruines de sa maison. De ce soldat, qui part au front en sachant qu’il ne reverra peut-être jamais sa famille.
Alors oui, la paix, c’est important. Mais pas n’importe laquelle. Pas une paix qui sent la trahison. Pas une paix qui goûte à la honte. Pas une paix qui se paie avec le sang des innocents.
Parce que la vraie paix, ce n’est pas l’absence de guerre. C’est la justice. C’est le respect. C’est le droit de vivre libre. Sans peur. Sans menace. Sans avoir à regarder par-dessus son épaule.
Et ça, aucun compromis ne peut le donner. Aucune négociation ne peut l’acheter. Ça, on ne peut que le gagner. Ou le perdre. Mais jamais le vendre.
Section 4 : La réponse de Poutine – le mépris comme stratégie
Le silence de Moscou – quand le mépris remplace la diplomatie
Face à l’invitation de Zelensky, Poutine reste silencieux. Pas une réponse. Pas un commentaire. Juste ce sourire en coin, cette manière de regarder son interlocuteur comme s’il n’existait pas. « Ils nous ignorent, explique un diplomate ukrainien. Pour eux, nous ne sommes que des marionnettes. »
Pourtant, Zelensky insiste. « S’il veut vraiment parler, qu’il vienne, répète-t-il. Qu’il regarde ce qu’il a fait. » Mais Poutine ne viendra pas. Parce que venir à Kyiv, ce serait reconnaître l’Ukraine. Ce serait reconnaître qu’elle existe. Qu’elle résiste. Qu’elle a un peuple, un gouvernement, une voix. « Il ne peut pas faire ça, analyse un expert. Parce que s’il le fait, il admet qu’il a échoué. Qu’il n’a pas pu nous écraser. »
Alors il continue à jouer son jeu. « La Russie est prête à garantir la sécurité de Zelensky s’il vient à Moscou », déclare un porte-parole du Kremlin. Une insulte de plus. Comme si Zelensky avait besoin de la « protection » de celui qui a ordonné l’invasion de son pays. « C’est une provocation, explique un conseiller. Ils veulent nous humilier. Ils veulent qu’on vienne à genoux. »
Et puis, il y a les menaces. « Si l’Ukraine ne cède pas, la guerre continuera », répète la propagande russe. « Nous pouvons frapper plus fort. Nous pouvons aller plus loin. » Mais Zelensky ne cède pas. « Nous ne négocierons pas sous la menace, déclare-t-il. Nous ne négocierons pas notre existence. »
« Ils veulent qu’on ait peur, explique un soldat. Qu’on plie. Qu’on accepte leurs conditions. Mais nous n’avons plus peur. Parce que nous n’avons plus rien à perdre. » Alors ils résistent. Ils tiennent. Ils survivent. Parce que c’est tout ce qui leur reste.
Je pense à ce silence. Ce silence de Poutine, face à l’invitation de Zelensky. Ce silence qui n’est pas une absence de réponse, mais la réponse la plus cruelle qui soit : « Vous n’existez pas. »
Je me souviens de cette phrase, lue dans un livre sur le totalitarisme : « Le pire, ce n’est pas la violence. C’est le mépris. Parce que la violence, on peut la combattre. Le mépris, c’est comme si on n’existait pas. » Aujourd’hui, c’est exactement ça. Poutine ne répond pas. Il ne négocie pas. Il méprise. Il méprise Zelensky. Il méprise l’Ukraine. Il méprise tous ceux qui résistent.
Et je me dis que c’est ça, la vraie violence. Pas les bombes. Pas les chars. Mais ce silence. Ce regard qui vous traverse comme si vous étiez transparent. Cette manière de parler de vous comme si vous n’étiez qu’un objet. Un territoire à conquérir. Un problème à régler.
Mais Zelensky ne se tait pas. Il crie. Il résiste. Il existe. Et c’est ça, la vraie victoire. Pas sur le champ de bataille. Mais dans ce refus, viscéral, de disparaître. Dans cette obstination à dire : « Nous sommes là. Nous avons toujours été là. Et nous ne partirons pas. »
Parce que le mépris, ça ne se combat pas avec des armes. Ça se combat avec de la dignité. Avec du courage. Avec cette foi, têtue et obstinée, qu’un jour, le monde entendra. Qu’un jour, le monde verra.
Le jeu des « garanties » – quand la Russie promet ce qu’elle ne tiendra pas
Quand le Kremlin propose de « garantir la sécurité » de Zelensky s’il vient à Moscou, c’est une farce. Une farce cruelle, qui rappelle toutes les promesses non tenues de la Russie. « Ils nous ont déjà promis la paix en 2014, rappelle un diplomate ukrainien. Regardez ce qu’il s’est passé. » Les accords de Minsk, censés mettre fin à la guerre dans le Donbass, n’ont servi qu’à geler le conflit et à donner du temps à la Russie pour se préparer à une invasion totale.
