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ÉDITORIAL : Quand le Département de la Justice efface les noms des puissants, il trahit les victimes
Crédit: Adobe Stock

Les disparus des archives

Que contenaient ces fichiers supprimés ? Des témoignages. Des détails. Des noms. Des dates. Des lieux. Des « Calendar Girls » à Mar-a-Lago, où Epstein aurait présenté des mineures à Trump comme on présente des produits à un acheteur. Des « soirées orgiaques » où des filles, certaines âgées de 14 ou 15 ans, auraient été offertes à des hommes riches et influents. Des allégations qui, si elles étaient confirmées, feraient de Trump non pas un simple « ami » d’Epstein, mais un complice.

Pire : parmi les noms effacés, on trouve ceux de Donald Trump Jr., d’Ivanka Trump, d’Eric Trump, d’Allan Dershowitz, de Bob Shapiro. Et même celui d’Elon Musk, mentionné dans des échanges où Epstein organisait des « rencontres » sur son île privée. Des hommes qui, aujourd’hui, marchent la tête haute, tandis que des femmes portent le poids de leurs crimes.

Je me souviens d’une phrase, lue dans un témoignage anonyme : « Ils nous traitaient comme du bétail. On nous habillait, on nous maquillait, on nous disait de sourire. Et après, on nous jetait. » Des mots qui hantent. Des mots qui devraient hanter ceux qui ont le pouvoir de faire éclater la vérité, mais qui préfèrent l’étouffer. Comment peut-on, en 2026, encore protéger des hommes comme Trump ou Musk, alors que des filles, devenues femmes, vivent avec les cicatrices de leurs actes ? La justice n’est pas aveugle. Elle est complice.

Le mensonge d’État

Todd Blanche a menti. Ou plutôt, il a omis de dire la vérité. Quand il affirme que « personne n’a été protégé », il oublie de préciser que des millions de pages ont été retenues. Que des documents ont été censurés. Que des noms ont été effacés. Il oublie de dire que, parmi les 6 millions de pages identifiées, seulement 3,5 millions ont été publiées. Et que parmi celles-ci, des centaines de mentions de Trump ont disparu.

Le Washington Post le confirme : des « allégations non fondées » contre Trump ? Peut-être. Mais alors, pourquoi les cacher ? Pourquoi ne pas les publier, et laisser le public juger ? Pourquoi supprimer des preuves plutôt que de les soumettre à l’examen ? La réponse est simple : parce que dans ces fichiers, il n’y a pas que des « rumeurs ». Il y a des preuves. Des témoignages. Des photos. Des emails. Des éléments qui, mis bout à bout, dessinent un tableau bien plus sombre que ce que le DOJ veut bien admettre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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