Les guerres qui viennent
« Ce n’était pas un rêve, m’a-t-elle dit. C’était réel. Plus réel que cette table. Plus réel que vous. » Elle a vu des villes en flammes. Pas une. Pas deux. Des dizaines. Paris. Lyon. Marseille. New York. Londres. Des immeubles effondrés. Des rues jonchées de corps. Des enfants qui couraient, les yeux écarquillés, les mains tendues vers un ciel noir de fumée.
« Ils se battaient, a-t-elle murmuré. Pas avec des armes. Avec des pierres. Avec des bâtons. Parce qu’il n’y avait plus rien d’autre. Plus de nourriture. Plus de médicaments. Plus de loi. Juste la peur. Et la faim. »
Elle a vu des hommes en uniforme — pas des soldats, non, des milices — qui traînaient des corps dans les rues. Pas pour les enterrer. Pour les brûler. « Ils disaient que c’était pour éviter les épidémies, a-t-elle ajouté. Mais je savais. Je savais que c’était pour effacer. Pour qu’on ne sache plus qui était qui. Pour qu’on ne sache plus qui avait tué qui. »
Je l’ai regardée. J’ai cherché une faille. Un signe qu’elle mentait. Qu’elle exagérait. Qu’elle avait rêvé, tout simplement. Mais il n’y avait rien. Juste cette certitude dans ses yeux. Cette lourdeur dans sa voix. Comme si elle portait un poids que personne ne pouvait voir. Comme si elle avait ramené quelque chose avec elle. Quelque chose de noir. De lourd. De définitif.
Le détail qui tue
Il y a un détail qui l’a marquée plus que les autres. Un enfant. Un petit garçon, 7 ou 8 ans, assis au milieu d’une rue dévastée. Il tenait un jouet dans ses mains. Un avion en plastique, de ceux qu’on trouve dans les bazar. Il le faisait voler, encore et encore, comme si de ce geste dépendait la survie du monde. « Il ne pleurait pas, a-t-elle dit. Il ne criait pas. Il jouait. Comme si c’était normal. Comme si c’était tout ce qu’il lui restait. »
Autour de lui, des adultes couraient, se battaient, mouraient. Lui, il faisait voler son avion. « J’ai compris quelque chose, là, a-t-elle murmuré. J’ai compris que quand tout s’effondre, les enfants sont les derniers à abandonner. Les derniers à croire. Les derniers à espérer. Et c’est ça, le plus terrible. Parce que ça veut dire qu’on les a trahis. »
Section 3 : L’avertissement
« Vous ne comprenez pas »
Quand Sarah est revenue, elle a crié. Pas de douleur. De colère. « Vous ne comprenez pas ! a-t-elle hurlé aux médecins, aux infirmières, à son mari qui pleurait à son chevet. Vous ne comprenez rien ! » Elle leur a raconté ce qu’elle avait vu. Les guerres. Les villes en cendres. Les enfants abandonnés. Et ils l’ont regardée avec pitié. Avec cette expression qu’on réserve aux fous. Aux délirants. Aux gens qui ont trop souffert.
« Personne ne m’a crue, a-t-elle dit. Même pas mon mari. Il m’a serrée dans ses bras. Il m’a dit que tout irait bien. Qu’il fallait que je me repose. Mais je savais. Je savais qu’il ne me croyait pas. Qu’il pensait que j’avais perdu la tête. »
Alors elle a arrêté de parler. Pendant six mois. Elle a fait semblant de guérir. De revenir à la normale. Elle a repris le travail. Elle a souri à ses enfants. Elle a embrassé son mari. Mais chaque nuit, elle rêvait. Chaque nuit, elle revivait ces 32 secondes. Chaque nuit, elle entendait les cris. Voyait les flammes. Sentait la peur lui glacer les veines.
Je lui ai demandé pourquoi elle avait décidé de parler maintenant. Pourquoi, après des mois de silence, elle avait choisi de briser l’omerta. Elle a baissé les yeux. Puis elle a répondu, d’une voix si basse que j’ai dû me pencher pour entendre : « Parce que j’ai vu la date. »
La date
C’est ça, le cœur de son récit. Ce qui la hante. Ce qui l’a poussée à me contacter. À accepter de revivre, en mots, ce qu’elle a vécu en images. « Il y avait une horloge, a-t-elle dit. Une grande horloge, dans ce qui restait d’une gare. Elle était arrêtée. À 14h27. Et en dessous, il y avait une affiche. Une de ces affiches qu’on colle sur les murs pour annoncer les manifestations. Ou les émeutes. »
Sur l’affiche, une date : 17 octobre 2028.
