Les grands joueurs : Chine, Russie, États-Unis
La Chine et la Russie ne cachent plus leurs ambitions. Xi Jinping et Vladimir Poutine ont scellé leur partenariat contre l’Occident. La Chine, première bénéficiaire de la mondialisation dirigée par les États-Unis, joue maintenant un double jeu : elle profite du système qu’elle contribue à saboter. La Russie, elle, a basculé dans une économie de guerre, déterminée à restaurer son empire perdu. Pendant ce temps, l’Inde, obsédée par sa rivalité avec le Pakistan, observe et attend son heure. Le monde n’est plus unipolaire. Il n’est même plus multipolaire. Il est chaotique.
Et puis, il y a les puissances moyennes. La Turquie, le Brésil, l’Afrique du Sud. Elles voient des opportunités dans ce désordre. Elles s’allient avec une grande puissance pour un objectif, avec une autre pour un autre, toujours en quête de leur propre intérêt. Les petits États, comme ceux du Golfe, jouent les équilibristes entre les géants, comme l’oiseau pluvier qui survit en nettoyant les dents des crocodiles. Personne ne fait plus semblant. Tout le monde joue pour soi.
Je me souviens d’une conversation avec un ambassadeur africain, il y a deux ans. Il m’avait dit : « Vous, les Occidentaux, vous croyez encore aux règles. Nous, on a appris depuis longtemps que le monde fonctionne sans. » À l’époque, j’avais trouvé ça cynique. Aujourd’hui, je me demande s’il n’avait pas raison. Parce que regardons les faits : la Russie annexe des territoires, la Chine menace Taïwan, les États-Unis se retirent. Et personne ne fait rien. Personne. Juste des communiqués. Des sanctions symboliques. Des mots. Des mots contre des chars. Qui gagne, dans ce monde-là ? Ceux qui agissent. Pas ceux qui parlent.
L’Europe, spectatrice impuissante ?
L’Europe, elle, regarde. Elle discute. Elle hésite. Elle se divise. Pendant que Poutine et Xi tracent leurs plans, les dirigeants européens tergiversent. Certains, comme la Hongrie ou la Slovaquie, flirtent avec Moscou. D’autres, comme la France ou l’Allemagne, tentent de maintenir un équilibre précaire entre Washington et Pékin. Mais au fond, tout le monde sait une chose : l’Europe n’est plus protégée. Pas comme avant. Pas comme pendant la Guerre froide. Elle est vulnérable. Et elle le sait.
Le pire ? L’Europe n’a pas de plan B. Elle compte encore sur l’Amérique. Mais l’Amérique, elle, est en train de se replier. Trump le dit clairement : l’Europe doit assumer sa propre défense. Seule. Sans les États-Unis. Et si l’OTAN disparaissait ? Personne n’ose y penser. Pourtant, la question est là, suspendue comme une épée de Damoclès : et si l’OTAN n’était plus là demain ?
L’Ukraine, Laboratoire du Nouvel Ordre Mondial
Le sacrifice ukrainien
L’Ukraine est le symbole de cet effondrement. Un pays qui a cru aux promesses de l’Occident. Qui a renoncé à ses armes nucléaires en 1994, en échange de garanties de sécurité. Des garanties signées par les États-Unis, le Royaume-Uni… et la Russie. Aujourd’hui, l’Ukraine se bat seule. Abandonnée par ceux qui avaient promis de la protéger. Trahie.
Valery Zaluzhny, ambassadeur ukrainien au Royaume-Uni, l’a dit sans détour : « Washington détruit l’ordre mondial. » Il a raison. Les États-Unis, sous Trump, ne soutiennent plus l’Ukraine comme avant. Pire : ils négocient avec Moscou. Ils laissent entendre que l’Ukraine devra céder des territoires. 20 % de son territoire. Comme ça. Sans combat. Sans résistance. Comme un prix à payer pour la paix. Mais quelle paix ? Celle des cimetières ?
