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CHRONIQUE : 3 millions de pages et le silence qui hurle – Quand Trump, Epstein et l’impunité nous regardent en face
Crédit: Adobe Stock

Les vols, les soirées, et les silences complices

Les documents révèlent que Trump a voyagé à plusieurs reprises dans l’avion privé d’Epstein dans les années 1990, une information qui contredit ses démentis publics. En 2024, il avait affirmé n’être « jamais monté dans l’avion d’Epstein ». Pourtant, les registres de vol et les témoignages disent le contraire. Ces mensonges ne sont pas anodins : ils montrent une volonté systématique de cacher la vérité, de manipuler l’opinion, et de se placer au-dessus des règles qui s’appliquent aux autres.

Les documents contiennent également des emails échangés entre Epstein et ses associés, où le nom de Trump apparaît régulièrement. Dans un échange avec le journaliste Michael Wolff, Epstein demande : « Que ferait Trump ? » La réponse de Wolff est glaçante : « Il ne cherche jamais à expliquer. Il nie, accuse les médias, dénigre les autres. » Une stratégie que Trump a effectivement adoptée, encore et encore, chaque fois que son nom était associé à Epstein.


Il y a des moments où les mots manquent. Où la colère est si intense qu’elle étouffe toute tentative d’expression. En lisant ces emails, ces témoignages, ces notes du FBI, je me suis senti submergé par une rage froide. Pas contre Epstein — il est mort, et la justice terrestre ne l’atteindra plus. Non, ma rage est dirigée contre ceux qui, aujourd’hui encore, protègent Trump. Contre ceux qui, dans les couloirs du pouvoir, ferment les yeux, tournent la tête, et laissent faire. Contre une société qui, malgré les preuves, préfère le doute à la vérité, le confort à la justice. Ces documents ne sont pas seulement une accusation contre Trump. Ils sont une accusation contre nous tous.

Les victimes : des voix enfin entendues ?

Parmi les pages publiées, les témoignages des victimes d’Epstein sont les plus poignants. Une femme, Virginia Giuffre, raconte comment elle a été recrutée à Mar-a-Lago, le club de Trump en Floride, avant d’être abusée par Epstein. Elle décrit un système où les jeunes femmes étaient « offertes » à des hommes puissants, comme des objets. Un autre témoignage évoque une victime qui aurait été « présentée à Trump » par Maxwell, avec des sous-entendus clairs sur ce qui était attendu d’elle.

Ces récits ne sont pas des rumeurs. Ce sont des déclarations sous serment, des interviews avec le FBI, des documents judiciaires. Pourtant, ils sont systématiquement minimisés, discrédités, ou ignorés. Pourquoi ? Parce que les victimes d’Epstein — et, par extension, celles qui accusent Trump — se heurtent à un mur de pouvoir, d’argent, et d’impunité. Un mur que ces 3 millions de documents commencent enfin à fissurer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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