« Ils nous promettent la sécurité, ironise un conseiller de Zelensky. Mais qui nous protègera d’eux ? » Parce que la Russie, c’est aussi celle qui a violé le mémorandum de Budapest en 2014, garantissant l’intégrité territoriale de l’Ukraine en échange de son désarmement nucléaire. « Ils ont signé. Puis ils ont envahi, rappelle un expert. Alors pourquoi les croire aujourd’hui ? »
« Leurs garanties ne valent rien, explique un officier. Leur parole ne vaut rien. Leur signature ne vaut rien. » Alors Zelensky refuse. « Nous ne négocierons pas notre sécurité avec ceux qui nous attaquent, déclare-t-il. Nous la défendrons. »
Et puis, il y a la question de la dignité. « Comment pouvons-nous accepter la protection de celui qui nous détruit ? », demande une mère ukrainienne. « C’est comme demander à un violeur de protéger sa victime. » Pour Zelensky, accepter une telle « garantie », ce serait renoncer à sa souveraineté. « Nous ne sommes pas des enfants, dit-il. Nous n’avons pas besoin qu’on nous protège. Nous avons besoin qu’on nous respecte. »
Alors ils résistent. Ils tiennent. Ils survivent. Parce que c’est tout ce qui leur reste. Parce que la dignité, ça ne se négocie pas. Ça se défend.
Je pense à cette phrase, entendue dans un abri anti-aérien à Kyiv : « Ils nous promettent la sécurité. Mais leur sécurité, c’est notre mort. »
Je me souviens de ce soldat, qui m’avait montré les cicatrices sur ses bras. « Ils m’ont tiré dessus, avait-il dit. Puis ils m’ont promis qu’ils ne recommenceraient pas. » Et puis il avait ri, un rire amer. « Vous voyez ? Ils ont recommencé. »
Quand la Russie parle de « garanties », elle parle de mensonges. Elle parle de ces promesses qu’elle a déjà brisées. Elle parle de ces accords qu’elle a déjà violés. Elle parle de cette confiance qu’elle a déjà trahie.
Alors non, Zelensky ne ira pas à Moscou. Pas pour des « garanties ». Pas pour des promesses. Pas pour des mots creux.
Parce que la vraie sécurité, ce n’est pas une signature sur un papier. C’est la liberté. C’est le droit de choisir son destin. C’est le droit de vivre sans avoir peur. Sans avoir à regarder par-dessus son épaule. Sans avoir à se demander quand la prochaine bombe tombera.
Et ça, aucune « garantie » russe ne peut le donner. Aucune promesse ne peut l’acheter. Ça, on ne peut que le gagner. Ou le perdre. Mais jamais le vendre.
Section 5 : L’Ukraine, seule face à ses choix
Le dilemme ukrainien – entre dignité et abandon
L’Ukraine est aujourd’hui face à un dilemme. D’un côté, la pression internationale pour négocier, pour céder, pour accepter un compromis. De l’autre, la volonté farouche de ne pas plier, de ne pas trahir, de ne pas abandonner. « On nous demande de choisir entre la guerre et la honte, explique un député ukrainien. Nous, on choisit la dignité. »
Pourtant, les sacrifices sont immenses. Chaque jour, des soldats meurent au front. Chaque nuit, des civils grelottent dans le noir, privés d’électricité, de chauffage, d’eau. « On nous dit que la paix vaut bien quelques concessions, soupire une mère. Mais quelle paix ? Celle où on vit à genoux ? Celle où on attend la prochaine invasion ? » Pour Zelensky, la réponse est claire : « Nous ne vendrons pas notre pays. Nous ne vendrons pas notre liberté. »
« Nous avons déjà payé un prix trop élevé, rappelle un vétéran. Nos enfants sont morts. Nos villes sont en ruines. Nos familles sont déchirées. Alors non, nous ne donnerons pas un centimètre de plus. » Même si cela signifie continuer la guerre. Même si cela signifie souffrir encore. « Parce que la paix, ce n’est pas l’absence de guerre, explique-t-il. C’est la justice. C’est le respect. C’est le droit de vivre libre. »
Et puis, il y a la question de l’avenir. « Si on cède aujourd’hui, qu’est-ce qu’il restera de nous demain ? », demande un jeune étudiant. « On nous dit de penser à l’avenir, ajoute-t-il. Mais quel avenir ? Celui où on vit sous la botte russe ? Celui où on doit demander la permission pour exister ? » Pour Zelensky, la réponse est simple : « Nous nous battrons. Jusqu’à ce que nous reprenions tout ce qui nous appartient. »