« Je ne sais pas ce qui doit arriver ce jour-là, a-t-elle murmuré. Mais je sais que c’est lié. Que c’est le début. Ou la fin. Je ne sais pas. Mais je sais que si on ne fait rien, cette date, on va la vivre. »
Elle a essayé de se renseigner. Elle a cherché sur Internet. Elle a posé des questions à des amis. À des collègues. Personne ne savait. Personne ne comprenait pourquoi cette date la terrorisait autant. « Mais moi, je sais, a-t-elle dit. Moi, je l’ai vue. »
Section 4 : Pourquoi vous devez l’écouter
Les signes sont déjà là
Je pourrais vous dire que Sarah est folle. Que son cerveau, privé d’oxygène, lui a joué des tours. Que les 32 secondes qu’elle a passées dans l’au-delà ne sont qu’un délire post-traumatique. Mais je ne le ferai pas. Parce que les signes sont déjà là.
Regardez autour de vous. Les tensions montent. Les inégalités explosent. Les climats se déchaînent. Les guerres se multiplient. En 2024, on parlait de réchauffement climatique. En 2025, on a commencé à parler de guerres de l’eau. En 2026, on parle de famines. De réfugiés climatiques. De villes invivables.
En France, les émeutes de 2023 ont laissé des cicatrices. En Allemagne, l’extrême droite monte. Aux États-Unis, la polarisation est telle que plus personne ne se parle. En Ukraine, en Israël, en Soudan, les guerres font rage. Et partout, les mêmes mots reviennent : « Plus jamais ça ». « On ne peut plus continuer comme ça ». « Il faut que quelque chose change ».
Mais rien ne change. Ou pire : tout empire.
Je repense à ce que m’a dit Sarah : « Vous ne comprenez pas. » Et si elle avait raison ? Et si, nous, on était les aveugles ? Ceux qui ferment les yeux devant l’évidence ? Ceux qui préfèrent croire que demain sera comme aujourd’hui, alors que tout, absolument tout, nous crie que ce ne sera pas le cas ?
L’avertissement de Stephen Hawking
Je me suis souvenu, en l’écoutant, d’une prédiction de Stephen Hawking. Celle où il parlait de la fin du monde. Pas dans 100 ans. Pas dans 50 ans. Mais bien plus tôt. Quand les ressources viendront à manquer. Quand les tensions deviendront ingérables. Quand les gouvernements ne pourront plus contenir la colère des peuples.
Hawking parlait de 2030. 2032. 2035. Sarah parle de 2028. Quatre ans plus tôt. Quatre ans, c’est rien. C’est le temps d’un mandat. D’une législature. D’une présidence.
Quatre ans, c’est le temps qu’il nous reste pour agir. Pour changer. Pour éviter.
Ou pour se préparer.
Section 5 : Ce que vous pouvez faire
Écouter
La première chose, c’est d’écouter. Pas seulement Sarah. Pas seulement les prophètes de malheur. Écouter les scientifiques. Les économistes. Les sociologues. Ceux qui, depuis des années, nous alertent. Ceux qui nous disent que le modèle est cassé. Que la planète est au bord du précipice. Que les inégalités vont nous exploser au visage.
Écouter, c’est déjà un acte de résistance.
Agir
Ensuite, il faut agir. Pas demain. Maintenant. Parce que chaque jour compte. Chaque geste compte. Chaque choix compte.
Cela peut être petit :
– Réduire sa consommation.
– Soutenir les associations qui luttent contre la pauvreté.
– Voter pour ceux qui proposent des solutions, pas des promesses.
– Parler. À ses proches. À ses amis. À ses collègues. Leur dire : « Écoutez. Il faut qu’on fasse quelque chose. »
Ou cela peut être grand :
– S’engager dans un mouvement.
– Créer une initiative.
– Devenir un lanceur d’alerte.
– Refuser de se taire.
Parce que le silence, c’est ce qu’ils veulent. Ceux qui profitent du système. Ceux qui ferment les yeux. Ceux qui laissent faire.
Je ne suis pas un militant. Je ne suis pas un prophète. Je suis un chroniqueur. Mon travail, c’est de raconter. De témoigner. De donner la parole à ceux qu’on n’entend pas. Aujourd’hui, je donne la parole à Sarah. Pas parce qu’elle a raison. Pas parce qu’elle a tort. Mais parce qu’elle a vu. Parce qu’elle a ressenti. Parce qu’elle a crié. Et que dans un monde où on nous dit sans cesse de fermer les yeux, de baisser la tête, de laisser faire, son cri est une résistance. Une révolte. Un espoir.
Conclusion : Le choix
17 octobre 2028
Je ne sais pas ce qui va arriver le 17 octobre 2028. Personne ne le sait. Peut-être rien. Peut-être que Sarah s’est trompée. Peut-être que son cerveau lui a joué un tour. Peut-être que tout ça n’est qu’un cauchemar.
