Skip to content
ANALYSE : 839 milliards de dollars pour la défense, mais à quel prix pour l’Amérique ?
Crédit: Adobe Stock

La course aux armements : une spirale sans fin

839 milliards de dollars. C’est plus que le PIB de la plupart des pays du monde. C’est une somme qui dépasse l’entendement, même pour les économistes les plus aguerris. Mais à quoi servira cet argent ? Officiellement, à moderniser l’arsenal américain, à renforcer la dissuasion face à la Chine et à la Russie, à financer des programmes de recherche et développement pour maintenir la supériorité technologique des États-Unis. Officieusement, c’est aussi une manière de satisfaire les lobbies de la défense, qui voient dans chaque crise une opportunité de gonfler leurs contrats.

Prenons l’exemple du programme F-47, un avion de combat de nouvelle génération. Le Pentagone en réclame des dizaines, à un coût unitaire de plusieurs centaines de millions de dollars. Pourtant, des experts indépendants remettent en cause l’utilité réelle de ces appareils, arguant que les menaces actuelles nécessitent davantage d’investissements dans la cybersécurité et la guerre électronique. Mais peu importe : les contrats sont signés, les commandes passées, et les actionnaires des géants de la défense se frottent les mains.

Je me souviens d’une discussion avec un vétéran de l’US Air Force, il y a quelques années. Il me disait : « On nous vend toujours la prochaine guerre, jamais la paix. » Aujourd’hui, en voyant ces chiffres, je repense à ses mots. 839 milliards, c’est le prix de la peur. La peur de perdre notre suprématie, la peur de l’autre, la peur de l’avenir. Mais à force de nourrir cette peur, on oublie l’essentiel : la sécurité réelle ne vient pas seulement des armes, elle vient de la stabilité sociale, de l’éducation, de la santé. Elle vient de la capacité à construire, pas seulement à détruire. Et ça, aucun budget de défense ne pourra jamais l’acheter.

Les perdants silencieux : l’éducation, la santé, les infrastructures

Pendant que le budget de la défense explose, d’autres secteurs, tout aussi vitaux, sont laissés pour compte. L’éducation, par exemple. Les écoles publiques américaines, déjà sous-financées, voient leurs budgets rognés année après année. Résultat : des classes surchargées, des enseignants sous-payés, et des générations entières d’élèves qui partent avec un handicap face à leurs homologues des pays développés. La santé ? Même son de cloche. Les hôpitaux publics ferment, les déserts médicaux s’étendent, et des millions d’Américains doivent choisir entre payer leurs factures ou leurs médicaments.

Et que dire des infrastructures ? Ponts qui s’effondrent, routes défoncées, réseaux électriques vieillissants… L’Amérique se donne des airs de superpuissance militaire, mais elle ressemble de plus en plus à un géant aux pieds d’argile. Pendant que l’on dépense des milliards pour des avions et des missiles, nos villes se délabrent, nos citoyens souffrent, et notre tissu social se déchire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu