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ÉDITORIAL : Quand l’Ukraine frappe au cœur de la machine de guerre russe — et pourquoi ça change tout
Crédit: Adobe Stock

L’opération « Toile d’araignée » : quand les drones ukrainiens tissent leur piège

Derrière ces frappes, il y a une stratégie. Une stratégie qui porte un nom : l’opération « Toile d’araignée ». L’idée ? Étirer les défenses aériennes russes, les forcer à se disperser, et frapper plusieurs cibles en même temps. Des frappes coordonnées, qui visent non seulement les bases militaires, mais aussi les infrastructures critiques : raffineries de pétrole, dépôts de munitions, centres de commandement. Tout ce qui permet à la Russie de faire la guerre.

Et ça marche. En décembre 2025, les drones ukrainiens ont frappé 106 859 cibles en un seul mois. Parmi elles, 128 systèmes de défense aérienne et radar russes. Un record. Les chiffres sont vertigineux : 35 000 soldats russes touchés par des frappes de drones en décembre 2025. 13 000 rien que par les forces de drones ukrainiennes. Et ce ne sont que les chiffres officiels. La réalité est probablement bien pire pour Moscou.

Je me souviens d’une conversation avec un officier ukrainien, il y a quelques mois. Il m’avait dit : « On ne gagne pas cette guerre en défendant. On la gagne en faisant mal à l’ennemi. En le forçant à douter. En le forçant à se demander : et si la prochaine frappe était sur sa base ? Sur son dépôt de carburant ? Sur son quartier général ? » Aujourd’hui, je comprends ce qu’il voulait dire. Chaque frappe ukrainienne en Russie, c’est un peu plus de cette peur qui s’installe. Un peu plus de cette certitude qui s’effrite : et si, cette fois, c’était eux les vulnérables ?

Les cibles : pas seulement militaires, mais économiques

L’Ukraine ne se contente pas de frapper les bases militaires. Elle vise aussi l’économie de guerre russe. Les raffineries de pétrole, les dépôts de carburant, les usines d’armement. Tout ce qui permet à la Russie de financer sa guerre. En janvier 2026, une frappe de drone a forcé la fermeture de la raffinerie de Novoshakhtinsk, dans la région de Rostov. Une raffinerie clé pour l’approvisionnement en carburant de l’armée russe. Chaque baril de pétrole qui ne coule pas, c’est un peu moins de carburant pour les chars, les avions, les missiles russes.

Et les résultats sont là. En 2025, les frappes ukrainiennes ont touché plus de 160 installations pétrolières russes. Des coups portés non seulement à l’économie, mais à la capacité même de la Russie à mener une guerre prolongée. Parce que sans carburant, les chars ne roulent pas. Sans munitions, les canons se taisent. Sans avions, le ciel ukrainien reste libre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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