« Nous ne sommes pas seuls, rappelle-t-il. Nous avons nos alliés. Nous avons notre peuple. Nous avons notre histoire. » Et c’est ça, la vraie force de l’Ukraine. Pas ses armes. Pas ses alliés. Mais cette obstination à exister. À résister. À dire : « Nous sommes là. Et nous ne partirons pas. »
Je pense à cette phrase, entendue dans un hôpital de campagne, près de Kharkiv : « On nous demande de choisir entre la guerre et la paix. Mais nous, on a déjà choisi. On a choisi de vivre. Vraiment vivre. Pas survivre. Pas plier. Vivre. »
Je me souviens de ce soldat, qui m’avait montré une photo de sa famille. « Ils sont ma raison de me battre, avait-il dit. Pas pour un morceau de terre. Pas pour un drapeau. Pour eux. Pour qu’ils puissent grandir libres. »
Quand on parle de « dilemme », on parle de choix impossibles. On parle de ces mères qui serrent leurs enfants contre elles en entendant les sirènes. De ces pères qui partent au front en sachant qu’ils ne reverront peut-être jamais leur famille. De ces grands-parents qui pleurent en regardant les ruines de leur maison.
Mais il n’y a pas de dilemme. Il n’y a qu’un choix. Celui de ne pas trahir. Celui de ne pas abandonner. Celui de ne pas laisser le monde décider à notre place.
Parce que la paix, ce n’est pas l’absence de guerre. C’est la justice. C’est le respect. C’est le droit de vivre libre. Sans peur. Sans menace. Sans avoir à regarder par-dessus son épaule.
Et ça, aucun compromis ne peut le donner. Aucune négociation ne peut l’acheter. Ça, on ne peut que le gagner. Ou le perdre. Mais jamais le vendre.
L’Occident et ses contradictions – entre soutien et abandon
Depuis le début de la guerre, l’Occident a été un soutien crucial pour l’Ukraine. Sans les livraisons d’armes américaines et européennes, Kyiv serait probablement tombée en 2022. Sans les sanctions, la Russie aurait pu financer sa guerre sans limite. Sans le soutien politique, l’Ukraine serait seule face à Moscou.
Mais aujourd’hui, quelque chose a changé. Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la politique américaine a viré à 180 degrés. « Trump a toujours eu un faible pour les hommes forts, rappelle un analyste. Et Poutine, c’est un homme fort. » Dès son arrivée au pouvoir, il a gelé une partie des livraisons d’armes. « Trop cher », a-t-il dit. « Les Européens doivent payer », a-t-il ajouté.
Résultat : l’Ukraine se retrouve affaiblie. « On nous demande de négocier avec un pistolet sur la tempe, dénonce un officier ukrainien. Sauf que le pistolet, c’est le nôtre. » Les Européens, eux, hésitent. Certains pays, comme la Hongrie ou la Slovaquie, freinent des quatre fers. D’autres, comme la France ou l’Allemagne, veulent éviter l’escalade.
Et puis, il y a les pressions directes. Les États-Unis ont menacé de couper les fonds si l’Ukraine refuse de négocier. « Vous n’avez pas le choix », aurait dit un émissaire américain à la délégation ukrainienne. « Soit vous signez, soit on vous lâche. »
Face à ces menaces, Zelensky résiste. « Nous ne sommes pas des pions, martèle-t-il. Nous ne sommes pas un territoire à partager. Nous sommes une nation. » Mais dans les coulisses, la pression est énorme. « Ils nous abandonnent, lance un député ukrainien. Petit à petit. Comme d’habitude. »
« Nous ne sommes pas seuls, rappelle Zelensky. Nous avons notre peuple. Nous avons notre histoire. » Et c’est ça, la vraie force de l’Ukraine. Pas ses armes. Pas ses alliés. Mais cette obstination à exister. À résister. À dire : « Nous sommes là. Et nous ne partirons pas. »
Je pense à cette phrase, entendue dans un café de Lviv : « Ils nous disent qu’on est seuls. Mais regardez autour de vous. On n’est jamais seuls quand on a raison. »
Je me souviens de ce vieux monsieur, qui m’avait montré une photo de sa famille, prise en 1991, l’année de l’indépendance. « On nous avait dit qu’on ne tiendrait pas, avait-il souri. Regardez-nous. On est toujours là. »
Quand on parle d’abandon, on parle de ces moments où le monde détourne les yeux. Où les alliés hésitent. Où les promesses s’effritent. Mais on oublie une chose : l’Ukraine n’a jamais attendu que les autres se battent pour elle. Elle s’est toujours battue elle-même.