J’ai rencontré des soldats ukrainiens, l’été dernier. Des hommes brisés, mais debout. L’un d’eux m’a montré une photo de sa fille, évacuée à Lviv. « Elle me demande quand je rentre, a-t-il dit. Je lui mens. Je lui dis bientôt. » Puis il a regardé ses mains. Des mains qui avaient tenu des armes, creusé des tranchées, porté des blessés. Des mains qui tremblaient. Pas de peur. De rage. De rage contre l’abandon. Parce qu’il savait une chose : l’Occident avait promis. Et l’Occident avait menti. Alors oui, l’Ukraine résiste. Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à quand un pays peut-il se battre seul contre un empire ? Jusqu’à quand peut-on demander à des hommes de mourir pour des promesses vides ?
Le message envoyé au monde
Ce qui se passe en Ukraine, c’est un message. Un message envoyé à tous les petits pays du monde : vous êtes seuls. Personne ne viendra vous sauver. Pas l’ONU. Pas l’OTAN. Pas l’Europe. Personne. Et si vous voulez survivre, vous devrez vous armer. Même avec des armes de destruction massive.
Andreas Umland, expert en relations internationales, le dit clairement : « Les petits pays regardent l’Ukraine. Ils voient la Russie avancer, commettre un génocide, déporter des enfants, annexer des territoires. Et ils voient que les mesures internationales pour contenir Moscou sont limitées. » Limitées. C’est le mot clé. Parce que si l’Ukraine, soutenue par l’Occident, ne peut pas résister, qui le pourra ?
La Prolifération Nucléaire : La Bombe à Retardement
Le tabou brisé
Pendant 80 ans, un tabou a tenu : celui de l’usage des armes nucléaires. Depuis Hiroshima et Nagasaki, personne n’a osé franchir le pas. Mais aujourd’hui, ce tabou vacille. La Russie, puissance nucléaire, mène une guerre totale contre l’Ukraine. Un pays qui, rappelons-le, a renoncé à ses armes nucléaires en 1994. En échange de quoi ? De promesses. Des promesses brisées.
Résultat ? 73 % des Ukrainiens soutiennent désormais la réacquisition d’armes nucléaires. 73 %. Près des trois quarts d’une nation sont prêts à braver les sanctions, les menaces, l’isolement, pour se doter de la bombe. Parce qu’ils ont compris une chose : personne ne les protégera. Alors ils se protégeront eux-mêmes. Même si cela signifie devenir une puissance nucléaire. Même si cela signifie risquer l’apocalypse.
Je me souviens d’une discussion avec un général ukrainien, il y a quelques mois. Il m’avait regardé droit dans les yeux et avait dit : « Vous croyez que nous avons le choix ? » J’avais voulu répondre. Il avait levé la main. « Non. Écoutez. En 1994, on nous a dit : donnez vos armes, on vous protégera. On a cru. On a donné. Et regardez. » Il avait désigné la fenêtre, vers l’est, vers le front. « Ils nous tuent. Avec nos propres armes. Parce qu’on a été assez naïfs pour croire aux traités. » Puis il avait souri. Un sourire triste. « Alors non, nous n’avons pas le choix. Soit on meurt. Soit on se défend. » Et si c’est ça, le monde de demain ? Un monde où chaque pays devra choisir entre la soumission et l’apocalypse ?
La course aux armements 2.0
L’Ukraine n’est pas un cas isolé. La Corée du Sud, inquiète des promesses russes à la Corée du Nord, envisage sérieusement de se doter de l’arme nucléaire. Le Moyen-Orient, déjà sous tension entre Israël et l’Iran, pourrait basculer dans une course effrénée. L’Europe, elle, commence à douter de la protection américaine. Et si demain, la Pologne ou les pays baltes décidaient de se nucleariser ? Qui pourrait les en empêcher ?
Andreas Umland résume la situation : « Si l’Ukraine, un pays qui a renoncé à ses armes nucléaires, est envahie et démembrée sans que personne ne vienne à son secours, quel message envoyons-nous aux autres pays ? » Le message est clair : si vous voulez survivre, armez-vous. Même si cela signifie briser tous les traités. Même si cela signifie risquer l’anéantissement mutuel.
L’Amérique, de Gardienne à Destructrice de l’Ordre Mondial
Le virage trumpien
Donald Trump n’a pas seulement changé la politique américaine. Il a détruit les fondements de l’ordre mondial. Sous sa présidence, les États-Unis ne sont plus le garant de la sécurité mondiale. Ils en sont devenus le saboteur. Trump a forcé l’Ukraine à négocier avec la Russie. Il a menacé de retirer les États-Unis de l’OTAN. Il a imposé des tarifs douaniers qui étranglent l’économie mondiale. Il a choisi le chaos.
Et le pire, c’est que ça marche. Les alliés des États-Unis, habitués à compter sur Washington, se retrouvent seuls. L’Europe hésite. L’Asie s’inquiète. Le Moyen-Orient se prépare au pire. Parce que Trump a envoyé un message clair : l’Amérique d’abord. Même si cela signifie sacrifier ses alliés. Même si cela signifie laisser la Russie et la Chine dominer.
J’ai couvert la visite de Trump en Europe, en 2019. Je me souviens d’un dîner avec des diplomates européens. L’un d’eux, un Allemand, avait dit : « On nous a toujours dit que l’Amérique était un partenaire fiable. Aujourd’hui, on se demande si elle n’est pas devenue notre plus grand danger. » À l’époque, j’avais ri. « Vous exagérez », avais-je répondu. Aujourd’hui, je repense à ces mots. Et je me demande : et s’il avait raison ? Parce que regardez. Trump ne menace pas seulement l’Ukraine. Il menace l’OTAN. Il menace la stabilité mondiale. Il menace tout. Et personne ne semble capable de l’arrêter.
L’abandon de l’Ukraine : un symbole
Le cas ukrainien est emblématique. Trump a forcé Kiev à accepter un plan de paix qui donnerait à la Russie le contrôle de 20 % du territoire ukrainien. 20 %. Sans combat. Sans résistance. Juste comme ça. En échange, les sanctions contre la Russie seraient levées. Et l’Ukraine ? Abandonnée. Livrée à Poutine.
Les dirigeants européens ont réagi avec colère. Un diplomate a résumé la situation en une phrase : « Ce plan donne à Poutine tout ce qu’il veut. » Tout. Et c’est ça, le problème. Parce que si l’Ukraine cède, qui sera le prochain ? La Géorgie ? La Moldavie ? Les pays baltes ? Taïwan ? Qui osera résister, si l’Occident abandonne ses alliés ?
La Chine, le Dragon Qui Se Réveille
L’alliance sino-russe
La Chine n’est plus un acteur passif. Elle est devenue le partenaire clé de la Russie. Ensemble, elles défient l’Occident. Ensemble, elles redessinent les règles du jeu. Xi Jinping et Vladimir Poutine ont scellé une alliance qui va bien au-delà de la simple coopération économique. C’est une alliance stratégique. Une alliance qui vise à remplacer l’ordre américain.
Et la Chine a un atout majeur : son économie. Elle est devenue la première puissance commerciale mondiale. Elle domine les chaînes d’approvisionnement. Elle contrôle les technologies critiques. Elle est indispensable. Même pour l’Occident. Alors quand Pékin décide de soutenir Moscou, malgré les sanctions, malgré les pressions, qui peut l’arrêter ?
Je me souviens d’une conversation avec un économiste chinois, il y a quelques années. Il m’avait expliqué, avec un sourire en coin, que la Chine n’avait pas besoin de gagner des guerres. « Nous, avait-il dit, on gagne en attendant. » À l’époque, je n’avais pas compris. Aujourd’hui, je vois. La Chine attend. Elle observe. Elle laisse l’Occident s’épuiser. Elle laisse la Russie affaiblir l’Ukraine. Elle laisse les États-Unis se diviser. Et pendant ce temps, elle avance. Pas avec des chars. Avec des contrats. Avec des routes. Avec des ports. Avec des dettes. Parce qu’elle a compris une chose : le vrai pouvoir, ce n’est pas la force. C’est la dépendance. Et aujourd’hui, le monde dépend d’elle.
