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ÉDITORIAL : Epstein, Poutine et le Kremlin : quand le mal se porte en costume-cravate et se serre la main
Crédit: Adobe Stock

Svetlana Pojidaïeva : une assistante trop bien connectée

Parmi les collaboratrices russes d’Epstein, une figure se détache : Svetlana (Lana) Pojidaïeva. Diplômée du prestigieux Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO) — une pépinière de diplomates et d’agents du renseignement — Pojidaïeva arrive aux États-Unis avec une lettre de recommandation de Beliakov. Officiellement, elle travaille pour Epstein comme assistante. Officieusement, son rôle semble bien plus complexe.

Pojidaïeva préside une fondation de soutien aux femmes entrepreneuses, ainsi qu’une association new-yorkaise dédiée à l’éducation. Des activités louables, en apparence. Sauf que la majeure partie du financement de ces organisations provient… d’Epstein lui-même. 56 000 dollars pour l’une, 50 000 dollars pour l’autre. Sans compter les opportunités « caritatives » offertes par Epstein, comme des conférences avec des scientifiques de haut niveau. Trop beau pour être vrai ?

Pour Youri Chvetz, un transfuge du KGB, le cas de Pojidaïeva ne fait aucun doute : elle était un agent infiltré. Son objectif ? Pénétrer les cercles américains liés aux superordinateurs et à l’intelligence artificielle — des secteurs que Poutine considère comme cruciaux pour la survie de son régime. « Comment une personne aussi intelligente et instruite que Pojidaïeva a-t-elle pu devenir une militante pour les femmes tout en recherchant le soutien de Jean-Luc Brunel et de Jeffrey Epstein, qui ont dirigé et participé à la traite des êtres humains et au viol de filles mineures pendant plus de deux décennies ? » demande Chvetz. La réponse est simple : elle ne cherchait pas à aider les femmes. Elle cherchait à servir le Kremlin.

Je repense à ces jeunes filles, ces femmes, utilisées, manipulées, jetées comme des kleenex après usage. Et je me demande : combien d’entre elles savaient qu’elles n’étaient que des pions dans un jeu bien plus grand ? Combien d’entre elles ont cru, ne serait-ce qu’un instant, qu’elles avaient une chance de s’en sortir ? Epstein et ses complices ne se contentaient pas de détruire des vies. Ils les monnayaient. Ils les échangeaient contre des faveurs, des protections, des informations. Et le pire, c’est que ça marchait. Parce que dans ce monde-là, une vie humaine ne vaut rien. Juste un moyen d’arriver à ses fins.

Macha Drokova : l’infiltrée de la Silicon Valley

Une autre collaboratrice russe d’Epstein, Maria (Macha) Drokova, suit un parcours tout aussi troublant. Ancienne militante du mouvement de jeunesse pro-Kremlin Nachi, Drokova est d’abord chargée de nouer des « amitiés » avec des opposants russes. Une mission qui ressemble étrangement à du recrutement — ou à de l’espionnage. Elle devient ensuite collaboratrice de Konstantin Rykov, surnommé le « troll en chef » du Kremlin, une figure clé dans les opérations d’ingérence russe aux États-Unis.

Grâce à un visa E16 (réservé aux « étrangers aux capacités extraordinaires »), obtenu avec l’aide d’Esther Dyson — une vieille connaissance d’Epstein qui siège au conseil d’administration du géant russe Yandex — Drokova s’installe aux États-Unis. Officiellement, elle devient attachée de presse pour Epstein. Officieusement, son rôle semble bien différent : trouver des investisseurs américains pour financer des technologies utiles au Kremlin.

En 2016, Drokova commence à investir dans des start-ups technologiques, ciblant notamment NtechLab, une entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale, désormais détenue à 37% par Rostec — une société d’État russe. Elle investit aussi dans DigitalGenius, une start-up d’IA, et lève des fonds pour Day One Ventures, un fonds de capital-risque qu’elle a cofondé. Des millions de dollars, provenant de particuliers fortunés « très probablement originaires de Russie », selon les documents déposés auprès de la SEC.

Coïncidence ? Peut-être. Mais quand on sait que Poutine considère l’IA comme une priorité stratégique, et que le FSB a tout intérêt à infiltrer la Silicon Valley, ces « coïncidences » deviennent bien suspectes.

Sources

Sources primaires

Desk Russie — « Le cloaque et le chaos : la Russian connexion de l’affaire Epstein » — Juillet 2025

La Presse — « Dossier Epstein : La pression monte sur l’ex-prince Andrew » — 31 janvier 2026

La Presse — « Dossier Epstein : Plus de trois millions de nouvelles pages publiées » — 30 janvier 2026

Sources secondaires

The Wall Street Journal — « Jeffrey Epstein’s Ties to Trump Associates Under Scrutiny » — 2024

Rolling Stone — « Jeffrey Epstein, Steven Hoffenberg, and the Spy Who Loved Them » — 2023

YouTube — Tucker Carlson sur les liens d’Epstein avec le Mossad — 2023

YouTube — Fond Kontent sur Sergueï Beliakov — 2024

Craig Unger — « From Russia to Jeffrey, with Love » — 2023

ThreadReader — Enquête sur Maria Drokova et ses liens avec le Kremlin — 2022

Sénat américain — Enquête sur Leon Black et ses liens financiers avec Epstein — 2021

Département des services financiers de New York — Amende contre la Deutsche Bank pour son rôle dans l’affaire Epstein — 2020

CBC — « Deutsche Bank fined $150M for dealings with Jeffrey Epstein » — 2020

Wall Street on Parade — « JPMorgan Chase’s Role in the Epstein Scandal » — 2024

The Wall Street Journal — « Jeffrey Epstein’s Ties to Trump Associates Under Scrutiny » — 2024

New York Magazine — « Who Are the Newly Revealed Jeffrey Epstein Associates? » — 2024

YouTube — Enquête sur l’île privée d’Epstein — 2023

YouTube — Le système de kompromat d’Epstein — 2023

YouTube — Youri Chvetz sur les liens entre Epstein et le FSB — 2023

Twitter — Niels Groeneveld sur les liens d’Epstein avec le Kremlin — 2024

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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