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ÉDITORIAL : Zelensky face à Poutine — Quand la paix se négocie entre bombes et silences
Crédit: Adobe Stock

La question de la sécurité : une farce macabre

Youri Ouchakov, conseiller du Kremlin, a promis que la sécurité de Zelensky serait garantie. Des conditions de travail nécessaires seraient fournies. Ces assurances, prononcées avec le ton mesuré de la diplomatie russe, sonnent creux. Dan Hoffman, ancien chef de station de la CIA à Moscou, l’a dit sans détour : il n’y a aucune raison pour que Zelensky se rende à Moscou. Poutine a envahi l’Ukraine. Faire confiance aux garanties de sécurité offertes par celui-là même qui cherche à renverser votre gouvernement relève au mieux de la naïveté, au pire de l’inconscience (Dose Quotidienne, 29 janvier 2026).

Zelensky lui-même a répondu à des invitations similaires par le passé avec une pointe d’ironie mordante : Poutine peut venir à Kyiv. Je ne peux pas aller à Moscou alors que mon pays est sous les missiles, sous les attaques, chaque jour. Je ne peux pas me rendre dans la capitale de ce terroriste. Ces mots, prononcés en septembre 2025, restent d’une actualité brûlante. Le président ukrainien a suggéré que l’invitation à Moscou visait précisément à éviter toute rencontre. Si tu veux que la réunion n’ait pas lieu, tu m’invites à Moscou. La manœuvre est transparente. Et pourtant, le Kremlin continue de la présenter comme une preuve de bonne volonté.


Je me souviens d’une interview de Zelensky en 2023, où il disait : « La diplomatie, c’est bien. Mais quand on vous invite à discuter pendant qu’on vous bombarde, c’est du sadisme. » Aujourd’hui, cette phrase résonne comme une prophétie. Poutine ne veut pas de paix. Il veut une reddition. Il veut que Zelensky vienne à Moscou, non pour négocier, mais pour capituler. Et le pire, c’est que le monde regarde cette mascarade en silence. Comme si on pouvait discuter avec un pyromane pendant qu’il allume le feu.

Le piège symbolique de la soumission

Au-delà des considérations sécuritaires, se rendre à Moscou comporterait une dimension symbolique dévastatrice pour l’Ukraine. Petr Kolchin, analyste militaire, l’a souligné : l’arrivée de Zelensky à Moscou signifierait reconnaître sa propre défaite. Kyiv refuse d’accepter la réalité, continue de présenter l’Ukraine comme forte et puissante jusqu’au bout. Mais ces illusions contredisent de plus en plus la réalité et compromettent la capacité du pays à parvenir à un règlement diplomatique.

Sept nations se sont portées volontaires pour accueillir des pourparlers de paix : l’Autriche, le Vatican, la Suisse, la Turquie et trois États du Golfe. Sybiha a qualifié ces offres de propositions sérieuses, rappelant que Zelensky est prêt à rencontrer Poutine à tout moment dans n’importe quel format. Mais pas à Moscou. Jamais à Moscou. Cette ligne rouge n’est pas de l’obstination. C’est la préservation d’une dignité nationale qui a déjà été piétinée par quatre années d’invasion brutale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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