Skip to content
ÉDITORIAL : La Russie prépare l’escalade — et le monde regarde ailleurs
Crédit: Adobe Stock

La mécanique de la terreur

Les images satellites ne mentent pas. Elles montrent une Russie qui, malgré ses pertes, malgré ses échecs, continue à investir massivement dans sa machine de guerre. Les bases de Taganrog et Millerovo sont devenues des plaques tournantes pour les missiles Iskander, capables de frapper n’importe où en Ukraine en quelques minutes. À Molykino, dans le kraï de Krasnodar, les abris fortifiés se multiplient, protégeant les lanceurs des frappes de drones ukrainiens. La Russie apprend de ses erreurs. Elle s’adapte. Elle se renforce.

Et puis, il y a les chiffres. 492 lancements de missiles Iskander en 2025. 492 fois où des familles ukrainiennes ont entendu la sirène, couru vers les abris, prié pour que le missile ne tombe pas sur leur maison. 492 fois où la Russie a choisi la destruction plutôt que la paix. Et en 2026, ce nombre ne fera qu’augmenter, à moins que quelque chose ne change. À moins que le monde ne se réveille.

Je me souviens d’une conversation avec un soldat ukrainien, l’été dernier. Il m’avait dit : « On ne demande pas à l’Occident de mourir pour nous. On demande juste des armes pour mourir moins. » Aujourd’hui, je repense à ses mots en regardant ces images. La Russie prépare ses missiles. L’Ukraine prépare ses défenses. Et l’Occident ? Il prépare des déclarations. Des communiqués. Des « profondes préoccupations ». Comme si les mots pouvaient arrêter les missiles. Comme si les bonnes intentions pouvaient sauver des vies. Mais les bonnes intentions ne stoppent pas les Iskander. Seules les actions le peuvent.

La Crimée, laboratoire de la guerre totale

La Crimée occupée est devenue un avant-poste militaire russe, un laboratoire où Moscou teste ses armes et ses stratégies avant de les déployer à grande échelle. Les images satellites montrent des activités intenses près de Novoselivske, où des fortifications ont été érigées en un temps record. La Russie y déploie ses missiles les plus meurtriers, ses drones les plus destructeurs, ses soldats les plus endurcis. Et pendant ce temps, le monde regarde ailleurs, comme si la Crimée n’était qu’un détail, une parenthèse dans l’histoire.

Mais la Crimée n’est pas un détail. C’est le symbole de l’aggression russe, le lieu où la guerre a commencé en 2014, où elle continue aujourd’hui, et où elle pourrait bien s’étendre demain. Si la communauté internationale laisse la Russie faire de la Crimée une base militaire invulnérable, elle envoie un message clair : l’aggression paie. La loi du plus fort prime. Et les frontières ne sont que des lignes sur une carte, prêtes à être effacées par les missiles et les chars.

Sources

Sources primaires

Russia Appears to Prepare Escalation Near Ukraine. What Satellite Images Reveal — UNITED24 Media, 31 janvier 2026

Strategic Aviation of Russia Telegram Channel — Analyse des sites de lancement Iskander, 31 janvier 2026

US accuses Russia of ‘dangerous and inexplicable escalation’ of war in Ukraine — Associated Press, 13 janvier 2026

Sources secondaires

Ukraine says Russia launched hypersonic missile near Polish border — Reuters, 12 janvier 2026

Russia-Ukraine war: Kyiv hit by massive missile attack — BBC News, 14 janvier 2026

Russia launches fresh wave of missile strikes on Kyiv — The Guardian, 15 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu