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ÉDITORIAL : La victoire militaire en Ukraine n’est pas une fin, c’est un leurre sanglant
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres qui tuent

2 millions de victimes militaires. Ce chiffre, révélé par le CSIS, est un coup de massue. 325 000 morts russes. 100 000 à 140 000 morts ukrainiens. Des nombres si grands qu’ils en deviennent abstraits. Pourtant, derrière chaque chiffre, il y a un nom. Un visage. Une famille. Une vie brisée.

Prenez Sergueï Tarakanov, directeur du site de Tchernobyl. Il a dû annoncer que la centrale nucléaire, symbole de la catastrophe de 1986, était de nouveau privée d’électricité à cause des frappes russes. Ou Vitali Klitschko, maire de Kiev, qui a décrit une ville à l’agonie : « Imaginez qu’il n’y ait ni électricité ni eau chez vous. Vous ne pouvez pas prendre de douche. Vos radiateurs sont froids. La situation est très critique. » Des mots simples. Des mots qui font mal. Des mots qui devraient réveiller les consciences endormies.


Je me souviens d’une phrase lue dans un rapport de l’ONU : « Viser des civils et des infrastructures civiles constitue une violation claire des règles de la guerre. » Une violation claire. Comme si c’était une question de règles, de protocole, de fair-play. Comme si on pouvait parler de « règles » quand des enfants meurent sous les bombes. Le pire, c’est que cette phrase est vraie. Et qu’elle ne change rien. Les rapports s’accumulent. Les condamnations pleuvent. Les sanctions s’enchaînent. Et les missiles continuent de tomber.

L’hypocrisie des « pauses humanitaires »

Le 30 janvier 2026, le Kremlin a annoncé avoir accepté une « pause » dans les frappes sur Kiev jusqu’à dimanche. Une pause. Comme si on pouvait mettre la guerre en pause. Comme si on pouvait appuyer sur un bouton pour arrêter la souffrance, le temps d’un week-end, avant de reprendre là où on s’était arrêté.

Pendant ce temps, les attaques russes continuent de faire des victimes. Trois morts dans la nuit du 27 janvier, dont deux près de Kiev. Douze morts le 26 janvier, dont cinq dans un train de passagers près de Kharkiv. Un mort à Boutcha, où un massacre avait déjà eu lieu en 2022. Chaque frappe, chaque explosion, chaque vie arrachée est une insulte à l’idée même de « pause humanitaire ».

Et pendant que les Russes « pause » leurs frappes sur Kiev, ils continuent de cibler les infrastructures énergétiques. 10 000 foyers sans courant à Rivné. Des centaines de milliers d’Ukrainiens plongés dans le noir et le froid. Des hôpitaux qui fonctionnent avec des groupes électrogènes. Des écoles fermées. Des familles entassées dans des abris de fortune. Tout ça, pendant que des hommes en costume, à des milliers de kilomètres, discutent de « solutions politiques ».

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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