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ÉDITORIAL : 1 240 680 vies russes effacées — le prix sanglant de la folie de Poutine
Crédit: Adobe Stock

L’enrôlement forcé : entre mensonges et désespoir

Pour alimenter sa machine de guerre, Poutine a tout essayé. D’abord, la mobilisation partielle de septembre 2022. Un échec cuisant. Des centaines de milliers d’hommes ont fui le pays. Les aéroports étaient pris d’assaut. Les frontières saturées. Le peuple russe, lui, ne voulait pas mourir pour les rêves impérialistes d’un autocrate. Alors, Poutine a changé de stratégie. Plus de mobilisation massive. Place à l’enrôlement volontaire. Sauf que dans la Russie de 2026, le volontariat est une farce sinistre.

Les autorités russes offrent des primes faramineuses — jusqu’à 50 000 dollars dans certaines régions, soit plus de deux fois le salaire annuel moyen. Elles promettent des avantages fiscaux, des effacements de dettes, des passeports russes accélérés pour les étrangers. Elles ciblent les prisonniers, auxquels on propose la liberté en échange d’un contrat militaire. Elles traquent les migrants, qu’on arrache à leurs familles sous de faux prétextes. Elles mentent aux étrangers, qu’on attire avec des promesses d’emplois avant de les jeter dans l’enfer ukrainien. Bangladais, Népalais, Indiens, Cubains, Irakiens… Des milliers d’hommes, souvent analphabètes, sans papiers, sans droits, envoyés au casse-pipe comme de la chair à canon.

Je me souviens d’une phrase lue il y a quelques années, dans un livre sur la Première Guerre mondiale : « Les généraux mouraient dans leur lit. » Aujourd’hui, en Russie, c’est pire. Les généraux — ou plutôt, le général, Poutine — ne meurent pas. Ils envoient les autres mourir à leur place. Et ils appellent ça du « volontariat ». Comme si un homme désespéré, affamé, sans autre choix que de signer un contrat pour nourrir sa famille, était un « volontaire ». Comme si un prisonnier, à qui on promet la liberté en échange d’un aller simple pour l’enfer, avait vraiment le choix. Comme si ces étrangers, trompés, menacés, jetés dans une guerre qui n’est pas la leur, étaient là par conviction. Non. Ils sont là parce que Poutine a besoin de chair fraîche pour sa boucherie. Et le monde regarde. Le monde sait. Le monde compte les morts. Et le monde, globalement, se tait.

L’armée russe : une coquille vide

Sur le papier, l’armée russe est une machine de guerre impressionnante. 700 000 hommes sur le front, selon Poutine. Des milliers de chars, d’artillerie, de drones. Une puissance de feu colossale. Sauf que dans la réalité, c’est une armée de zombies. Des soldats mal équipés, mal formés, mal commandés. Des unités décimées, reconstituées à la hâte avec des recrues qui n’ont parfois même pas eu le temps d’apprendre à tenir un fusil. Des officiers incompétents, corrompus, plus préoccupés par leur propre survie que par celle de leurs hommes. Une logistique défaillante, où les munitions manquent, où les vivres pourrissent, où les blessés meurent faute de soins.

Le résultat ? Une armée qui avance à 15 à 70 mètres par jour dans ses offensives les plus ambitieuses. 15 à 70 mètres. Moins qu’un homme ne marche en une minute. Moins que la longueur d’un terrain de football. Une armée qui, malgré sa supériorité numérique, ne parvient pas à percer les lignes ukrainiennes. Une armée qui, après quatre ans de guerre, n’a toujours pas atteint ses objectifs initiaux. Une armée qui, chaque jour, perd plus d’hommes qu’elle n’en gagne en terrain.

Sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.

Sources primaires :

daysofrussiaukrainewarrussiancasualtiesin_ukraine-17353.html »>Bilan officiel de l’état-major ukrainien (1er février 2026) – 01/02/2026

Rapport du Center for Strategic and International Studies (CSIS) sur les pertes militaires – 28/01/2026

Enquête de l’Associated Press sur le recrutement forcé en Russie – 27/01/2026

Sources secondaires

Enquêtes de Mediazona et de la BBC sur les pertes russes – 2023-2026

Analyses du Center for Strategic and International Studies (CSIS) – 2024-2026

Rapports de l’ONU sur les victimes civiles en Ukraine – 2025

Analyses de l’Institute for the Study of War (ISW) – 2023-2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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