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CHRONIQUE : 32 secondes dans l’au-delà — le récit qui va vous glacer le sang
Crédit: Adobe Stock

Les guerres qui viennent

« Ce n’était pas un rêve, m’a-t-elle dit. C’était réel. Plus réel que cette table. Plus réel que vous. » Elle a vu des villes en flammes. Pas une. Pas deux. Des dizaines. Paris. Lyon. Marseille. New York. Londres. Des immeubles effondrés. Des rues jonchées de corps. Des enfants qui couraient, les yeux écarquillés, les mains tendues vers un ciel noir de fumée.

« Ils se battaient, a-t-elle murmuré. Pas avec des armes. Avec des pierres. Avec des bâtons. Parce qu’il n’y avait plus rien d’autre. Plus de nourriture. Plus de médicaments. Plus de loi. Juste la peur. Et la faim. »

Elle a vu des hommes en uniforme — pas des soldats, non, des milices — qui traînaient des corps dans les rues. Pas pour les enterrer. Pour les brûler. « Ils disaient que c’était pour éviter les épidémies, a-t-elle ajouté. Mais je savais. Je savais que c’était pour effacer. Pour qu’on ne sache plus qui était qui. Pour qu’on ne sache plus qui avait tué qui. »

Je l’ai regardée. J’ai cherché une faille. Un signe qu’elle mentait. Qu’elle exagérait. Qu’elle avait rêvé, tout simplement. Mais il n’y avait rien. Juste cette certitude dans ses yeux. Cette lourdeur dans sa voix. Comme si elle portait un poids que personne ne pouvait voir. Comme si elle avait ramené quelque chose avec elle. Quelque chose de noir. De lourd. De définitif.

Le détail qui tue

Il y a un détail qui l’a marquée plus que les autres. Un enfant. Un petit garçon, 7 ou 8 ans, assis au milieu d’une rue dévastée. Il tenait un jouet dans ses mains. Un avion en plastique, de ceux qu’on trouve dans les bazar. Il le faisait voler, encore et encore, comme si de ce geste dépendait la survie du monde. « Il ne pleurait pas, a-t-elle dit. Il ne criait pas. Il jouait. Comme si c’était normal. Comme si c’était tout ce qu’il lui restait. »

Autour de lui, des adultes couraient, se battaient, mouraient. Lui, il faisait voler son avion. « J’ai compris quelque chose, là, a-t-elle murmuré. J’ai compris que quand tout s’effondre, les enfants sont les derniers à abandonner. Les derniers à croire. Les derniers à espérer. Et c’est ça, le plus terrible. Parce que ça veut dire qu’on les a trahis. »

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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