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ÉDITORIAL : Epstein, Poutine et le piège du siècle — quand le vice devient arme d’État
Crédit: Adobe Stock

Ghislaine Maxwell, héritière d’un empire d’espionnage

Pour comprendre l’ampleur de ce complot, il faut remonter le fil. Et ce fil, il mène droit à Ghislaine Maxwell. Condamnée à 20 ans de prison pour trafic sexuel, elle est la fille de Robert Maxwell, un magnat des médias britannique mort dans des circonstances troubles en 1991. Un homme que les services de renseignement soupçonnent depuis longtemps d’avoir été un agent du KGB. Un homme qui, selon les documents, aurait initié Epstein aux arcanes de l’espionnage et du blanchiment d’argent.

Les liens entre Robert Maxwell et les services secrets russes remontent aux années 1970. À l’époque, il aurait aidé le Mossad à faire sortir des Juifs soviétiques vers Israël. En échange, il aurait reçu des faveurs. Des faveurs qui, selon les sources, incluaient le blanchiment d’argent russe vers l’Occident. Un système que Epstein aurait repris et amplifié, transformant son empire de trafic sexuel en une véritable usine à chantage au service du Kremlin.

Les documents révèlent aussi des liens troublants entre Ghislaine Maxwell et des officiers russes. Une photo la montre entourée de deux hommes identifiés comme des militaires russes. Une autre série de messages évoque ses voyages en Russie, ses rencontres avec des hauts responsables, ses échanges avec des intermédiaires liés au FSB. Tout porte à croire que la famille Maxwell était bien plus qu’un simple relais. Elle était un maillon essentiel de la chaîne.

Je repense à cette photo de Ghislaine Maxwell, souriante, entourée de ces deux hommes en uniforme. Je me demande ce qu’ils se disaient. Je me demande ce qu’elle savait. Parce que Ghislaine, ce n’est pas une victime. C’est une complice. Une complice qui a aidé à détruire des vies, à manipuler des puissants, à alimenter une machine de corruption et de chantage. Et aujourd’hui, elle est en prison. Mais pour combien de temps ? Et qui d’autre, dans l’ombre, continue son œuvre ?

Robert Maxwell, l’homme qui a tout déclenché

La mort de Robert Maxwell en 1991 reste entourée de mystères. Officiellement, il s’agit d’un suicide. Officieusement, les rumeurs vont bon train. Certains évoquent un meurtre. D’autres, une élimination ciblée. Ce qui est sûr, c’est que son empire s’est effondré du jour au lendemain, laissant derrière lui des dettes colossales et des questions sans réponses. Des questions qui, aujourd’hui, prennent une nouvelle dimension.

Les documents montrent que Robert Maxwell n’était pas seulement un homme d’affaires. Il était un intermédiaire. Un intermédiaire entre l’Occident et le Kremlin. Un homme qui, selon les services de renseignement, aurait aidé à blanchir des millions de dollars pour le compte de Moscou. Un homme qui aurait introduit Epstein dans le monde de l’espionnage, lui ouvrant les portes d’un réseau où le sexe, l’argent et le pouvoir ne faisaient qu’un.

Et puis, il y a les liens avec Masha Drokova. Une proche de Poutine, ancienne dirigeante de son mouvement de jeunesse, et fondatrice de Day One Ventures, une entreprise accusée d’espionnage industriel en Silicon Valley. Les emails montrent qu’Epstein était en contact régulier avec elle. Qu’il lui fournissait des informations. Qu’il l’aidait à naviguer dans les cercles du pouvoir américain. Une collaboration qui, selon les sources, aurait permis au Kremlin d’infiltrer les élites technologiques et politiques des États-Unis.

Je me souviens d’une phrase lue dans un rapport du FBI : « Epstein était proche de l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak et aurait été formé à l’espionnage sous ses ordres. » Formé à l’espionnage. Comme si c’était une carrière comme une autre. Comme si manipuler, trahir, détruire des vies était un simple métier. Et aujourd’hui, on découvre que ce « métier » a servi les intérêts de Poutine. Que des vies ont été brisées pour alimenter une guerre froide moderne. Une guerre où les armes ne sont plus des missiles, mais des secrets. Des secrets capables de faire tomber des gouvernements.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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