La menace sur Taïwan
Taïwan est la prochaine cible. La Chine ne cache plus ses ambitions. Elle multiplie les provocations. Elle renforce son arsenal. Elle prépare l’opinion publique à une « réunification ». Par la force, si nécessaire. Et si l’Ukraine tombe, Taïwan sera la prochaine. Parce que Pékin aura compris une chose : l’Occident ne se battra pas. Pas pour l’Ukraine. Pas pour Taïwan. Pas pour qui que ce soit.
Et puis, il y a la Corée du Nord. Pyongyang, soutenu par Moscou et Pékin, multiplie les essais de missiles. Elle menace la Corée du Sud. Elle menace le Japon. Elle menace le monde. Et personne ne fait rien. Parce que tout le monde a peur. Peur d’une guerre. Peur d’un conflit nucléaire. Peur de l’inconnu.
L’Europe Face à Son Destin : Se Réveiller ou Disparaître
Le réveil difficile
L’Europe est au pied du mur. Soit elle se réveille. Soit elle disparaît. Parce que le monde qui vient n’aura pas de place pour une Europe divisée, hésitante, dépendante. Pas de place. Les dirigeants européens le savent. Mais ils tergiversent. Ils discutent. Ils reportent les décisions. Ils perdent du temps. Un temps qu’ils n’ont plus.
Prenez l’Allemagne. Olaf Scholz, le chancelier, joue avec la peur d’une guerre nucléaire pour gagner des points politiques. Il freine les livraisons d’armes à l’Ukraine. Il retarde les décisions. Il espère que le problème disparaîtra. Il se trompe. Parce que pendant qu’il hésite, Poutine avance. Pendant qu’il tergiverse, l’Ukraine saigne. Pendant qu’il calcule, le monde change.
J’ai rencontré des soldats ukrainiens, il y a quelques semaines. Des hommes épuisés, mais déterminés. L’un d’eux m’a dit : « Vous savez ce qui est le plus dur ? Ce n’est pas la guerre. C’est de savoir que, quelque part en Europe, des gens discutent de nous comme d’un problème. Pas comme des humains. Comme un dossier. » Il avait raison. Parce que c’est ça, le drame. L’Ukraine n’est pas un dossier. C’est un pays. Avec des gens. Des familles. Des enfants. Des rêves. Et aujourd’hui, ces gens se battent. Seuls. Pendant que l’Europe compte ses sous. Pendant que l’Europe hésite. Pendant que l’Europe regarde ailleurs.
L’OTAN, dernière ligne de défense ?
L’OTAN est la dernière ligne de défense de l’Europe. Mais pour combien de temps encore ? Si les États-Unis se retirent, que restera-t-il ? Une alliance sans leader. Une alliance sans moyens. Une alliance sans crédibilité. Et si l’OTAN s’effondre, qui protégera l’Europe ?
Certains pays, comme la Pologne ou les États baltes, l’ont compris. Ils augmentent leurs dépenses militaires. Ils se préparent au pire. Parce qu’ils savent une chose : si l’Ukraine tombe, ils seront les prochains. Et ils n’ont pas l’intention de se laisser faire. Pas sans combat.
Le Moyen-Orient, Poudre à Canon
L’Iran et Israël : un conflit qui peut embraser la région
Le Moyen-Orient est une poudrière. L’Iran et Israël sont au bord de l’affrontement direct. Les tensions nucléaires montent. Les attaques se multiplient. Les mots se durcissent. Un seul étincelle, et tout peut exploser. Et si l’Iran obtient la bombe, qui l’en empêchera ? Personne. Parce que le monde a autre chose à faire. Parce que le monde regarde ailleurs.
