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ÉDITORIAL : L’Ancien Ordre Mondial Est Mort — Et Voici Ce Qui Nous Attend
Crédit: Adobe Stock

Les grands joueurs : Chine, Russie, États-Unis

La Chine et la Russie ne cachent plus leurs ambitions. Xi Jinping et Vladimir Poutine ont scellé leur partenariat contre l’Occident. La Chine, première bénéficiaire de la mondialisation dirigée par les États-Unis, joue maintenant un double jeu : elle profite du système qu’elle contribue à saboter. La Russie, elle, a basculé dans une économie de guerre, déterminée à restaurer son empire perdu. Pendant ce temps, l’Inde, obsédée par sa rivalité avec le Pakistan, observe et attend son heure. Le monde n’est plus unipolaire. Il n’est même plus multipolaire. Il est chaotique.

Et puis, il y a les puissances moyennes. La Turquie, le Brésil, l’Afrique du Sud. Elles voient des opportunités dans ce désordre. Elles s’allient avec une grande puissance pour un objectif, avec une autre pour un autre, toujours en quête de leur propre intérêt. Les petits États, comme ceux du Golfe, jouent les équilibristes entre les géants, comme l’oiseau pluvier qui survit en nettoyant les dents des crocodiles. Personne ne fait plus semblant. Tout le monde joue pour soi.


Je me souviens d’une conversation avec un ambassadeur africain, il y a deux ans. Il m’avait dit : « Vous, les Occidentaux, vous croyez encore aux règles. Nous, on a appris depuis longtemps que le monde fonctionne sans. » À l’époque, j’avais trouvé ça cynique. Aujourd’hui, je me demande s’il n’avait pas raison. Parce que regardons les faits : la Russie annexe des territoires, la Chine menace Taïwan, les États-Unis se retirent. Et personne ne fait rien. Personne. Juste des communiqués. Des sanctions symboliques. Des mots. Des mots contre des chars. Qui gagne, dans ce monde-là ? Ceux qui agissent. Pas ceux qui parlent.

L’Europe, spectatrice impuissante ?

L’Europe, elle, regarde. Elle discute. Elle hésite. Elle se divise. Pendant que Poutine et Xi tracent leurs plans, les dirigeants européens tergiversent. Certains, comme la Hongrie ou la Slovaquie, flirtent avec Moscou. D’autres, comme la France ou l’Allemagne, tentent de maintenir un équilibre précaire entre Washington et Pékin. Mais au fond, tout le monde sait une chose : l’Europe n’est plus protégée. Pas comme avant. Pas comme pendant la Guerre froide. Elle est vulnérable. Et elle le sait.

Le pire ? L’Europe n’a pas de plan B. Elle compte encore sur l’Amérique. Mais l’Amérique, elle, est en train de se replier. Trump le dit clairement : l’Europe doit assumer sa propre défense. Seule. Sans les États-Unis. Et si l’OTAN disparaissait ? Personne n’ose y penser. Pourtant, la question est là, suspendue comme une épée de Damoclès : et si l’OTAN n’était plus là demain ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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