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ÉDITORIAL : 1 300 vies fauchées et deux systèmes de missiles détruits — Quand la guerre se compte en chiffres et en larmes
Crédit: Adobe Stock

1 300 soldats : une journée ordinaire en enfer

1 300. Mille trois cents. Prononcez ce nombre à voix haute. Maintenant, imaginez 1 300 visages. 1 300 paires d’yeux qui se ferment pour toujours. 1 300 cœurs qui s’arrêtent. 1 300 familles qui reçoivent un coup de fil, une lettre, ou pire, un silence. Parce que dans cette guerre, les morts ne sont pas tous comptabilisés. Certains disparaissent, avalés par le front, les bombes, les tranchées. Ils deviennent des disparus, des noms sur une liste, des dossiers classés sans suite.

Le General Staff ukrainien publie ces chiffres presque quotidiennement. Des rapports secs, militaires, où chaque vie perdue est un point sur une courbe. Mais derrière chaque point, il y a une histoire. Prenez Dmitri, 28 ans, de Rostov. Il était cuisinier avant la guerre. Il a été mobilisé en 2023. Sa dernière lettre à sa femme datait du 25 janvier. « Je rentre bientôt », avait-il écrit. Il est mort le 30. Sa femme l’a su par un message sur un groupe Telegram. Pas de corps à enterrer. Juste un nom sur une liste, et un vide qui ne se remplira jamais.

Je me souviens d’une phrase lue quelque part : « La guerre, c’est d’abord une affaire de logistique. » Oui. Mais c’est aussi une affaire de larmes. Une affaire de mères qui attendent devant les gares, d’enfants qui dessinent des avions en espérant que papa rentre, de femmes qui rangent les affaires de leur mari dans un placard, parce qu’elles n’ont plus la force de les voir. 1 300. Ce n’est pas un chiffre. C’est 1 300 fois la même scène : une porte qui s’ouvre, un officier en uniforme, une phrase qu’on n’oubliera jamais. Et puis le silence. Le silence qui dure, qui s’installe, qui devient une présence. Une absence qui crie.

Les MLRS : des machines à tuer, et à mourir

Deux systèmes de MLRS détruits. Deux machines conçues pour lancer des dizaines de roquettes en quelques secondes, réduites en épave. Ces systèmes, les Russes les utilisent pour pilonner les villes ukrainiennes, les hôpitaux, les écoles, les centrales électriques. Leur destruction est une victoire tactique majeure pour l’Ukraine. Moins de missiles qui pleuvent sur Kharkiv, Dnipro, Kyiv. Moins de civils tués, moins de maisons réduites en poussière.

Mais derrière cette victoire, il y a le coût humain. Parce que détruire un MLRS, ce n’est pas appuyer sur un bouton. C’est envoyer des soldats en mission périlleuse, c’est risquer des vies pour en sauver d’autres. C’est aussi accepter que, pour chaque système détruit, il y en a dix autres qui continuent de tirer. Et chaque roquette qui tombe, c’est une nouvelle famille brisée, un nouveau quartier en ruines, une nouvelle vie qui bascule.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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