Et puis, il y a la Syrie. Un pays en ruine. Un État fantôme. Un terrain de jeu pour les puissances régionales. La Russie y maintient ses bases. L’Iran y étend son influence. La Turquie y mène ses opérations. Personne ne contrôle rien. Et tout le monde en profite.
Je me souviens d’un voyage en Syrie, il y a quelques années. À Alep. Une ville en ruines. Des immeubles éventrés. Des rues désertes. Et au milieu de tout ça, des enfants. Des enfants qui jouaient. Dans les décombres. Comme si c’était normal. Comme si c’était leur monde. Et je me suis dit : c’est ça, la guerre. Pas les discours. Pas les communiqués. La guerre, c’est des enfants qui jouent dans les ruines. Parce qu’ils n’ont rien d’autre. Parce qu’on leur a tout pris. Et aujourd’hui, je regarde l’Ukraine. Je regarde Gaza. Je regarde le Soudan. Et je me demande : combien d’enfants, demain, joueront dans les ruines ?
L’Arabie Saoudite et la nouvelle carte du pouvoir
L’Arabie Saoudite, elle, joue son propre jeu. Elle se rapproche de la Chine. Elle négocie avec la Russie. Elle cherche à diversifier ses alliances. Parce qu’elle sait une chose : le monde change. Et dans ce nouveau monde, les États-Unis ne seront plus le seul partenaire. Loin de là.
Et puis, il y a le pétrole. Toujours le pétrole. La Chine et l’Inde achètent le pétrole russe, malgré les sanctions. Elles financent la guerre de Poutine. Elles soutiennent son économie. Elles le rendent plus fort. Et pendant ce temps, l’Occident regarde. Impuissant.
L’Afrique, le Continent Oublié
L’Afrique, terrain de conquête
L’Afrique est le grand oublié de cette nouvelle carte du monde. Pourtant, c’est là que se joue une partie de l’avenir. La Chine y investit massivement. La Russie y étend son influence. L’Occident, lui, regarde ailleurs. Comme si l’Afrique n’était qu’un détail. Comme si 1,4 milliard de personnes n’avaient pas leur mot à dire.
Et pourtant, l’Afrique bouge. Elle se réinvente. Elle cherche de nouveaux partenaires. Parce qu’elle a compris une chose : personne ne viendra la sauver. Alors elle se sauve elle-même. Avec la Chine. Avec la Russie. Avec qui veut bien l’aider. Parce qu’elle n’a pas le choix.
Je me souviens d’une discussion avec un entrepreneur sénégalais, l’année dernière. Il m’avait dit : « Vous, les Occidentaux, vous parlez toujours de nous aider. Mais vous ne nous écoutez jamais. » J’avais voulu protester. Il avait secoué la tête. « Non. Écoutez. La Chine, elle, elle écoute. Elle construit des routes. Des ports. Des hôpitaux. Elle ne nous donne pas des leçons. Elle nous donne des outils. » Et puis il avait souri. Un sourire triste. « Alors oui, on travaille avec eux. Parce qu’au moins, eux, ils sont là. » Eux, ils sont là. Pas nous.
Le Sahel, nouvelle zone d’influence russe
Le Sahel est devenu le nouveau terrain de jeu de la Russie. Wagner, les mercenaires de Poutine, y étendent leur emprise. Ils remplacent les forces françaises. Ils s’allient aux juntes militaires. Ils promettent sécurité. Ils promettent stabilité. En échange de quoi ? De l’influence. Des ressources. Du pouvoir.
Et l’Occident ? Il regarde. Il s’inquiète. Il émet des communiqués. Mais il ne fait rien. Parce qu’il a autre chose à faire. Parce que le Sahel, c’est loin. Parce que le Sahel, ça ne rapporte pas.
L’Amérique Latine, entre Rêves et Cauchemars
Le Brésil et l’Argentine, entre deux feux
L’Amérique latine est tiraillée. D’un côté, les États-Unis. De l’autre, la Chine. Le Brésil, sous Lula, tente de jouer les équilibristes. L’Argentine, elle, bascule vers l’extrême droite. Tout bouge. Tout se reconfigura. Parce que dans ce nouveau monde, personne ne peut rester neutre.
