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ÉDITORIAL : Le sang ukrainien sur les mains de Poutine — et le silence du monde
Crédit: Adobe Stock

Briser le moral, briser la résistance

La Russie ne cherche pas à gagner la guerre. Elle cherche à briser les Ukrainiens. En visant les infrastructures énergétiques, les transports, les hôpitaux, elle veut plonger le pays dans le chaos, le froid, et la peur. À Kyiv, près d’un million de personnes ont été privées de chauffage en plein hiver, avec des températures descendant à -10°C. Des familles entières se réfugient dans le métro, des personnes âgées meurent de froid chez elles. Et le monde continue de tergiverser.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, l’a dit clairement : « La Russie essaie de détruire la logistique et les liaisons entre les villes et les communautés. » Autrement dit, Moscou veut asphyxier l’Ukraine, la couper du monde, la réduire à l’impuissance. Et pour y parvenir, elle n’hésite pas à tuer des civils, à détruire des vies, à saper l’espoir.

Je me souviens d’une phrase de Zelensky, il y a quelques mois : « Ils veulent nous faire oublier ce que c’est que d’être humain. » Aujourd’hui, en voyant les images du bus calciné, des corps à terre, des visages en larmes, je comprends ce qu’il voulait dire. La Russie ne se contente pas de tuer. Elle veut nous déshumaniser, nous et eux. Elle veut que nous acceptions l’inacceptable, que nous normalisions l’horreur. Et le pire, c’est que ça marche. Le monde s’habitue. Les titres de presse deviennent des statistiques. Les morts deviennent des chiffres. Mais derrière chaque chiffre, il y a un nom. Une vie. Une histoire. Et ça, personne n’a le droit de l’oublier.

L’impunité comme arme

Pourquoi la Russie continue-t-elle ? Parce qu’elle peut. Parce que, malgré les sanctions, malgré les condamnations, elle ne paie aucun prix pour ses crimes. Les drones Shahed continuent de pleuvoir. Les missiles continuent de s’abattre. Et les responsables russes dorment tranquilles, pendant que des mères ukrainiennes enterrent leurs enfants.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a dénoncé ces attaques comme des « violations claires des règles de la guerre ». L’Union européenne a parlé de « crimes de guerre ». Mais les mots ne suffisent plus. Il faut des actes. Il faut que les F-16 promis arrivent. Il faut que les missiles antiaériens soient livrés. Il faut que la Russie paie, enfin, pour ce qu’elle fait.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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