Skip to content
ÉDITORIAL : Les dossiers Epstein, ou comment l’impunité des puissants nous regarde en face
Crédit: Adobe Stock

« Nous nous sommes brouillés il y a 15 ans »

C’est la version officielle. Trump et Epstein, autrefois proches, se seraient éloignés vers 2004. Pourtant, les dossiers racontent une autre histoire. En 2012, soit huit ans après leur prétendue brouille, des mails évoquent encore des projets communs, des invitations, des échanges. Et puis, il y a cette photo, prise en 1992 à Mar-a-Lago, où Trump et Epstein posent côte à côte, souriants, insouciants. Comme si de rien n’était.

Le président a toujours nié avoir eu connaissance des crimes d’Epstein. « Je n’ai jamais vu quoi que ce soit d’inapproprié », a-t-il répété. Pourtant, en 2002, Epstein était déjà sous le coup d’enquêtes pour sollicitation de mineures. Trump, lui, continuait de le fréquenter. Comment croire qu’il ignorait tout ?

Je repense à cette photo. Deux hommes puissants, deux sourires. L’un deviendra président. L’autre, un monstre. Mais en 1992, ils sont juste deux amis, insouciants, complices peut-être. Et c’est ça, le plus terrifiant : l’innocence affichée de ceux qui savent. Parce qu’ils savent, forcément. Ils savent, et ils se taisent. Parce que dans leur monde, le silence est une monnaie d’échange. Et les victimes ? Elles n’ont pas de voix. Pas encore.

Le « Lolita Express » et les vols suspects

Parmi les documents publiés, on trouve des listes de passagers du fameux « Lolita Express », l’avion privé d’Epstein où, selon les victimes, se déroulaient des fêtes orgiaques impliquant des mineures. Trump y figure. Plusieurs fois. Entre 1993 et 1997, il a voyagé à bord de cet avion à au moins sept reprises. Des vols où, selon les témoignages, des jeunes filles étaient présentes. Des jeunes filles que Trump affirme ne jamais avoir vues.

Et puis, il y a ces appels anonymes reçus par le FBI, juste avant l’élection de 2020. Des gens affirmant détenir des preuves accablantes contre Trump. Des preuves qui, selon le Département de la Justice, n’ont jamais été vérifiées. « Si ces allégations avaient le moindre fondement, elles auraient déjà été utilisées contre moi », a déclaré Trump. Vraiment ? Dans un pays où la vérité se négocie, où les puissants s’arrangent entre eux, qui peut encore croire en la justice ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu