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ÉDITORIAL : Neuf sites de missiles Iskander-M/K à la frontière ukrainienne — Quand la menace devient une réalité palpable
Crédit: Adobe Stock

Kursk : le cœur battant de la menace

Trois sites. Trois points stratégiques dans la région de Kursk, à quelques dizaines de kilomètres seulement de la frontière. Le premier, à l’ouest du village de Shumakovo, là où se trouvait autrefois une base de lanceurs 9P78-1. Un site que les drones ukrainiens ont déjà frappé, détruisant plusieurs systèmes Iskander. Mais aujourd’hui, les images satellites montrent une activité renouvelée. Des véhicules camouflés, des mouvements de troupes, des préparatifs. Comme si la Russie, après avoir essuyé un revers, revenait en force, déterminée à ne pas laisser ce point stratégique lui échapper.

Le deuxième site, près de la ville de Shchigry, est encore plus inquiétant. C’est de là que, dans la nuit du 13 janvier 2026, les envahisseurs ont lancé des missiles 9M727 sur Kyiv. Des missiles de croisière, conçus pour frapper avec une précision chirurgicale, pour semer la terreur au cœur de la capitale ukrainienne. Des missiles qui, une fois lancés, ne laissent aucune chance. Aucune échappatoire. Aucune marge d’erreur.

Je me souviens de cette nuit du 13 janvier. Les sirènes ont retenti à 3h17 du matin. Trois heures dix-sept. Un chiffre gravé dans ma mémoire. Trois heures dix-sept, et le ciel de Kyiv s’est embrassé. Trois heures dix-sept, et des familles se sont réveillées en sursaut, des enfants ont hurlé de peur, des pères ont serré leurs femmes contre eux en priant pour que le toit tienne. Trois heures dix-sept, et quelque part, dans un bunker de Shchigry, un officier russe a appuyé sur un bouton. Trois heures dix-sept, et le monde a continué de tourner, indifférent. Comme si ces vies, ces peurs, ces larmes ne comptaient pas. Comme si, tant que les missiles ne tombent pas sur nos têtes, tout va bien.

Crimea occupée : la pointe de la lance

Plus au sud, près de la frontière administrative avec la Crimea occupée, les sites de Novoselivske et ses environs sont devenus des plateformes de lancement actives. Des positions d’où partent des missiles balistiques, capables de frapper n’importe où en Ukraine en moins de dix minutes. Des positions où, selon les images satellites, la Russie construit de nouvelles fortifications, comme si elle préparait une offensive de grande envergure. Comme si elle voulait s’assurer que, cette fois, rien ne pourra l’arrêter.

Et puis, il y a Molykino, dans le kraï de Krasnodar. Un site clé, un hub logistique où des dizaines d’abris renforcés abritent des lanceurs Iskander. Un site d’où, en janvier 2026, un avion de transport An-124 a livré un nouveau système Iskander, prêt à être déployé. Un site qui, selon les analystes, pourrait servir de base arrière pour une escalade majeure.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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