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COMMENTAIRE : Iran/États-Unis, le compte à rebours de l’inévitable ? Quand la guerre se joue en coulisses et que le monde retient son souffle
Crédit: Adobe Stock

Le prétexte : le nucléaire, les manifestations, et un régime aux abois

Officiellement, tout tourne autour du programme nucléaire iranien. Les États-Unis — et Israël avec eux — accusent Téhéran de vouloir se doter de l’arme atomique. L’Iran répond que son programme est pacifique, mais refuse toute inspection qui irait au-delà des accords existants. En 2025, après des mois de tensions, les négociations ont échoué. Trump a rétabli les sanctions, Khamenei a ordonné l’enrichissement d’uranium à des niveaux jamais atteints. Et puis, il y a eu les manifestations. Des mois de révolte, réprimés dans le sang. Des milliers de morts. Des villes entières en état de siège. Washington a pointé du doigt : « Regardez ce qu’ils font à leur propre peuple. Comment leur faire confiance ? » Téhéran a rétorqué : « C’est nos affaires. Occupez-vous des vôtres. »

Mais derrière le nucléaire, il y a autre chose. Bien plus dangereux. Une guerre d’influence qui dépasse largement le Moyen-Orient. L’Iran soutient le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen, des milices en Irak et en Syrie. Les États-Unis soutiennent Israël, l’Arabie saoudite, les monarchies du Golfe. Chaque camp veut dominer la région. Chaque camp est prêt à tout pour y parvenir. Même à risquer l’apocalypse.


Je me souviens d’une discussion avec un diplomate iranien, il y a quelques années. Il m’avait dit : « Vous, en Occident, vous pensez que nous avons peur de la guerre. Mais nous, nous avons déjà connu la guerre. Nous savons ce que c’est. Et nous savons aussi que parfois, la guerre est préférable à la soumission. » Ces mots me reviennent en boucle aujourd’hui. Parce que c’est ça, le vrai danger : quand deux camps sont convaincus qu’ils n’ont plus rien à perdre, la guerre n’est plus une menace, mais une issue. Une issue qu’ils sont prêts à choisir, les yeux grands ouverts.

L’erreur de calcul : croire que l’autre reculerait

Le 28 janvier 2026, Donald Trump a commis une erreur. Ou plutôt, il a sous-estimé la réaction iranienne. Dans un entretien, il a déclaré que les États-Unis étaient prêts à « utiliser la violence, si nécessaire », et que ses navires étaient « prêts à frapper l’Iran en quelques minutes ». Une phrase de trop. Ali Khamenei a répondu publiquement : « Une attaque américaine signera le début d’une guerre régionale. Et cette fois, ce ne sera pas comme en Irak ou en Afghanistan. Ce sera pire. Pour tout le monde. »

Derrière ces mots, une réalité : l’Iran n’est pas l’Irak de 2003. Ce n’est pas un pays isolé, avec une armée désorganisée. C’est une puissance régionale, avec des alliés, des missiles, et une population prête à se battre. Les Gardiens de la Révolution ont passé 40 ans à préparer ce scénario. Ils ont creusé des tunnels, caché des armes, entraîné des milices. Ils savent que dans une guerre conventionnelle, ils perdraient face aux États-Unis. Mais ils savent aussi que les Américains ne veulent pas d’une guerre longue, coûteuse, et sanglante. Alors ils misent sur l’asymétrie : frappes sur les bases américaines, attaques de drones, sabotage des pétroliers, envoi de missiles vers Israël. Une guerre que personne ne peut gagner. Une guerre où tout le monde perd.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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