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ÉDITORIAL : Starlink, drones et trahison — Quand la technologie devient une arme contre l’Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Les drones russes : des assassins silencieux

Les drones russes ne sont pas nouveaux. Mais avec Starlink, ils sont devenus plus précis, plus mortels, plus impossibles à arrêter. Avant, les Ukrainiens pouvaient brouiller leurs communications. Maintenant, avec Starlink, les drones russes contournent les brouillages. Ils volent plus loin. Ils frappent plus fort. Et ils visent les civils.

Le 30 janvier, un bus. Combien demain ? Un hôpital ? Une école ? Un marché ? Les Russes ne font pas dans la subtilité. Leur stratégie est claire : détruire les lignes logistiques, semer la terreur, briser le moral. Et Starlink, sans le vouloir, leur donne les moyens de leurs ambitions.


Je me souviens d’une conversation avec un soldat ukrainien, il y a deux ans. Il me disait : « Sans Starlink, on est aveugles. Avec Starlink, on voit l’ennemi venir. » Aujourd’hui, je me demande ce qu’il dirait en voyant des drones russes utiliser la même technologie pour le frapper, lui, ses frères d’armes, et des civils sans défense. La technologie ne trahit pas. Mais ceux qui la détournent, si.

L’Ukraine contre-attaque : une course contre la montre

Fedorov n’a pas perdu de temps. Dès que les premiers rapports sont arrivés — des drones russes équipés de Starlink au-dessus de Kharkiv — son équipe a contacté SpaceX. « En quelques heures », a-t-il écrit. Pas en quelques jours. En quelques heures. Parce que dans une guerre, chaque minute compte. Parce que chaque seconde de retard, c’est une vie en danger.

La réponse de SpaceX ? « Proactive », selon Fedorov. Elon Musk a tweeté : « Les mesures que nous avons prises pour empêcher l’usage non autorisé de Starlink par la Russie semblent fonctionner. » Semblent. Le conditionnel est lourd. Parce que dans une guerre, « sembler » ne suffit pas. Il faut des certitudes. Il faut des résultats. Il faut que les drones russes tombent du ciel.

Alors l’Ukraine passe à l’étape supérieure : désactiver tous les terminaux non vérifiés. Un processus « simple, rapide et convivial », promet Fedorov. Mais derrière ces mots, une réalité brutale : des milliers de terminaux vont être coupés. Des soldats, des civils, des hôpitaux, des écoles. Tous ceux qui n’auront pas eu le temps — ou les moyens — de s’enregistrer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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