Skip to content
ÉDITORIAL : Pierre Poilievre et les conservateurs unis — Quand la colère devient une arme politique et que l’espoir se transforme en rage
Crédit: Adobe Stock

Comment Poilievre a transformé la frustration en force

Pierre Poilievre n’est pas devenu le chef des conservateurs par hasard. Il a méthodiquement construit son image autour d’un discours simple, direct, et sans compromis : le Canada est en crise, les élites sont responsables, et il est temps de reprendre le contrôle. Ce discours, répété inlassablement sur les réseaux sociaux, dans les meetings, et même au Parlement, a trouvé un écho profond chez des milliers de Canadiens qui se sentent laissés pour compte.

Son style est brut, parfois provocateur, mais toujours efficace. Il ne parle pas comme un politicien traditionnel. Il parle comme un homme en colère, un homme qui en a assez des beaux discours et des promesses creuses. Et cette colère, il l’a transformée en une arme politique redoutable. Les 92 % d’appui qu’il a reçus ne sont pas seulement un vote de confiance. C’est une adhésion à sa vision, à sa façon de faire de la politique, à sa détermination à ne plus jouer selon les règles du jeu traditionnel.


Je me souviens d’une discussion avec un ami qui travaille dans la communication politique. Il m’avait dit un jour : « La colère, c’est le carburant le plus puissant en politique. Quand les gens sont en colère, ils votent. Quand ils sont frustrés, ils restent chez eux. » Poilievre l’a compris mieux que quiconque. Il a su canaliser cette colère, la transformer en énergie, en mobilisation. Et aujourd’hui, il en récolte les fruits. Mais à quel prix ? Parce que la colère, ça peut aussi consumer. Ça peut aveugler. Ça peut pousser à des excès. Et quand on joue avec le feu, on finit souvent par se brûler.

Les promesses non tenues de Trudeau, terreau fertile pour les conservateurs

Pour comprendre l’ascension de Poilievre, il faut regarder du côté de Justin Trudeau. Depuis son arrivée au pouvoir en 2015, le premier ministre libéral a accumulé les promesses non tenues, les scandales et les déceptions. Que ce soit sur le logement, l’inflation, la gestion de la pandémie ou les relations avec les provinces, Trudeau a souvent donné l’impression de mépriser les préoccupations des Canadiens ordinaires. Et Poilievre a su exploiter cette frustration à merveille.

Chaque fois que Trudeau parlait de « croissance inclusive » ou de « transition écologique », Poilievre répondait en parlant de « crise du logement », de « pouvoir d’achat en chute libre » et de « familles qui ne parviennent plus à joindre les deux bouts ». Et ce discours a trouvé un écho profond. Parce que pour des milliers de Canadiens, la réalité, c’est bien celle-là : des loyers qui explosent, des épiceries de plus en plus chères, et un avenir qui semble de plus en plus incertain.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu