Briser le moral, briser la résistance
La Russie ne cherche pas à gagner la guerre. Elle cherche à briser les Ukrainiens. En visant les infrastructures énergétiques, les transports, les hôpitaux, elle veut plonger le pays dans le chaos, le froid, et la peur. À Kyiv, près d’un million de personnes ont été privées de chauffage en plein hiver, avec des températures descendant à -10°C. Des familles entières se réfugient dans le métro, des personnes âgées meurent de froid chez elles. Et le monde continue de tergiverser.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, l’a dit clairement : « La Russie essaie de détruire la logistique et les liaisons entre les villes et les communautés. » Autrement dit, Moscou veut asphyxier l’Ukraine, la couper du monde, la réduire à l’impuissance. Et pour y parvenir, elle n’hésite pas à tuer des civils, à détruire des vies, à saper l’espoir.
Je me souviens d’une phrase de Zelensky, il y a quelques mois : « Ils veulent nous faire oublier ce que c’est que d’être humain. » Aujourd’hui, en voyant les images du bus calciné, des corps à terre, des visages en larmes, je comprends ce qu’il voulait dire. La Russie ne se contente pas de tuer. Elle veut nous déshumaniser, nous et eux. Elle veut que nous acceptions l’inacceptable, que nous normalisions l’horreur. Et le pire, c’est que ça marche. Le monde s’habitue. Les titres de presse deviennent des statistiques. Les morts deviennent des chiffres. Mais derrière chaque chiffre, il y a un nom. Une vie. Une histoire. Et ça, personne n’a le droit de l’oublier.
L’impunité comme arme
Pourquoi la Russie continue-t-elle ? Parce qu’elle peut. Parce que, malgré les sanctions, malgré les condamnations, elle ne paie aucun prix pour ses crimes. Les drones Shahed continuent de pleuvoir. Les missiles continuent de s’abattre. Et les responsables russes dorment tranquilles, pendant que des mères ukrainiennes enterrent leurs enfants.
Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a dénoncé ces attaques comme des « violations claires des règles de la guerre ». L’Union européenne a parlé de « crimes de guerre ». Mais les mots ne suffisent plus. Il faut des actes. Il faut que les F-16 promis arrivent. Il faut que les missiles antiaériens soient livrés. Il faut que la Russie paie, enfin, pour ce qu’elle fait.
Zaporijjia, Dnipropetrovsk : deux crimes, une même logique
Le bus des mineurs : une cible « stratégique » ?
Le bus attaqué à Dnipropetrovsk transportait des employés de la société énergétique DTEK, rentrant de leur travail à la mine. Quinze morts. Sept blessés. Parmi eux, des pères de famille, des fils, des frères. Des hommes qui, quelques heures plus tôt, travaillaient pour que leur pays tienne debout. Et maintenant, leurs familles sont en deuil, leurs enfants sont orphelins, et leurs collègues doivent continuer sans eux.
La Russie a tenté de justifier cette attaque en parlant de « cible militaire ». Mais quel intérêt stratégique y a-t-il à tuer des mineurs ? Aucune. Juste la volonté de terroriser, de déstabiliser, de faire saigner l’Ukraine jusqu’à ce qu’elle plie.
Je regarde les photos du bus, calciné, tordu, et je pense à ces hommes. Ils rentraient chez eux. Ils devaient embrasser leurs enfants, retrouver leurs femmes, dîner en famille. Et au lieu de ça, leurs proches ont reçu un appel. Ou pire : un sac mortuaire. Comment vivre avec ça ? Comment continuer à se lever le matin en sachant que, demain, ce pourrait être toi ? La Russie ne vise pas seulement des bus ou des bâtiments. Elle vise l’âme ukrainienne. Elle veut qu’ils aient peur. Qu’ils désespèrent. Qu’ils abandonnent. Mais regardez-les. Ils tiennent encore debout. Et ça, c’est ce que Poutine ne supportera jamais.
