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ÉDITORIAL : 338 combats en une journée — Quand le monde regarde ailleurs, l’Ukraine saigne dans l’indifférence
Crédit: Adobe Stock

Une guerre d’attrition sans fin

La Russie a changé de tactique. Finies les grandes offensives spectaculaires. Place à une guerre d’usure, où chaque mètre de terrain est disputé au prix de vies humaines. Les Russes avancent lentement, méthodiquement, en sacrifiant des vagues entières de soldats — souvent mal équipés, mal entraînés, mais nombreux. Leur objectif ? Épuiser l’Ukraine. Épuiser ses soldats. Épuiser son économie. Épuiser sa volonté de résister.

Et ça marche. Les Ukrainiens tiennent, mais à quel prix ? Les réserves de munitions s’amenuisent. Les soldats, épuisés, doivent être remplacés par des recrues de plus en plus jeunes, de moins en moins expérimentées. « On nous envoie des gamins de 19 ans, certains n’ont même pas fini leur entraînement », raconte Oleksandr, un sergent vétéran. « On leur donne un fusil et on leur dit de tenir. C’est ça, notre réalité. »


Je me souviens d’un reportage que j’avais lu il y a quelques semaines. Un jeune soldat ukrainien, 20 ans à peine, écrivait une lettre à sa mère avant une mission périlleuse. Il disait : « Maman, ne t’inquiète pas. Je reviendrai. » Il n’est pas revenu. Et ce qui me hante, c’est de savoir que des centaines, des milliers de mères, en Ukraine, reçoivent encore ces lettres. Des lettres écrites par des enfants — car oui, 19 ans, c’est un enfant — qui partent au combat en sachant qu’ils pourraient ne pas revenir. Et le monde ? Il parle de « fatigue de l’Ukraine ». Comme si la fatigue était un luxe que les Ukrainiens pouvaient se permettre. Comme si, quelque part, il y avait un choix. Comme si, à 19 ans, on pouvait décider de ne pas mourir pour son pays.

L’artillerie russe : une pluie de feu sans fin

L’artillerie russe est implacable. Les Ukrainiens estiment que les Russes tirent entre 5 et 10 obus pour chaque obus ukrainien. Cinq à dix. Imaginez : pour chaque projectile que l’Ukraine envoie, la Russie en envoie dix. Dix. Comment tenir face à une telle disproportion ? Comment résister quand l’ennemi vous écrase sous un déluge de feu ?

« On entend les obus siffler avant qu’ils n’explosent, explique Mykola, un artilleur ukrainien. Parfois, on a le temps de se jeter à terre. Parfois, non. Parfois, on entend juste le bruit, et puis plus rien. » Plus rien. Deux mots qui résument l’horreur de cette guerre : plus rien.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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