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ÉDITORIAL : L’hiver comme arme de guerre — Quand le monde regarde l’Ukraine grelotter sous les bombes russes
Crédit: Adobe Stock

L’énergie comme cible numéro un

Depuis 2022, la Russie a systématiquement ciblé les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Mais en janvier 2026, la stratégie a atteint un niveau de raffinement macabre. Les attaques sont synchronisées avec les prévisions météo : dès que les températures chutent, les missiles pleuvent. Le 7 janvier, une vague de drones et de missiles a frappé simultanément 11 centrales hydroélectriques, 45 centrales thermiques et 151 sous-stations à travers le pays. Objectif avoué : plonger l’Ukraine dans le noir et le froid, saper le moral de la population, et forcer Kyiv à négocier depuis une position de faiblesse.

« Les Russes utilisent le froid comme une arme psychologique, explique Oleksandr Kharchenko, directeur de l’institut ukrainien d’analyse énergétique. Ils savent que sans chauffage, les gens sont prêts à accepter n’importe quelle concession pour que ça s’arrête. » Et ça marche. Dans les villes les plus touchées, des familles entières quittent leurs logements pour s’entasser chez des proches ou dans des centres d’hébergement d’urgence. Les plus vulnérables – les personnes âgées, les malades, les enfants – paient le prix fort.


Je me souviens d’une photo publiée par l’AFP il y a trois jours. Une femme de 91 ans, Lidia Teleschuk, assise dans son appartement glacé de Kyiv, les mains enroulées autour d’une bouillotte. Elle avait survécu à la Seconde Guerre mondiale. Elle disait que c’était pire cette fois. « En 1942, au moins, on savait qui était l’ennemi. Là, on ne voit personne. Juste le froid, et l’obscurité. » Ses mots m’ont hanté. Parce qu’elle a raison : cette guerre n’est pas seulement une guerre de missiles et de chars. C’est une guerre contre l’humanité elle-même. Une guerre où l’on utilise le thermomètre comme une arme, où l’on transforme l’hiver en complice.

Les armes du désespoir

Pour intensifier la pression, la Russie mise désormais sur des armes toujours plus destructrices. Selon des rapports de l’Associated Press et du Kyiv Independent, Moscou a commencé à produire des drones thermobariques, capables de provoquer des explosions d’une violence inouïe. Ces armes, déjà utilisées en Syrie, créent une onde de choc si puissante qu’elle peut écraser les poumons, briser les tympans et causer des traumatismes crâniens même à ceux qui survivent à l’explosion. « L’effet sur les civils serait terrifiant », confirme une source proche de la production russe.

Et ce n’est pas tout. La Chine, malgré ses dénégations, serait impliquée dans la production de drones pour la Russie, selon des preuves « convaincantes » recueillies par l’Union européenne. Des usines chinoises fabriqueraient des drones d’attaque, puis les expédieraient vers la Russie via des réseaux opaques. L’Occident regarde, mais n’agit pas. Pendant ce temps, les Ukrainiens meurent de froid.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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