Et puis, il y a le Venezuela. Un État en faillite. Un régime autoritaire. Un pays qui s’accroche à la Russie comme à une bouée. Parce que personne d’autre ne veut de lui. Pas même la Chine. Pas même l’Iran. Juste la Russie. Parce que la Russie a besoin de lui. Pour déstabiliser l’Amérique. Pour affaiblir les États-Unis. Pour semer le chaos.
Je me souviens d’un voyage au Venezuela, il y a quelques années. À Caracas. Une ville en crise. Des files d’attente interminables pour un sac de nourriture. Des hôpitaux sans médicaments. Des gens qui mouraient. Pas de guerre. Pas de bombes. Juste l’effondrement. Et je me suis dit : c’est ça, le vrai danger. Pas les missiles. Pas les chars. L’effondrement. Quand un pays s’effondre, quand un peuple n’a plus rien, il est prêt à tout. Même à vendre son âme. Même à suivre n’importe qui. Même à disparaître.
Le Mexique et la menace des cartels
Le Mexique, lui, est pris en étau. Entre les cartels et les États-Unis. Entre la violence et la dépendance économique. Les cartels sont devenus des États dans l’État. Ils contrôlent des régions entières. Ils décident de la vie et de la mort. Et le gouvernement ? Il regarde. Parce qu’il n’a pas le choix. Parce que les cartels sont trop puissants.
Et les États-Unis ? Ils ferment les yeux. Parce que le Mexique, c’est un partenaire commercial. Un allié stratégique. Un problème qu’on ne veut pas voir. Alors on ferme les yeux. On fait semblant. On attend. Jusqu’à ce que ce soit trop tard.
Le Nouveau Désordre Mondial : Et Maintenant, On Fait Quoi ?
L’ONU, une coquille vide ?
L’ONU était censée être le garde-fou du monde. Le lieu où les nations se parlaient. Où les conflits se réglaient. Aujourd’hui, c’est une coquille vide. Un théâtre d’ombres. Où les grandes puissances jouent leurs partitions, sans jamais rien décider. Sans jamais rien changer.
Prenez le Conseil de sécurité. La Russie y siège. La Chine y siège. Les États-Unis y siègent. Et quand l’un des cinq membres permanents bloque une résolution, rien ne bouge. Même si des milliers de personnes meurent. Même si des pays sont envahis. Même si des crimes contre l’humanité sont commis. Rien.
Je me souviens d’une réunion à l’ONU, il y a quelques années. Un diplomate syrien avait pris la parole. Il avait montré des photos. Des enfants. Des hôpitaux bombardés. Des villes en ruines. Il avait demandé : « Où est la communauté internationale ? Où est la justice ? » Personne n’avait répondu. Juste un silence. Un silence lourd. Un silence complice. Parce que tout le monde savait. Tout le monde savait que personne ne viendrait. Personne ne viendrait pour la Syrie. Personne ne viendrait pour l’Ukraine. Personne ne viendrait pour personne. Alors aujourd’hui, je regarde l’ONU. Et je me demande : à quoi sert-elle, si ce n’est à donner l’illusion qu’on fait quelque chose ?
Les citoyens, derniers remparts ?
Alors, qui peut changer les choses ? Les citoyens. Les gens ordinaires. Ceux qui descendent dans la rue. Ceux qui votent. Ceux qui refusent de se taire. Parce que les dirigeants ne changeront pas les choses. Pas tant qu’ils n’y sont pas forcés. Pas tant que le prix de l’inaction ne devient trop lourd.
Regardez l’Ukraine. Regardez la Biélorussie. Regardez l’Iran. Partout, des gens se lèvent. Partout, des gens résistent. Parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que si eux ne le font pas, personne ne le fera.
Conclusion : Le Monde de Demain — Un Monde Sans Règles ?