La maternité : quand la guerre s’attaque à la vie elle-même
À Zaporijjia, c’est une maternité qui a été frappée. Six blessés, dont deux femmes enceintes. L’une d’elles a perdu une partie de sa jambe. L’autre se bat pour survivre. Imaginez : vous attendez un enfant, vous êtes dans un lieu qui devrait être sacré, protégé, et soudain, le plafond s’effondre, les vitres explosent, et vous vous retrouvez sous les décombres, en train de crier.
Quelle lâcheté faut-il pour viser une maternité ? Quelle cruauté pour s’en prendre à des femmes sur le point d’accoucher ? La Russie ne se contente pas de tuer. Elle s’attaque à la vie elle-même. Elle veut que les Ukrainiens aient peur de naître, peur de vivre, peur d’espérer.
Le monde regarde-t-il vraiment ?
L’hypocrisie des « négociations »
Pendant que les corps étaient encore chauds à Dnipropetrovsk et Zaporijjia, la Russie annonçait des « pourparlers » avec l’Ukraine, sous l’égide des États-Unis. Une farce. Une mascarade. Comment peut-on négocier avec un pays qui, la veille, a massacré des civils ? Comment peut-on prétendre vouloir la paix quand on envoie des drones tuer des mineurs et des femmes enceintes ?
Le président américain Donald Trump a demandé à Poutine de cesser les frappes sur Kyiv pendant une semaine. Une « pause humanitaire », a-t-on dit. Mais à quoi bon une pause, quand la Russie continue de frapper ailleurs ? Quand elle cible les hôpitaux, les écoles, les transports en commun ? Une pause, ce n’est pas la paix. C’est juste une respiration pour mieux reprendre son souffle et frapper plus fort après.
Je me souviens d’une phrase de Hannah Arendt : « Le mal absolu ne peut être commis que dans l’indifférence totale. » Aujourd’hui, en voyant les réactions tièdes de certains dirigeants, en entendant parler de « négociations » comme si de rien n’était, je me demande : sommes-nous en train de devenir complices ? Sommes-nous en train de normaliser l’inacceptable ? Quand on accepte de s’asseoir à la table des négociations avec un criminel de guerre, quand on parle de « compromis » après des attaques comme celles-ci, on ne cherche pas la paix. On cherche à sauver la face. Et ça, les morts de Dnipropetrovsk et de Zaporijjia ne le méritent pas.
L’ONU, l’Europe, et l’impuissance organisée
L’ONU a condamné. L’Union européenne a « exprimé sa préoccupation ». Des mots. Toujours des mots. Pendant ce temps, la Russie continue. Elle bombe. Elle tue. Elle détruit. Et le monde regarde.
Où sont les sanctions qui feraient vraiment mal ? Où est l’isolement total de la Russie ? Où est la volonté politique de mettre fin à cette boucherie ? On parle de geler les avoirs, de limiter les exportations, mais on laisse la Russie vendre son pétrole, financer sa guerre, acheter des armes.
Et pendant ce temps, des enfants meurent. Des familles sont détruites. Des vies sont brisées. À quand la colère ? À quand la révolte ? À quand le moment où le monde dira « assez » ?
L'Ukraine résiste, mais jusqu'à quand ?
Le courage des Ukrainiens face à la barbarie
Malgré tout, l’Ukraine résiste. Les secouristes fouillent les décombres. Les médecins soignent les blessés. Les familles enterrent leurs morts, mais elles tiennent debout. Elles refusent de plier. Elles refusent de se soumettre.
Le président Zelensky a demandé plus d’armes, plus de soutien. Il a raison. L’Ukraine ne demande pas la charité. Elle demande les moyens de se défendre. Les F-16 promis. Les missiles antiaériens nécessaires. Les sanctions qui étoufferont enfin l’économie de guerre russe.
Mais le temps presse. Chaque jour de retard, c’est des vies perdues. Chaque hésitation, c’est un crime de plus. L’Ukraine ne peut pas tenir indéfiniment. Elle a besoin de nous. Pas de nos pensées. Pas de nos doléances. De notre action.
Je pense à ces mineurs, rentrant chez eux après une journée de travail. Je pense à ces femmes, attendant un enfant dans une maternité. Je pense à ces secouristes, fouillant les décombres pour retrouver des survivants. Et je me demande : et nous ? Qu’est-ce qu’on fait, nous ? On signe des pétitions ? On partage des posts sur les réseaux sociaux ? On hoche la tête en disant « c’est horrible » avant de passer à autre chose ? Non. Ça ne suffit plus. Il faut crier. Il faut exiger. Il faut forcer nos gouvernements à agir. Parce que si on ne le fait pas, qui le fera ? Si on ne se lève pas maintenant, quand est-ce qu’on le fera ? Quand il sera trop tard ? Quand il n’y aura plus personne pour pleurer les morts ?
Le prix de l’indifférence
Si le monde ne réagit pas, la Russie gagnera. Pas sur le terrain, peut-être. Mais dans les esprits. Elle aura prouvé que l’on peut tuer, détruire, terroriser sans conséquences. Elle aura prouvé que les vies ukrainiennes valent moins que le pétrole russe, moins que les intérêts économiques, moins que la paix sociale en Europe.
Et après l’Ukraine, ce sera qui ? La Moldavie ? Les pays baltes ? La Pologne ? Quand est-ce qu’on comprendra que laisser faire, c’est devenir complice ?
Conclusion : Le sang ukrainien est aussi le nôtre
L’appel à la conscience
Les attaques du 1er février 2026 ne sont pas des « incidents ». Ce ne sont pas des « dégâts collatéraux ». Ce sont des crimes. Des assassinats. Des actes de barbarie commis par un régime qui a perdu toute humanité.
Et pourtant, le monde continue. Les négociations continuent. Les discours continuent. Comme si de rien n’était. Comme si 15 morts dans un bus, 6 blessés dans une maternité, des villes sans électricité, des familles en deuil, tout ça n’était que des détails.
Mais ces détails, ce sont des vies. Des histoires. Des rêves. Et ils méritent mieux que notre indifférence. Ils méritent notre colère. Notre révolte. Notre action.
Je termine cet éditorial avec une question qui me hante : dans dix ans, quand on regardera en arrière, qu’est-ce qu’on se dira ? Qu’on a tout fait pour arrêter ça ? Ou qu’on a détourné les yeux, qu’on a tergiversé, qu’on a laissé faire ? Les morts de Dnipropetrovsk et de Zaporijjia ne nous demanderont pas si on a signé des pétitions. Ils nous demanderont si on a fait assez pour les venger. Si on a fait assez pour empêcher que ça recommence. Et aujourd’hui, je n’ai pas de réponse à leur donner. Pas encore. Mais je refuse de vivre dans un monde où cette question reste sans réponse.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, AFP).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (La Presse, Le Journal de Québec, ONU Info, France Info, BFMTV).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
France Info – Frappe russe sur une maternité à Zaporijjia, 1er février 2026
La Presse – Attaque sur une maternité à Zaporijjia, 1er février 2026
La Presse – Bilan des attaques russes en Ukraine, janvier 2026
ONU Genève – Condamnation des attaques russes contre les infrastructures énergétiques, janvier 2026
ONU Info – Attaque nocturne massive en Ukraine, janvier 2026
Sources secondaires
BFMTV – Frappe de drone russe sur un bus en Ukraine, 1er février 2026
Boursorama – 15 morts dans une frappe russe contre un bus à Dnipropetrovsk, 1er février 2026
Journal de Montréal – Coupures de chauffage à Kyiv après une attaque russe, janvier 2026
La Libre – 12 morts dans une frappe de drone russe sur un bus, 1er février 2026
Vesti.bg – Attaque russe en Ukraine, nombreuses victimes civiles, 1er février 2026
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