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ÉDITORIAL : Quand Medvedev promet la décapitation de Zelensky, l’Europe doit entendre le glas de la barbarie
Crédit: Adobe Stock

La menace comme arme de guerre psychologique

Promettre la décapitation d’un président, ce n’est pas un acte isolé. C’est une stratégie. Une stratégie qui vise à briser le moral ukrainien, à saper la résistance de la population, à semer la panique parmi les alliés de Kiev. Medvedev le sait : les mots ont un pouvoir. Et quand ces mots sont prononcés par un haut responsable russe, ils pèsent comme une sentence. Ils rappellent que la Russie n’a pas seulement des missiles, des chars, des soldats. Elle a aussi des bouchers, prêts à exécuter leurs menaces sans sourciller.

Et puis, il y a cette référence littéraire, cette citation tirée du « Maître et Marguerite » de Mikhaïl Bulgakov : « Annouchka a déjà renversé l’huile ». Une phrase qui, dans le contexte du roman, annonce un désastre inévitable. Medvedev l’utilise comme une métaphore de la chute annoncée de Zelensky. Comme si tout était déjà joué. Comme si l’Ukraine n’avait plus qu’à se soumettre. Comme si la Russie avait déjà gagné.

Je me demande parfois ce que ressentent les Ukrainiens quand ils entendent de telles menaces. Est-ce qu’ils ont encore peur, après quatre ans de guerre ? Est-ce qu’ils tremblent, ou est-ce que la colère a remplacé la peur ? Est-ce qu’ils se disent que, cette fois, c’est la menace de trop ? Ou est-ce qu’ils ont simplement appris à vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes ? Ce qui me terrifie, c’est que nous, Européens, nous avons peut-être appris, nous aussi, à vivre avec ça. À entendre ces menaces et à hausser les épaules. À les ranger dans la case des « déclarations enflammées », des « propos de propagande », des « exagérations ». Comme si promettre la mort d’un président était un détail, une anecdote, un simple élément du paysage géopolitique. Comme si nous avions oublié ce que signifie vraiment la barbarie.

L’escalade verbale, prélude à l’escalade militaire

Les mots de Medvedev ne sont pas anodins. Ils s’inscrivent dans une logique d’escalade. D’abord, ce sont les infrastructures qui sont visées. Puis, ce sont les villes. Ensuite, ce sont les dirigeants. Et après ? Après, ce seront les populations. Après, ce sera l’Europe. Parce que Poutine et ses sbires ne s’arrêteront pas à l’Ukraine. Ils l’ont dit, ils l’ont écrit, ils l’ont répété : leur objectif, c’est de restaurer l’empire, de soumettre l’Europe, de briser l’OTAN. Et chaque menace, chaque provocation, chaque acte de barbarie les rapproche un peu plus de leur but.

Regardez les faits : en janvier 2026, la Russie a intensifié ses frappes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes, plongeant des centaines de milliers de personnes dans le noir et le froid. À Kiev, plus de 600 immeubles étaient privés de chauffage fin janvier. Des familles entières survivent dans des conditions dignes du Moyen Âge, pendant que Medvedev et Poutine jouent aux seigneurs de guerre. Et pendant ce temps, les négociations traînent, les promesses de trêve se heurtent à la réalité du terrain, et l’Europe, elle, tergiverse.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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