Le choix qui nous attend
Nous sommes à un carrefour. Soit nous acceptons ce nouveau monde. Un monde sans règles. Un monde où la force prime sur le droit. Un monde où les puissants écrasent les faibles. Un monde où personne n’est en sécurité. Soit nous nous battons. Pour un monde différent. Pour un monde où les traités ont encore un sens. Où les alliances comptent. Où la justice existe.
Mais pour ça, il faut agir. Pas demain. Maintenant. Parce que chaque jour qui passe rend le changement plus difficile. Chaque jour qui passe rend le désordre plus profond. Chaque jour qui passe nous rapproche d’un point de non-retour.
Je me souviens d’une conversation avec un vieux diplomate, il y a quelques années. Il m’avait dit : « Vous savez, le problème avec les crises, c’est qu’elles arrivent toujours trop tard. Quand on réalise qu’il faut agir, il est déjà trop tard pour agir. » À l’époque, j’avais pensé que c’était pessimiste. Aujourd’hui, je me demande s’il n’avait pas raison. Parce que regardez autour de vous. L’Ukraine. La Syrie. Le Soudan. Gaza. Le monde brûle. Et nous, nous discutons. Nous tergiversons. Nous attendons. Nous attendons quoi ? Un miracle ? Une intervention divine ? Personne ne viendra. Personne ne viendra nous sauver. Sauf nous.
Le dernier mot
Alors, que faire ? Se battre. Résister. Refuser de se soumettre. Refuser de croire que c’est fini. Parce que tant qu’il y a des gens qui croient en un monde meilleur, ce monde est encore possible. Tant qu’il y a des gens qui refusent de baisser les bras, la lutte continue. Tant qu’il y a des gens qui se lèvent, l’espoir est vivant.
Mais il faut se dépêcher. Parce que le temps presse. Parce que le désordre avance. Parce que demain, il sera peut-être trop tard.
Je termine cet article avec une pensée pour un soldat ukrainien que j’ai rencontré il y a quelques mois. Il m’avait regardé et avait dit : « Vous savez, la différence entre nous et eux, c’est que nous, on se bat pour vivre. Eux, ils se battent pour dominer. » Et puis il avait souri. Un sourire fatigué. « Mais au fond, on se bat pour la même chose. Pour un monde où nos enfants pourront grandir en paix. » Alors aujourd’hui, je me demande : et nous ? Pour quoi nous battons-nous ? Pour nos enfants ? Pour nos rêves ? Pour nos valeurs ? Ou bien attendons-nous, simplement, que le monde s’effondre autour de nous ? Parce que si c’est ça, alors nous avons déjà perdu.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste. Je suis chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables, notamment :
Sources primaires :
Kyiv Post – Opinion: History of the Present (5 Days Ending May 14, 2025)Kyiv Post – The Eroding World Order and Possible Proliferation of WMDsKyiv Post – Zaluzhny: US Completely Destroying World Order, NATO May Not SurviveKyiv Post – Opinion: Crisis Point: Trump Is Abandoning the Rules-Based International OrderKyiv Post – Opinion: What if Russia Wins?
Sources secondaires :
Financial Times – History of the PresentThe Guardian – What if Russia Wins?
Les données géopolitiques, économiques et stratégiques citées proviennent d’institutions officielles et d’analyses d’experts reconnus.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Kyiv Post – Opinion: History of the Present (5 Days Ending May 14, 2025) – 18 mai 2025
Kyiv Post – The Eroding World Order and Possible Proliferation of WMDs – 20 décembre 2025
Kyiv Post – Zaluzhny: US Completely Destroying World Order, NATO May Not Survive – 6 mars 2025
Kyiv Post – Opinion: Crisis Point: Trump Is Abandoning the Rules-Based International Order – 11 novembre 2025
Kyiv Post – Opinion: What if Russia Wins? – 23 décembre 2024
Sources secondaires
Financial Times – History of the Present – 10 mai 2025
The Guardian – What if Russia Wins? – 21 décembre 2024
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.