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ÉDITORIAL : Trump a craché sur nos morts, et le monde entier l’a entendu
Crédit: Adobe Stock

Le silence qui hurle : 10 000 Danois dans les rues de Copenhague

Samedi 31 janvier 2026, 10 000 personnes se sont rassemblées dans le froid glacial de Copenhague pour une marche silencieuse. 10 000. Pas pour crier. Pas pour scander des slogans. Juste pour marcher. Pour se souvenir. Pour dire, sans un mot, ce que Trump avait refusé d’entendre : « Nous étions là. Nous avons combattu. Nous avons saigné. Nous sommes morts. » Parmi eux, Carsten Rasmussen, président de l’Association des vétérans danois, a déclaré : « Ils ont combattu avec les Américains. Ils ont saigné avec les Américains. Et 52 d’entre eux ne sont jamais rentrés. » Cinquante-deux. Dans un pays de 5,4 millions d’habitants, c’est une hécatombe. Une blessure ouverte.

Devant l’ambassade américaine, des drapeaux danois ont été plantés, chacun portant le nom d’un soldat tué. Cinquante-deux drapeaux. Cinquante-deux absences. Cinquante-deux raisons de ne jamais oublier. Et au milieu de ces drapeaux, une minute de silence. Un silence si lourd qu’il en devenait assourdissant. Un silence qui disait tout ce que les mots ne pouvaient pas exprimer : la trahison, l’indignation, la douleur.


J’ai vu les images de cette marche. Des milliers de personnes, immobiles, dans le froid, sous un ciel gris. Pas de banderoles. Pas de cris. Juste des visages fermés, des regards droits, des mains serrées. Et ces drapeaux, alignés comme des tombes. J’ai pensé à Andy Reid, ce soldat britannique qui a perdu ses deux jambes et un bras en marchant sur un engin explosif en 2006. Il a dit : « Si les Américains étaient sur la ligne de front et que j’étais à côté d’eux, alors clairement, j’y étais aussi. » Comment peut-on nier ça ? Comment peut-on regarder ces drapeaux, ces noms, ces visages, et dire : « Non, vous n’étiez pas vraiment là » ? Trump a parlé de « quelques troupes » envoyées « un peu en arrière ». Mais 457 cercueils britanniques, 158 canadiens, 44 danois, ce n’est pas « quelques » quoi que ce soit. C’est une armée de fantômes qui nous regarde, et qui nous demande : « Alors ? Vous allez laisser passer ça ? »

Les réactions en chaîne : quand les dirigeants du monde s’élèvent

La colère n’a pas tardé à monter. Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a qualifié les propos de Trump d’« insultants » et d’« franchement répugnants ». « Je ne suis pas surpris que ces remarques aient causé une telle douleur aux proches de ceux qui ont été tués ou blessés, » a-t-il déclaré, la voix vibrante d’une rage contenue. Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, a exprimé son « étonnement » face à des propos « inacceptables », rappelant que 53 soldats italiens avaient perdu la vie en Afghanistan. « Des déclarations qui minimisent la contribution des pays de l’OTAN en Afghanistan sont inacceptables, surtout lorsqu’elles viennent d’une nation alliée, » a-t-elle tonné.

Emmanuel Macron n’a même pas daigné répondre. Son bureau a simplement déclaré : « Ces commentaires inacceptables ne méritent pas de réponse. » À la place, le président français a choisi d’honorer les 90 soldats français tombés en Afghanistan, en déposant une gerbe au monument aux morts de Paris. « Nous n’acceptons pas que leur mémoire soit insultée, » a déclaré Alice Rufo, ministre déléguée auprès du ministère des Armées. « À un tel moment, il est symboliquement important d’être là pour leurs familles, pour leur mémoire, et de rappeler à tous le sacrifice qu’ils ont fait sur la ligne de front. »

Même Nigel Farage, l’allié historique de Trump au Royaume-Uni, a rompu le silence. « Ces commentaires sont un non-sens complet, » a-t-il déclaré, visiblement choqué. « Ils pourraient affaiblir l’alliance de l’OTAN. » Quand même Farage — l’homme qui a passé des années à défendre Trump — dit « stop », c’est que la ligne a été franchie. Bien au-delà du tolérable.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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