Alors oui, l’Occident hésite. Oui, les États-Unis menacent. Oui, l’Europe tergiverse. Mais l’Ukraine, elle, résiste. Parce que c’est ça, la vraie force. Pas les armes. Pas les alliés. Mais cette obstination à exister. À dire : « Nous sommes là. Et nous ne partirons pas. »
Parce que la liberté, ça ne se mendie pas. Ça ne s’achète pas. Ça se prend. Ou ça se perd. Mais jamais ça ne se vend.
Conclusion : L’Ukraine, miroir de nos lâchetés
Le choix qui nous définit
Le 31 janvier 2026, Volodymyr Zelensky a lancé un défi à Vladimir Poutine : « Venez à Kyiv. » Trois mots. Trois mots qui résument tout : la dignité, le courage, le refus de se soumettre.
Ce jour-là, le monde a fait un choix. Pas celui de la paix. Mais celui de la lâcheté. À Abou Dhabi, on a parlé de partage, de compromis, de réalisme. On a parlé de tout, sauf de justice. On a oublié que derrière les lignes sur une carte, il y a des gens. Des visages. Des vies. Des rêves brisés. Des espoirs têtus.
On a oublié Serhii, qui refuse de plier. Albina, qui veut juste que ses enfants vivent. Les soldats, qui tiennent le front malgré le froid. Les mères, qui serrent leurs enfants contre elles en priant pour un demain. Les pères, qui partent au combat en sachant qu’ils ne reverront peut-être jamais leur famille.
On a oublié que la paix, ça ne se négocie pas avec des bourreaux. Ça ne se monnaie pas avec des territoires. Ça ne s’achète pas avec des compromis honteux. La paix, ça se construit sur la justice. Sur le respect. Sur le droit des peuples à choisir leur destin.
Et pourtant, aujourd’hui, on choisit l’inverse. On choisit de fermer les yeux. De détourner la tête. De se dire que c’est compliqué. Que c’est trop loin. Que ça ne nous regarde pas.
Mais si. Ça nous regarde. Parce que l’Ukraine, c’est nous. C’est notre mirroir. Le miroir de ce qu’on est prêts à accepter. De ce qu’on est prêts à sacrifier. De ce qu’on est prêts à trahir.
Alors aujourd’hui, on a un choix à faire. Pas entre la guerre et la paix. Mais entre la dignité et la honte. Entre le courage et la lâcheté. Entre le monde qu’on veut laisser à nos enfants et celui qu’on est en train de leur voler.
Et ce choix, on le fait tous les jours. Pas seulement à Abou Dhabi. Pas seulement dans les salles de négociation. Mais ici. Maintenant. Dans nos silences. Dans nos regards détournés. Dans nos petites lâchetés qui, mises bout à bout, font les grandes trahisons.
Je pense à cet enfant, sur la glace du Dniepr. À ses rires. À ses dessins. À ses yeux qui ne comprennent pas pourquoi il fait si froid. Pourquoi il fait si noir. Pourquoi le monde semble l’avoir oublié.
Et je me dis que c’est pour lui que cette guerre se joue. Pas pour les territoires. Pas pour les accords. Mais pour lui. Pour tous les enfants comme lui. Pour leur droit à grandir sans avoir peur. Sans avoir froid. Sans avoir à fuir.
Je me dis que si on les abandonne, on abandonne aussi une partie de nous-mêmes. Cette partie qui croit que la liberté vaut la peine qu’on se batte pour elle. Que la justice existe. Que les peuples ont le droit de choisir leur destin.
Et je me dis que ce n’est pas trop tard. Que même dans le froid, même dans le noir, on peut encore choisir la lumière. On peut encore choisir de ne pas détourner les yeux. De ne pas fermer la porte. De ne pas laisser tomber.
Parce que c’est ça, la vraie victoire. Pas sur le champ de bataille. Mais dans nos cœurs. Dans notre refus de devenir complices. Dans notre choix de rester humains.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (AP, AFP, Reuters).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
– Zelensky invites Putin to Kyiv, rules out talks in Moscow or Belarus – UAWire, 31 janvier 2026
– Zelensky: Ukraine’s territorial integrity must be decided by its people, not individuals or presidents – UAWire, 31 janvier 2026
Sources secondaires
– Zelensky: negotiations with Russia are possible only when Ukraine takes back all its territories – UAWire, 31 janvier 2026
– Zelensky names the only compromise Ukraine is willing to make in negotiations with Russia – UAWire, 31 janvier 2026
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