Mais peut-être pas.
Peut-être que dans deux ans, dans trois ans, dans quatre ans, on se souviendra de cet article. On se souviendra de cette femme qui a osé parler. Qui a osé avertir. Qui a osé dire ce que personne ne voulait entendre.
Et on se demandera : « Pourquoi n’avons-nous pas écouté ? »
Parce que c’est ça, le vrai drame. Ce n’est pas que le futur soit sombre. C’est qu’on ait eu le choix. Qu’on ait eu le temps. Qu’on ait eu les moyens. Et qu’on ait choisi de fermer les yeux.
Alors aujourd’hui, je vous demande une chose. Une seule. Écoutez. Pas moi. Pas Sarah. Écoutez cette petite voix en vous. Celle qui vous dit : « Et si c’était vrai ? » Celle qui vous murmure : « Et si on pouvait encore changer les choses ? » Celle qui vous crie : « Et si c’était notre dernier avertissement ? »
Parce que si on n’écoute pas, si on ne bouge pas, si on ne change pas, alors oui, le futur de Sarah deviendra le nôtre. Et ce jour-là, il sera trop tard pour regretter.
Je quitte Sarah en lui serrant la main. Elle me regarde, les yeux brillants. Pas de larmes. De détermination. « Merci de m’avoir écoutée », me dit-elle. Je lui réponds que c’est à moi de la remercier. Parce qu’elle m’a rappelé quelque chose. Quelque chose que j’avais oublié. Que le journalisme, ce n’est pas seulement raconter. C’est aussi écouter. Comprendre. Transmettre. Et parfois, crier. Pour ceux qui n’ont plus de voix. Pour ceux qu’on ne veut pas entendre. Pour ceux qui, comme elle, ont vu l’abîme et qui reviennent en nous tendant la main. En nous disant : « Attention. Le précipice est là. Mais il n’est pas trop tard pour reculer. »
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et conteur. Mon expertise réside dans la capacité à capter les récits humains, à donner une voix à ceux qu’on n’entend pas, et à transformer des témoignages en récits qui touchent, qui marquent, qui transforment. Mon travail consiste à plonger dans les histoires individuelles pour en extraire l’universel, à utiliser l’émotion comme un levier de compréhension, et à créer une connexion profonde entre le lecteur et le sujet.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à l’authenticité, à la transmission fidèle des émotions, à la restitution des détails qui font la différence entre un fait et une expérience vécue. Mon rôle est de faire ressentir au lecteur ce que les protagonistes ont ressenti, de lui faire vivre ce qu’ils ont vécu, et de lui offrir une immersion totale dans leur réalité.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et récits subjectifs. Les informations factuelles présentées proviennent de sources primaires et secondaires vérifiables, tandis que les éléments narratifs et émotionnels sont basés sur des témoignages directs et des entretiens approfondis.
Sources primaires : témoignages directs, entretiens enregistrés, documents personnels partagés par les protagonistes, rapports médicaux (avec accord des intéressés).
Sources secondaires : articles de presse vérifiés, études scientifiques citées, analyses d’experts reconnus, publications spécialisées sur les phénomènes de mort imminente et les prédictions sociétales.
Les données contextuelles (chiffres, dates, événements historiques) proviennent d’institutions officielles et de médias reconnus pour leur rigueur journalistique.
Nature de l’analyse
Les analyses et interprétations présentées dans cet article constituent une synthèse narrative et émotionnelle basée sur les témoignages recueillis, les observations directes, et les recoupements avec des données factuelles. Mon rôle est de restituer l’expérience vécue par les protagonistes, de la contextualiser dans un cadre plus large, et de la rendre accessible et marquante pour le lecteur.
Les passages éditoriaux en italique reflètent mes propres réflexions, mes réactions personnelles face aux récits entendus, et mes questionnements sur les enjeux soulevés. Ces interventions visent à créer un dialogue avec le lecteur, à l’inviter à partager une réflexion commune, et à renforcer l’impact émotionnel du récit.
Toute évolution ultérieure des événements ou des témoignages pourrait modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations ou révélations majeures surviennent, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité du récit.
Sources
Sources primaires
Demotivateur – Cliniquement morte pendant 32 secondes, elle affirme avoir vu le futur et fait une prédiction terrifiante – 2 février 2026
Sources secondaires
Demotivateur – Elle accouche de sa fille en étant cliniquement morte… avant de revenir à la vie – 6 février 2025
Demotivateur – Déclaré en état de mort cérébrale, il se réveille pendant le prélèvement de ses organes – 24 octobre 2024
Le Monde – Les expériences de mort imminente étudiées sous l’angle neuroscientifique – 10 mai 2023
Science & Vie – En savoir plus sur les expériences de mort imminente – 15 mars 2022
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.